REIMS QI GONG, Ressources Yăng Shēng
  SOMMAIRE  |  COURS  |  STAGES  |  ASPECTS THEORIQUES | 
 |  TAIJI QUAN  | 
Petit glossaire de Yǎng Shēng - Lexique de Qì Gōng - Culture de soi et Exercices spirituels - Dáo Yin



Abduction
En anatomie fonctionnelle l'abduction désigne un mouvement qui consiste à porter, à partir de la posture frontale de base, un segment ou un membre sur le côté vers l’extérieur, c’est-à-dire à l'écarter de l’axe du corps dans le plan frontal. Dans le cas de la main, l'abduction correspond à un mouvement consistant, au niveau du poignet, à éloigner (du côté du pouce) les doigts de l'axe de la main passant par le majeur ; l'abduction de la main est ordinairement limitée à un angle de 20° environ.

Abstraction
Une abstraction correspond à une opération consistant à séparer par la pensée ce qui est donné comme inséparable (comme un) dans la représentation.

Accrétion
Ce mot vient du latin accretio qui signifie augmentation, accroissement. L’accrétion est donc un terme qui se rapporte à l'action de croître. Il s'emploie ordinairement au sens propre en géologie, en astrophysique, en médecine et en météorologie pour caractériser le phénomène de constitution et de croissance graduelle d'une structure, d'un corps ou d'un objet par capture et agglomération de matière. Par extension accrétion désigne un processus d'accumulation, de déposition.

Acédie
Du grec ακηδεια, l'acédie est un mot qu'on peut traduire par burn-out médiéval qui se manifeste, soit par l'incurie, soit par l'hypercurie (empressement également désigné par l'expression génufléxion oblique).

Adduction
En anatomie, l'adduction correspond à un mouvement de rapprochement d'un élément du corps au plan sagittal médian. Au niveau du poignet l'adduction, généralement limitée à 45° environ, a lieu dans le plan frontal du bras du côté de l'auriculaire.

Affect
Le mot affect dérive du mot latin affectus dont Spinoza nous propose la définition suivante : mesure de l'effet sur mon corps d'un ou plusieurs autres corps dans la durée en termes d'augmentation ou de diminution de ma puissance d'exister. En d'autres termes, les affects sont ce qui découle des perceptions et des représentations. Il considère deux types d'affects : les affects qui sont dits actions sont des changements dans cette puissance qui ont leur source (ou leur « cause adéquate ») dans notre nature seule ; les affects qui sont dits passions sont les changements de cette puissance qui viennent de l’extérieur. Noter qu'un affect s'exprime dans la durée puisque les perceptions et les représentations ou idées affectio, ne sont que des coupes temporelles de l'effet considéré sur mon corps, effets instantanés.

Agonistique
Agonistique dérive du grec ancien αγωνιστικος et désigne ce qui concerne ce qui a trait au combat, à la lutte, à la compétition.

Ai          
ài signifie indistinct, vague, flou, confus.
     入室,       位, 周   戶, 肅        聲, 出   聽, 愾            Lĭjì

Ai          
ài signifie amour, affection; aimer; avoir le goût; avoir tendance, être susceptible de.
        國 :  敬   信,  節    人,  使      Lúnyŭ

Ai          
āi signifie lamentation, douleur, peine; être affligé.
                              Zhuāngzĭ
      喜 、 、 悲 之 氣 , 性 也 。 及 其 見 於 外 , 則 物 取 之。  Xìng Zì Mìng Chū

Aiôn - αιων
αιων, aïôn, mot grec qui signifie « durée de vie », « destinée », « âge », « génération », « durée de vie illimitée », « éternité ».

Akasa
Akasa, prononcé aksha, signifie en sanskrit espace ou éther. Les écoles de philosophie indienne astika Nyaya et Vaisheshika établissent l'Akasa comme le cinquième élément constituant la substance physique, lequel est le substrat qui a la qualité du son. Il est insécable, indivisible, éternel, tout pénétrant et imperceptible. Dans l'hindouisme, tout ce qui a forme, tout ce qui est le produit d’une combinaison provient de cet akasha.

Akinduros - ακινδυρος   
ακινδυρος, akinduros, mot grec qui se traduit par sans tristesse, sans chagrin, sans souci.

Alèthéia - αληθεια
αληθεια, alèthéia, terme grec qui se traduit généralement par vérité. Etymologiquement αληθεια est composé à partir du mot lèthe qui signifie l’« oubli » précédé du préfixe «a» qui signifie la négation. αληθεια signifie donc non seulement la vérité au sens de dévoilement, opposée à l’erreur ou au mensonge, mais aussi la réalité, lorsqu'elle s'oppose à une apparence, une illusion ou un faux-semblant.
Pour Heidegger, alètheia signifie non-oubli, non-voilement.
Pour Héraclite, « phusis kruptesthai philei » et met ainsi en perspective...
Pour la pensée confucéenne, ce qui est important c'est Xiào (Confucius, Mencius).

Ambigu
Est ambigu ce que la parole est contrainte de distinguer ce qu'on ne devrait pas distinguer dans la réalité.
L'ambigu reste donc à explorer. Ne pas confondre avec équivoque.

Ame   
L'âme, c’est tout ce qui nous permet de nous émouvoir, de ressentir, de conserver en mémoire inconsciente notre vécu. (F Cheng)
Au moyen-âge, les mouvements de l'âme, motio animi traduisaient les émotions.

Amuïssement
A l'origine, terme de linguistique utilisé en phonétique pour désigner l'atténuation voire, le plus souvent, la disparition complète d'un phonème ou d'une syllabe dans un mot. On parle alors de phonème évanescent (qui s'amoindrit jusqu'à disparaître), en voie d'amuïssement. Par exemple en anglais knife [naïf] « couteau » ou know [nou] « savoir », psychic, « psychique » en français; revenir peut quant à lui être prononcé [revenir] ou [revnir], entrelac prononcé [entrela]...

Ân         
Le mot ān signifie calme, paix; sécurité; poser, calmer, rassurer (cf Dà Xué dìng jìng ān lü)
        Dàxué
        生,  德      Wénzĭ
            陵,  故 也;  長      水,  性 也;  不       然,  命   Liězĭ

Àn         
An signifie presser, appuyer sur; contenir; tenir dans la main;   adv. selon, conformément à. Le mot àn est couramment employé en Tàijí Quán et correspond à un mode d'utilisation de l'énergie visant à repousser par envahissement l'adversaire en lui faisant perdre sa racine.
         敵,  按       Shāngyāngshū
          ?  運       Bā Jì Gē

Àn          
àn signifie obscur, sombre; caché dissimulé.

Anabase
Anabase (fém.) est un mot, tiré du grec αναβασις qui signifie ascension, montée, augmentation [vers un sommet]. Il s'emploie au sens figuré pour désigner ce qui enveloppe un processus d'augmentation, de montée. Dans le contexte (de l'anadése) d'un mouvement ou d'un geste il est utilisé pour décrire et caractériser l'augmentation d'une amplitude (cf koresmos), de la nature intensive d'un paramètre a priori qualitatif interne (musculaire, nerveux,...), associé à l'apprentissage et à la réalisation d'un mouvement, à la base du geste juste (par exemple celui d'enfoncer un clou avec un marteau ou en écriture cursive, les aspects qui sous-tendent la coordination des mouvements nécessaires pour former à la plume le tracé des boucles et des jambages des caractères - pleins et déliés).

Anacrouse
En musique, une anacrouse est un ensemble de notes précédant le premier « temps fort » d'une phrase musicale

Anadése
Anadesis ou anadése (fém.) - αναδεσις - Ce mot enveloppe tout ce qui concerne l'action de lier. L'anadesis recouvre les aspects actifs et dynamiques du processus de relier, de serrer, de l'acte de lier, de tendre, de nouer. En particulier, en écriture cursive, l'anadése concerne la préparation et la manière de tracer un caractère... Dans l'analyse du mouvement et notamment l'étude du passage du mouvement au geste l'anadése décrit de façon détaillée et caractéristique, du point de vue du sujet, la manière de lier les mouvements élémentaires constituant le geste : L'anadèse décrit ainsi le processus de mise en action et de liaison musculaires exercées, les propriétés et détails dynamiques des phases motrices du mouvement,...

Anagogique
Anagogique est un adjectif originellement utilisé en théologie pour désigner quelque chose d'élevé et de difficile à saisir dans les Ecritures : sens anagogique d'un texte. En philosophie le terme anagogie désigne un niveau d'interprétation élevé et peu évident. Leibniz parle ainsi d'induction anagogique lorsqu'il s'agit de remonter à la cause première. L'induction anagogique vise ainsi à essayer de saisir l'essence de choses ou les réalités ultimes.

Analeptique
Analeptique est un adjectif construit sur le latin analepticus qui dérive lui-même directement du grec αναληπτικος. Analeptique signifie dans un premier sens nourrissant, qui donne de la force dans l'organisme. Il s'emploie aussi...

Anamnèse
Une anamnèse correspond à un retour à la mémoire du passé vécu et oublié ou refoulé ; c'est l'exercice d'évocation des antécédents à travers un récit.

Anomie
Anomie, mot signifiant étymologiquement « absence de règles » : pathologie sociale désignant l'état d'une société où les règles sont ou deviennent confuses : lorsque les gens ne savent pas ce qui est permis ou non, ni ce que l'opinion ou l'administration publiques valorisent, de sorte que leur comportement devient erratique et perd son sens. Cette situation induit de l'anxiété chez ceux qui dépendent des normes sociales pour maintenir l'ordre dans leur conscience.

Ao          
āo signifie creux, concave.
      使    處,  無 使    處,  無 使       Chén Yánlín

Aorgique   
Aorgique - Caractère illimité de la nature insaisissable s'opposant à l'organique qui ne peut l'appréhender, mais qui reste nécessaire au travers des exercices spirituels ou de l'art pour comprendre l'indistinct et connaitre ces dimensions cachées à l'humain ordinaire.

Aperception
Aperception est un terme proposé par Leibniz pour distinguer les seules perceptions qui s'accompagnent d'une conscience distincte des perceptions obscures et confuses, les perceptions insensibles ou petites perceptions.
      見 :  時 者,  體 也;  二 者,  盡 也   Mòzĭ
             知,   不   名,   不     Lāozĭ
               Dìngzhōu Wénzĭ
         之,  聖 也;  見   之,  智   Wū Xíng
Certes, nous apercevons des couleurs, des sons, mais nous n'apercevons pas les petites impressions infiniment nombreuses des effets visuels ou auditifs de faible intensité qu'on qualifie ordinairement de bruit, ni les petits mouvements. La perception claire, suivie de mémoire est proprement animale.

Appétition
Principe qui permet le passage d'une perception à une autre, force qui ouvre la possibilité d'un passage d'un état à un autre

Apollinien
Apollinien est un adjectif caratérisant ce qui est propre à Apollon. Apollinien s'oppose au mot dionysiaque : chez Nietzche, apollinien signifie ordonné, mesuré, régulier, serein, maître de soi.

Apeiron - απειρον
Apeiron - απειρον - notion présocratique qui se traduit par indistinct, indéterminé; cause génératrice, indétermination originelle   
Note succincte :Les Grecs ont dans la foulée de Pythagore et Thalès, eu l'idée que le réel est Un de sorte que le Vide, une certaine forme de néant, ne pouvait pas exister (Parménide,...). Disciple de Thalès, Anaximandre de Milet soutient cependant que cette positivité dépourvue de Vide ne constitue pas la totalité du réel et que l'origine est quelque chose d'indéterminé, une indétermination originelle, provenant de l' - apeiron - , d'où surgissent des couples d'indéterminés, des filaments bidimensionnels portés par l'énergie du Vide qui se propagent, forment des tresses puis des pelotes qui vont former une membrane, les atomes, qui forment le monde manifesté.
.
Arétè - αρετη
Arétè - αρετη - signifie vertu en grec et caractérise chez les grecs anciens l'excellence d'une chose ou d'un être vivant. Chez Homère (VIIIème siècle) le mot s'applique avant tout aux héros et aux nobles. Elle désigne leur dextérité, leur force physique et leur courage, mais aussi la fidélité et la loyauté. Le terme s'applique au Vème-IVème siècle aux hommes qui ont développé un vertu intérieure (contrôle de soi, justesse et justice). Or, pour exercer l'arétè dans sa vie, il convient de s'entraîner : l'esprit, le corps et l'âme doivent être développés au travers d'exercices appropriés, des exercices spirituels (lecture, écriture, mémorisation, regard du dessus,...)

Arroyer
Arroyer signifie préparer, apprêter; disposer, mettre en tel ou tel état; arranger, consolider.

Archè - αρχη
Archè est le terme utilisé par les présocratiques pour désigner le principe. Ce terme signigie à la fois commandement et commencement. Il correspond à la nature des choses, leur véritable identité.

Askésis - ασκησις   
L'askésis - ασκησις , mot pouvait être traduit par pratique ou ascèse. Il correspond à la pratique (praxis) d'exercices spirituels de l'ancien christianisme grec (Clément d'Alexandrie) dans la lignée de la tradition philosophique de l'Antiquité (Paul Rabbow), à ne pas confondre avec l'ascétisme.

Atropos - ατροπος   
Du mot τροπη, tropè, atropos signifie donc « qui ne tourne pas ».
Dans la mythologie grecque ancienne, atropos se traduit avantageusement par « qui ne tourne plus », en référence au fuseau tenu par les Moires ne tournait plus quand le fil était coupé. Atropos est le nom de l'une des Moires (les Parques), «  l'Implacable », des divinités du destin. Avec Atropos transparaît symboliquement la notion de rupture dans le processus de propagation, de déroulement du fil du mouvement de la vie.

Ataraxie   
Ataraxie signifie «  absence de trouble  ». La notion d’ataraxie est introduite par Démocrite. L'ataraxie désigne la tranquillité de l’âme ou de l'esprit, la quiétude qui résulte de la modération et de l’équilibre dans sa conduite de la vie et dans l'agir. L’ataraxie constitue le principe de l'harmonie dans le stoïcisme, l’épicurisme et le scepticisme.

Attention
L'attention peut se définir comme la capacité d'appréhension par l'esprit, sous une forme claire et distincte, d'un objet ou d'une séquence de pensées parmi plusieurs autres qui apparaissent, mais seulement confusément, possibles.
Note : Cette définition souligne deux dimensions importantes : les conditions d'accès à la conscience et la sélection qui s'opère dans l'exercice de l'attention.

Aufklärung   
Emmanuel Kant écrit en 1784 : « L’Aufklärung, c’est la sortie de l’homme hors de l’état de minorité dont il est lui-même responsable. L’état de minorité est l’incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. On est soi-même responsable de cet état de minorité quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre. Sapere aude ! [Ose savoir !] Aie le courage de te servir de ton propre entendement! Voilà la devise de l’Aufklärung.»

Aufhebung   
Difficile à traduire le verbe aufheben peut être rendu par ramasser, lever, élever, abolir, supprimer. Aufhebung caractérise en premier lieu le processus de « dépassement » d'une contradiction dialectique où les éléments opposés sont à la fois affirmés et éliminés et ainsi maintenus, non hypostasiés, dans une synthèse conciliatrice.
Par aufheben Hegel entend la même chose que par hinwegräumen (abroger), negieren (nier), ...en conséquence, par exemple, qu'une loi, une disposition, etc., sont aufgehoben (abrogées). Par ailleurs, Hegel entend par aufheben la même chose que aufbewahren (conserver). Chez Hegel aufheben peut se traduire par relever, au sens de « mettre en haut », « faire gagner le haut » ; par lever, au sens où l’on dit « lever la séance » ; et aussi élever, au sens d’ « élever le débat ».
Chez Freud Aufhebung signifie suppression...

Autotélique
Adjectif dérivé du mot grec τελος signifiant but, fin. Il caractérise les expériences et les activités qui constituent une fin en soi en dépit des efforts parfois considérables mis en oeuvre (dance, peinture, escalade, recherche, surf, navigation, lutte héroïque,...) et qui permettent à l'individu qui s'y adonne, de réaliser de l'ordre dans sa conscience et de vivre une expérience positive intense. C'est dans les activités autotéliques qu'on peut réaliser des « expériences optimales ».

Auxèse
Auxèse ou auxesis, mot tiré du grec αυξανομαι qui signifie rendre considérable, gonfler, augmenter, intensifier. L'auxèse enveloppe en premier lieu le phénomène fondamental qui intervient dans la croissance du végétal correspondant à l'augmentation du volume cellulaire. Par extension l'auxèse désigne la mise en place d'un processus de croissance ou d'intensification.

Bā Duan Jin
Le Bā Duan Jin également désigné Huit Pièces de brocart ou Huit Pièces de Soie est considéré comme figurant parmi les classiques traditionnels de Qì Gōng. Cette forme datant probablement des époques Sui (581-618) et Tang (618-907) et aurait été transmise directement de génération en génération jusqu'à la fin du XXème siècle. On retrouve cette méthode avec diverses variantes dans la plupart des styles de Qì Gōng aujourd'hui enseignés. Cette forme est également pratiquée dans les écoles de Tai Ji Quán et de Mei Hua Quán. Quant à la forme dite officielle largement diffusée aujourd'hui (depuis 2002 en occident) par la International Health Qigong Association, elle relève purement et simplement de la gymnastique: ce n'est pas du Qì Gōng.

Bái         
Le mot Bái signifie blanc; blancheur; en vain. Ce mot possède en chinois classique la caractéristique d'un verbe. Ainsi, 白馬, Bái Mă, peut être traduit par « être un cheval blanc » :
     曰:  馬 者,  所    也;  白 者, 所               曰:  白      Gŏngsūn Lóng

Bǎi         
Bǎi est un mot dont le sens est sensiblement équivalent à celui de Kǎi à savoir ouvrir; Bāi peut aussi se traduire par diviser. Hé signifie fermer; unir, combiner; équivaloir à.
L'expression 捭阖, Bǎi Hé, se traduit par diviser et unir.
Note : Ne pas confondre , , qui signifie tout avec , , qui signifie fermer; unir, combiner.

       Guĭgŭzĭ

Bĕn        
Bĕn signifie racine, tige; fondation, origine; principal; originaire. 本體, Bĕn Tĭ, désigne ce que les (néo)-confucéens appellent constitution originelle.
      Dà Dài Lĭ Jì
                           Zhōng Yōng

Bēng      
Bēng signifie tendre, bander; bondir, sauter. 紧绷 se traduit par crispé, tendu.

Bēng      
Bēng signifie tendu (comme la corde d'un arc); plein; plénitude.

Bezug     
Le mot Bezug, der Bezug, signifie en allemand rapport. C'est un concept philosophique important et récurrent qu'on retrouve notamment chez Spinoza pour qui le corps est un ensemble de rapport entre des parties extensives, mais aussi en phénoménologie et chez Heidegger. Ce concept transparaît également dans la pensée présocratique à propos des mouvements élémentaires dans le vivant...

           
Bì signifie nécessairement, immanquablement; falloir, devoir; « s’attendre à quelque chose » ce qui, selon Zhāng Zài, constitue le « frein à l’émergence intentionnelle » (Bú Qi Yì) qui fait perdre l'union du cœur avec le Ciel et la Terre.
    必 - wù ji bi fǎn   « Les choses parviennent nécessairement à un retournement »
    子絕四:  毋 意,  毋 ,  毋 固,  毋 我  : Lúnyŭ « Le maître rejetait absolument les pensées spéculatives, la nécessité, l'obstination et l'ego »
       者,   冕      者,  見      作, 過      Lúnyŭ
    合, 正, 宜, 必   Mòzĭ
          者,  必     Guănzĭ

            
Bì signifie obstiné, têtu, borné; entêté, obstiné.
                ,  則     也, ...       臣,  而        Hánfēizĭ

            
Bì signifie couvrir, abriter; dissimuler; et par extension, peut se traduire par illusion.
        : 欲  蔽,  惡  蔽,  始  蔽,  終  蔽,  遠  蔽,  近  蔽,  博  蔽,  淺  蔽,  古  蔽,  今    
    Xúnzĭ

Biàn        
Biàn signifie distinguer, discerner.
      者,  萬  也。格 者,  來 也,  至 者。物   時,  其       焉,  而     者,  是    Li Ao

Biàn        
Biàn signifie discuter, débattre.
       Zhōng Yōng
         稱,  大   言,  大   仁,  大   嗛,  大      Zhuāngzĭ
      Mo Bian Zhu Xu

Biàn        
Biàn signifie changer, devenir. 變通, Biàn Tōng, binôme qu'on peut traduire par flux et persistance.
        者,   調      時,   時   則,   間      Wénzĭ
        形,  萬       Zhāng Zăi

Biān        
Biān signifie côté; bord, marge; limite, frontière;  adv. en même temps, simultanément. 邊際, Biān Jì, désigne les régions frontalières, la frontière.

Biăo-Lĭ  表裡
Biăo signifie extérieur, apparence ou surface; Biăo se traduit aussi par manifester, exprimer. Lĭ signifie intérieur, interne. Biăo-Lĭ se traduit par avers/revers.
       者,  故    府,  與   ,  經   節,  各   實,  其   居,  隨  調   Nèi Jing Sù Wèn
             Sòng Shūmíng

Biè           
Biè signifie courbé vers l'extérieur.

Bié           
Bié signifie autre; différent, distinct; distinguer; adv. ne ... pas.
             Xīn Shù
       別 ? 曰 : 貴   等,  長   差,  貧          Xúnzĭ

Bìng         
Bìng signifie tomber malade, souffrir de maladie;  maladie; faute.
           通,  心         Zhāng Zăi

Bīng         
Bīng désigne en Taiji Quan une conduite, une qualité ou une modalité d'agir qui se traduit ordinairement par parer.
      勁 : 全             Xŭ Xuān Píng

Bìng Qì Pai Făn Fă
Bìng Qì Pai Făn Fă signifie mot à mot maladie Qì éliminer méthode. Ces techniques servent à disperser l'énergie perverse, c'est à dire l'énergie qui n'est pas à sa place et dont la présence durable nest pas souhaitable

            
Bó signifie jaillir; jaillissement; prospère, florissant.
        浡,  沖      Huáinánzĭ

Border
En termes de navigation à voile, le verbe « border » correspond à l'opération consistant à tendre une voile plus près du « bordé » au moyen d'un cordage ou d'une écoute. Par extension border signifie serrer, contraindre, mettre sous tension les éléments structuraux d'une architecture mâtée ou en treillis ou encore un système de tenségrité.

            
Bù signifie pas; étape, pas; état, point. Bù Fá, 步伐, signifie marche, pas. Ma Bù, 馬步, désigne la posture du cavalier. L'expression
摩擦步, Mó Cā Bù, désigne une technique de marche pratiquée en Dacheng Quan caractérisée par le frottement des pieds.
     「 邁    行,  運    ,       綿 綿            Chén Wēimíng

Bú Wéi
Bú Wéi peut se traduire par ne pas s'activer, ne pas être constamment en prise (pour intervenir ou pour agir), ne pas agir avec force. Il signifie aussi exercer, pratiquer le non-agir faisant du même coup référence à une modalité d'agir particulière (différente dans l'école de Confucius ou chez les taoistes).
 不為 - Xún Zĭ « Ce qui se réalise sans agir, ce qui s'obtient sans qu'on le recherche, voilà l'oeuvre du Ciel ».
            知,  不   明,  不      Lāozĭ
        盛, 德     德, 故                Hánfēizĭ

            
Bŭ signifie arrêter, saisir, prendre. 捕獲, Bŭ Huò, signifie saisir, capturer.
       者,  善  息,  口 苦,  嘔 宿 汁,  心   淡,  恐      Líng Shū

Căi Rì Jīng Yuè Huá
Căi Rì Jīng Yuè Huá signifie mot à mot capter soleil essence lune quintessence. Cette technique de Qi Gong vise à capter à heure convenable respectivement l'énergie du soleil et de la lune.

Cái           
Cái désigne les biens que l'on peut posséder.
       者,  以    用,  以    文,  以    異,  以      Xúnzĭ

Cái           
Cái désigne la matière première, les matériaux, le bois brut. Ce mot peut éventuellement aussi signifier qualité, capacité (d'une personne).
          也,  以      焉,  此         Mencius
                     Zhuāngzĭ
       知,  人     也。所   者,  愛  也;  所   者,  知     Huáinánzĭ

Căi           
Căi signifie cueillir; exploiter; recueillir, ramasser.
         

Cáng        
Cáng signifie recel ou recéler; cacher, dissimuler.
        曰: 陰 者,         Nèi Jing Sù Wèn
         心, 心        Guănzĭ
              Xīn Shù
         中,  謂     Nèi Yě
         鏡,  不   迎,  應   ,  故          Huáinánzĭ

Cāo           
Cāo signifie s'exercer à, s'entraîner à; faire; tenir à la main.
            者,  恒    疾.  獨    子,  其    危,  其    深,  故    Mencius
     得道之人,  外化而內不化,  外化所以知人也,  內不化所以全身也,  故內有一定之,  而外能屈伸, 與物推移,  萬舉而不陷   Wénzĭ

Charroi
Charroi provient du latin carrus, char, et signifie à la base transporter à l'aide d'un char, charrier. Charroi désigne au sens propre le fait de voiturer, transporter dans une charrette, charroyer. En tout cas, Charroi évoque l'idée de mouvement, de transport, d'accompagnement, de voiturage vers une destination ou dans une direction commune.

Catachrèse
La catachrèse, du grec καταχρησις qui signifie usage, emploi, correspond à l'usage métaphorique d'un mot pour lui donner de l'extension, afin de désigner quelque chose qui n'a pas encore reçu de nom, une notion ou une nouvelle idée qui apparaît. La catachrèse évite ainsi d'encombrer le langage de mots complétement nouveaux.
Par exemple, on appelle âme la tige métallique progressivement et soigneusement introduite au fer rouge, définitivement mise en place au coeur d'une pièce de bois massive afin d'en augmenter la rigidité et la solidité : manche de pioche ou de pelle, brancards d'attelage.

Chá          
Chá signifie examiner, observer, enquêter, investiguer; remarquer. Jué Chá, 觉察, signifie apercevoir, découvrir.
     意 : 志 也,  從       也,  從      Shuowen jiezi
        者,  不    怪;  喻   者,  不    奇,     者,  不  耀  名;  審   者,  不      Huáinánzĭ
        聚,  新       故;  思   永,  微          Wáng Fūzhī

Cháng      
Cháng se traduit par constant, permanent, immuable; toujours; ordinaire.
           Xúnzĭ
      Dào Dé Jing
               生,  至               Hánfēizĭ

Cháng      
Cháng signifie longueur; de longue durée, à la longue; durable, long.
Noter que Cháng s'écrit comme Zhăng.
        者,  假         用,  而         Zhuangzĭ

Chèn        
Noter d'abord que Chèn s'écrit à la fois comme Chēng, appeler, nommer; peser et comme Chèng, balance. En tant que verbe, Chèn signifie correspondre à, aller bien avec; convenir, s'harmoniser, être conforme à. En tant que nom, il signifie convenance, correspondance. 稱職, Chén Zhí signifie compétent.
       別 ? 曰 : 貴   等,  長   差,  貧          Xúnzĭ

Chéng       
Chéng signifie trajet, parcours; trajectoire; processus, procédure.
       絪, 醞,  知   舍,  故           章,  誠 也。 知    而, 變  禪,  誠     Wáng Fūzhī

Chéng    ou 
Chéng se traduit généralement par authenticité, intégrité ou encore sincérité; créativité; adj. sincère, franc, honnête. Chéng est un concept pivôt de la pensée confucéenne. Chéng a en effet une double dimension : il décrit d'une part un état subjectif (sincérité) et possède d'autre une dimension externe à la fois plus objective et dynamique dont une composante essentielle est la centralité (Zhòng).
  Dàxué 3 Dàxué « Ce qu'il faut entendre par être sincère dans ses intentions, c'est qu'il ne faut pas se tromper soi-même »
         ,  為                             ...   Zhōng Yōng
     聖,        Zhōu Dūnyí
          靜,  是      也。 者,  聖   本,      始,  而      Zhū Xī
                Zhāng Zăi

Chéng     
Chéng signifie soutenir, supporter; prendre charge; continuer, hériter de.
        時,  每     字,  即       合。一           Wŭ Yúxiāng

Chéng      
Chéng signifie réussir, accomplir; devenir; résultat, fruit, effet; capable. 至成, Zhì Chéng, se traduit par perfection suprême.
       Lúnyŭ
       Lāozĭ   « [Le sage] est capable de dénommer sans regarder et accomplit sans agir en force ».
         ,  不   得,  夫        Xúnzĭ
        ,  知   舍,         Wáng Fūzhī

Chēng     
Chēng signifie s'appuyer, soutenir; résister, tenir bien.
        時, 每     字, 即                    Wŭ Yúxiāng

Chí           
Chí est un mot susceptible de s'appliquer à la description et à l'analyse du mouvement. Chí signifie lent, tard, retardé ou en retard.
               退         ...  Xúnzĭ

Chí           
Chí signifie tenir; soutenir, s'en tenir; résister; avoir.
              Xúnzĭ
        之,  不     Lāozĭ
           然,  理  性,  治  術,  養  和,    適,  樂    賤,  安      Huáinánzĭ
 
Chóng      
Chóng signifie répéter, superposer; de nouveau, encore une fois. Ce caractère est également utilisé pour représenter le mot Zhòng qui signifie pesant, lourd; considérable;  n. poids.
              Tàijí Quán Lùn
         ?     衡 ,     細 ,     

Chōng      
Chōng signifie se précipiter sur, charger; se heurter; infuser. 沖動, Chōng Dòng, signifie impulsion, élan.
       Taiji Fă Shuō

Chōng      
Chōng signifie plein, rempli, comblé, saturé; se faire passer pour; servir comme, agir comme; remplir, charger.
     夫志,  氣之帥也;  氣,  體之也.  夫志至焉,  氣次焉.  故曰:  持其志,  無暴其氣   Mencius
         益,  目      Xīn Shù
             怒,  怒   ,  血    激,  氣    怒,  發          Huáinánzĭ

Chôrismos - χωρισμος
Chôrismos - χωρισμος - signifie séparation en grec. Le chôrismos est une notion essentielle non seulement pour caractériser la nature et les caractéristiques de l'accomplissement d'un geste à partir d'un mouvement, mais aussi pour saisir les paramètres de la mise en oeuvre pratique du non-agir. L'importance de cette notion présente chez les Présocratiques est remarquablement exprimée dans l'ensemble des Fragments par Héraclite. Nous considérons plus généralement que la pensée d'Héraclite, plus explicite pour nous, est très proche de celle de Zhuāng Zĭ à propos de l'agir et de la transformation.

Choros - χορος
Mot ambigu signifiant salle de bal ou encore relief ciselé représentant une danse présentant en outre des homonymes (κουρος, κορος).

Chŭ           
Chŭ signifie accumuler, mettre en réserve, stocker.
         也,  無   也,  來   迎,  去      Wénzĭ
,
Chŭ      ou 
Chŭ signifie bien s'entendre, se trouver, être situé.
   est une phrase du Hánfēizĭ qu'on peut rendre par : « Tout est là où il se doit, de haut en bas, le non-agir ».
           隆  下   殺,  而      Xúnzĭ
            Zhū Xī

Chū            
Chū signifie sortir, surgir, paraître; produire; dépasser.
        Zhōng Yōng
    Xìng Zì Mìng Chū
                              Zhuāngzĭ
           者,  不   生,  而      Hanshan Te Tching

Chuán       
Chuán signifie passer, transmettre; propager, répandre, diffuser, disséminer; communiquer; contaminer. 傳播, Chuán Bŏ, signifie propager, répandre, diffuser.
             也。目 者,  心 使    Líng Shū
       者,       藏,  故     滿     Nèi Jing Sù Wèn

Chuàn       
Chuàn signifie enfiler, aller ça et là; grappe, chapelet. 串聯, Chuàn Lián, signifie connexion en série; prendre contact avec. Chuàn Tōng signifie être en complicité, en conspiration, de mèche.
             靈,  尤   ;  氣   盪,  神      Chén Yánlín

Yáo - Shùn
Yáo et Shùn (Chùn) sont des rois mythiques de l'antiquité chinoise, de grands sages notamment omniprésents dans l'arrière plan des traditions confucéennes et mohistes où ils sont tenus pour des modèles de vertu.
        農, 、、禹 、湯,  可        Huáinánzĭ

Cinq éléments - Wǔ Xíng - Cinq mouvements
La théorie des Cinq éléments (Wǔ Xing) correspond à un mode de classement dynamique (selon leur ressemblance, leur résonance, leur caractère analogique, leur proximité,...) des objets et des phénomènes (modalités du Qì). Elle établit des correspondances avec les cinq éléments: le Bois, le Feu, la Terre, le Métal et l'Eau.

Clôthô
Clôthô est une des Moires (Parques), une des trois divinités du Destin. Son nom provient du grec κλωθω qui signifie « filer la laine ». Son rôle consiste à enrouler le fil de la vie autour du fuseau, un exercice répétitif, régulier comme le mouvement des vagues, un rythme...

Conatus
Conatus, terme d'origine latine, qui signifie effort, tendance.
« Chaque chose, autant qu'il est en elle, s'efforce de persévérer dans son être. » Spinoza - Eth.III-6

Concentration
La pratique du Qì Gōng exige de la concentration qui se porte sur certaines parties du corps ou certains points d'acuponcture. La concentration peut changer d'objet par exemple selon de temps de respiration (inspiration vs expiration). A un niveau supérieur, il convient de différencier l'attention constante de la concentration.

Conduite du Qì
La conduite du Qì est un exercice à caractère méditatif. Elle joue un rôle central dans certaines formes de Qì Gōng. Son ductus présente de diverses modalités. Ces aspects sont approfondis au club dans les cours et dans les ateliers spécifiques.

Cóng       
Cóng signifie suivre, obéir à; s'engager dans, se joindre à;  accessoire, secondaire; de, depuis; par; jamais.
     動,  或  也。        者,   戶     Mózĭ
              化,         Nèi Yē
               Zhuāngzĭ
                    Lāozĭ

Conscience
La conscience a pour fonction de produire une représentation de l'information concernant ce qui a lieu à l'extérieur et à l'intérieur de l'organisme, de manière à permettre l'évaluation et à préparer l'action. Vis à vis de toutes les sensations, perceptions, idées et émotions, la conscience agit comme un centre de décision qui évalue les priorités. Sans la conscience, il serait impossible d'avoir la connaissance de ce qui se passe, la réaction se ferait automatiquement. Avec la conscience, l'information sensorielle peut être évaluée et la réaction mise en oeuvre en conséquence.

Conversion
Terme philosophique correspondant à un retournement sur soi, un changement de vues, un renversement de perspective.

Courbure
La courbure est une notion géométrique locale qui donne une mesure de la manière dont un arc géométrique ou une courbe s'écarte localement de sa tangente (ligne droite). Dans le cas d'une courbe plane la courbure est associée aux notions de centre de courbure correspondant au centre du cercle tangent et de rayon de courbure qui en fournit une forme algébrique. Cette notion se généralise dans l'espace orienté et s'applique dans l'analyse dynamique du mouvement et du geste.

Cuì        
Cuì signifie pur. 精粹, Jīng Cuì, désigne l'essence.
            中,  即       Wénzĭ

Cŭn        
Cŭn signifie réfléchir, délibérer; nourrir; conjecturer.

Cún       
Cún signifie conserver, mettre en réserve, préserver; nourrir; exister.
       心,  養  性,  所     。殀   貳,  修    之,  所      Mencius
     惟 元 氣    Qū Yuán
          ,   達       Guĭgŭzĭ
Selon Zhu Xi, l'expression Cún Xīn de Mencius correspond à l'expression rendre authentique son intention du Dàxué.

Dachang
Dachang ou Ta Tchang désigne le gros intestin.
     大 腸 主 傳 化 糟 粕

Da Cheng Quán
Art martial s'appuyant sur l'approche du Xing Yi Quán, du Bā Guà Zhǎng et le Qì Gōng fondé par Wang Xiang Zhai dans les années quarante. Le Da Cheng Quán, la boxe du grand accomplissement est certes une boxe (Quán Shù), mais fait aussi partie de Yǎng Shēng Shù. Il peut se définir comme l'art de prendre appui. Les techniques de l'arbre (Zhan Zhuǎng) constituent la base du Da Cheng. L'esprit (Shén) et la pensée () y jouent un rôle prépondérant. Le Da Cheng Quán se caractérise par le travail pour redécouvrir et développer les fonctions instinctives d'autodéfense et d'attaque.

          
Dá signifie atteindre, arriver; exprimer, réussir.
           Guĭgŭzĭ  
           者,  恒    疾.  獨    子,  其    危,  其    深,  故    Mencius
           Qióng Dá Yĭ Shí
       者,  正  膽,  遺  目,  心    內;  通    一,  居    為,  行    之, ...   Huáinánzĭ

Dài         
Dài signifie attendre; recevoir, accueillir; traiter quelqu'un; attendre.  期待, Qī Dài se traduit par espérer, attendre qqch de qqn.
L'expression 隂陽相待, Yīn Yáng Xiāng Dài désigne l'interdépendance du Yin et du Yang.
              者,        ?     ?  正       Zhuāngzĭ
         規,  物    慮,  卒     至,  故          Huáinánzĭ
       

Dān Tiān
Le terme Dān Tián fait généralement référence au Dān Tiān inférieur situé environ 3 cm en-dessous du nombril.
             ...          Sòng Shūmíng

Dàng         
Dàng signifie attendre, retarder, différer, traîner, remettre à plus tard.

Dàng      
Dàng signifie se balancer, osciller; flâner, errer; nettoyer, balayer, essuyer. Băi Dàng, 擺盪, signifie osciller, faire des oscillations.
             靈,  尤   串;  氣   ,  神   ;    使    處,  無 使    處,  無 使       Chén Yánlín
           ,         斤,  開        Sòng Shūmíng

Dāng       
Dāng signifie égal, convenable, juste.  adv. en présence de; quand, au moment où, pendant que;  v. porter, accepter; être, travailler; prendre la responsabilité; devoir, falloir; croire, considérer comme, prendre pour.
          久, 或  久,  始     Mòzĭ
        也,  無  朝,  其         Zhuāngzĭ
          室,    無,  有     Lāozĭ

Dào         
Le mot Dào (ou Tao) est avant tout un nom commun qui signifie «route», «chemin», «voie» et, par extension, «méthode», «technique», «manière de procéder», «usage», «Principe» . Dào signifie aussi, «voix» en rapport avec le dire, l'énonciation. Dào signifie ainsi voie de la vie en même temps qu’une manière de s’imprégner de la parole.
Retenons également dans Dào la notion d'évolution, de viabilité, de cheminement ou de procès, d'où est absente la notion de but.
    « Le Dao (Voie), c'est Dao (guide, guider). Il guide les hommes au Wú Wéi » - Meou Tseu
     道, 天, 地, 將, 法. 道 者,  令      也,  可   死,  可   生,  而    Sūnzĭ
             Xīn Shù
                Guĭgŭzĭ
Notons ainsi la caractérisation du Dào proposée par Wáng Fūzhī, « Ce qui est incorporel est ce qu'on appelle le Dào » - Du Sishudaquan Shuo , "
la voie cosmique qui engendre les lois de la nature" et les traductions de J-F Billeter : « fonctionnement des choses » et de J. Gernet : « mouvementation ».
           也,  進      Zhuāngzĭ
           事,  因   命,  與     Hánfēizĭ
Le Dào est une notion centrale présente dans les grandes traditions de pensée chinoises préimpériales. Dào évoque l'image d'un chemin naturel que parcourent les êtres en harmonie. Il désigne le principe fondamental qui se trouve à l’origine des choses, le cours des choses, le mode d'action, la mouvementation propre aux choses. Moins centrale pour les confucéens, la notion de Dào est focalisée sur les niveaux personnel, social et politique.

Dào Jiǎ
Dào Jiǎ désigne au départ la voie du Dào au sens large (soulignant la présence d'une filiation, d'une école et comprend l'ensemble des pratiques afférentes (Dáoyin, pratiques magico-religieuses servant à nourrir les souffles,...).
Le terme Dào Jiǎ a également un sens beaucoup plus restreint et désigne les écoles taoïstes fondées sur les pensées du Zhuāngzĭ et du Lāozĭ. Par extension, Dào Jia peut désigner le taoïsme dont l'identification formelle (comme tel) en tant qu'enseignement ancestral et pratique à caractère philosophique date seulement du 1er siècle avant J.-C.

Dào Jiāo
Dào Jiāo désigne au sens large les enseignements ancestraux du Dào, la voie de la Tradition. Dans un sens plus étroit, Dào Jiāo fait spécifiquement référence à l'école confucéenne et à la pensée confucianiste.

Dào Lu
Dào Lu désigne la voie spirituelle suivie par les chamans de la Chine ancienne, le chemin menant fermement à la racine des choses.

Dào         
Dáo signifie marcher en arrière; tomber, s'effondrer; renverser; verser, jeter;  adv. à l'envers, en ordre inverse; après tout. 倒计时, Dáo Jì Shí signifie compte à rebours.
          « Repousser le singe »

Dào         
Dào signifie arriver, parvenir, atteindre; aller à.
              Sòng Shūmíng

Dáo         
Dáo dignifie diriger, conduire, orienter.
        林,  險 阻, 沮    者,  不   軍,  不    者,  不       Sūnzĭ

Dáo Yĭn
Le terme Dáo Yĭn désigne essentiellement une pratique corporelle issue d'une école de pensée, d'un enseignement ancestral.
     Bàopŭzĭ
Cependant le terme est plutôt ambigu car il recouvre plusieurs sens différents. Fondamentalement, ce terme ancien était utilisé pour décrire des pratiques traditionnelles non épurées adossées sur d'autres pratiques à caractère chamanique ou bien à portée philosophique (voie de la sagesse, rite, développement de l'intuition fondamentale, perfectionnement de soi) ou artistique (musique, chant, arts du pinceau, poésie, arts martiaux, rituel,...). Le Zhuāngzĭ mentionne ce terme dans le sens de technique corporelle favorable à la préservation de la santé. Au début des années 50, les Chinois d'aujourd'hui ont simplifié certains exercices (qu'ils ont rendu compatibles avec l'idéologie, puis orienté vers une pratique à caractère sportif - 2002 -. Dès 1949 ces pratiques à forte vocation hygiéniste ont été dénommées Qì Gōng.
Pour nous, le terme Dáoyin a un sens plus large : il désigne certes une praxis, des exercices corporels intentionnels, des formes de Qì Gōng, mais est par ailleurs directement en lien avec une éthogie humaine, une Tradition de pensée puissante élaborée dès les IVème et IIIème siècles, Prosaïquement, le terme Dáoyin fait référence à l'ensemble des « procédés de conduite vers la non-conduite ».
Comme mentionné plus haut, le terme Dáoyin est, souvent employé dans un sens étroit, pour désigner des exercices susceptibles d'améliorer la santé dans le traité sur l'origine et les symptômes des maladies datant de 610 ap. J.-C. :
Les mouvements servent à attirer les souffles enfouis, les souffles pathogènes et les souffles malins qui se trouvent dans ce corps, à les suivre, à les attirer et à les faire sortir ; c'est pourquoi on appelle ces exercices Dáoyin « conduire et attirer ».
Une référence au Dáo Yĭn : passage du Zhuāngzĭ: cliquer

Dáoyin Yǎngshēng Gong
Gymnastique dite traditionnelle de santé mais en fait tout à fait moderne, actuellement enseignée dans les universités des sports en Chine, activement promue (à grands frais et avec un certain succès) notamment depuis 2002 dans le monde entier par la Chinese Health Qigong Association comme traditionnelle (Qigong de santé), pour raisons politiques (à date, le plus gros budget du ministère des Sports qui exsude ainsi en occident le discours officiel sur la discipline pour mieux pénétrer des fédérations sportives délégataires soi-disant affinitaires).
Par contraste, pour se dégager du commercial, il convient de se rappeler le commentaire de Han Shan Te tch'ing (fin XVIème siècle): « nourrir la vie (yang sheng) consiste à conserver la nature (sa nature humaine), et non à préserver la forme et la vitalité du corps », et celle que Mérimée portait à l'intérieur de son anneau.

Dasein
Dasein se traduit par « présence », et se distingue de l'« existence ». Pour Heidegger le Dasein est un concept central qui caractérise la manière d'être spécifique de l'être humain, qui n'est pas celle des choses ordinaires. Ainsi, le Dasein correspond à un être paradoxal, dont le propre être importe, qui est en permanence confronté à la possibilité de sa mort dont il a conscience, solitaire, et qui est constamment « au monde », auprès des choses.

         
Etymologiquement, la graphie du mot est édifiante. C'est un syllogigramme composé de deux sous-graphies : celle du Cœur et, au-dessus, celle du chemin, de la direction droite. Le caractère évoque donc la notion de conduite droite. se traduit généralement par vertu ou moralité (Dào Dé Jīng - Le Laozi). Il peut aussi être traduit par pouvoir d'agir, par puissance ou par capacité d'agir ou encore par puissance d'exister. 天得, Tiān Dé, signifie puissance de la nature ou capacité à résonner.
            Zhuāngzĭ
     Hánfēizĭ
La notion de « Dé » décrit souvent dans les textes anciens la puissance efficiente du Dào qui permet aux choses d'être ce qu'elles sont et aux phénomènes de se dérouler. Dé désigne aussi la puissance d'agir de l'homme qui sait percevoir et épouser le mouvement des choses. Dans un sens, pour l'homme, la notion de Dé nous semble proche de celle de virtus chez les Romains.
        Zhuāngzĭ

          
Dé signifie acquérir, gagner; doter; être prêt;  attribut, gain.
     Zhuāngzĭ
      Huáinánzĭ
   ...    也,  而    時 也    Huáinánzĭ

Déterminisme / Indéterminisme
Déterminisme : « Chaque événement impliqué dans un acte est causé par quelque autre événement. »
Indéterminisme : « L'acte, ou quelque événement essentiel à l'acte, n'est pas du tout causé. »

El despejo
El despejo - Concept rationaliste du XVIIème siècle (Balthasar Gracian) : le je-ne-sais-quoi, la désinvolture, l'aisance, la grâce, la désinvolte, ce surplus qu'on ne peut dire par la raison, qui se situe à la périphérie de l'entendement.

Développée
En géométrie plane, la développée d'une courbe est le lieu de ses centres de courbure.

           
Dì est un mot qui désigne la terre, le sol, le terrain; la région, le pays; le lieu, l'endroit; la situation.
      Mencius
  Sūnzĭ

          
Dĭ signifie supporter, soutenir; appuyer, résister à,; compenser; arriver à.
      者, 罅 也; 罅 者,..., 成   也;  巇   朕,  可   塞,...,  可   匿,  可     Guĭgŭzĭ

Diathigè - διαθιγη
διαθιγη - diathigè, mot rare (exprimant le parcours d’un intervalle compris entre deux points, δια) qu'on peut traduire par assemblage, ligature, touche traversante, élan traversant ou toucher traversant (Anaximandre, Démocrite). Le diathigè est une notion relevant des domaines de la sentience et du mouvement, importante pour caractériser et comprendre et mettre en place le geste à partir du mouvement.

Dépression
La dépression mentale ne correspond pas à une classification spécifique en MTC, mais se rattache à différentes maladies traditionnelles parmi lesquelles figurent
  • Yu Zheng : syndrome dépressif,
  • San Bēi : tendance à la tristesse,
  • Zang Zào : hystéro dépression,
  • Bai He Bìng : maladie du bulbe de lys,
  • Mei He Qi ; syndrome du noyau de prune,
  • Dian : psychose dépressive,...
Diastèma - διαστημα
διαστημα, diastèma, en grec, signifie intervalle, espace.

Dìng        
Dìng signifie tranquille, calme; fixe, déterminé; fixer, déterminer;  n. détermination tranquille.
        Dàxué
      勁 : 全    力,  開       Xŭ Xuān Píng
           服,   心  ,   而     Nèi Yě
        察,  不     理;  心   論,  不        Huáinánzĭ

Dòng       
Dòng signifie bouger, se mouvoir; agir, se mettre en action, s'activer; Dòng peut désigner aussi l'acte de bouger, le mouvement, l'activation, le déclenchement, la mise en mouvement.
       者, 物    Xìng Zì Mìng Chū
            Mencius
                   Mencius
      Qióng Dá Yĭ Shí
      Tàijí Quán Xué
Il est intéressant de noter que l'expression Yùn Dòng met en avant le processus dans lequel s'inscrit le mouvement et peut se traduire par envoyer, transporter. L'interprétation de l'expression Zhī Jué Yùn Dòng conventionnellement traduite par mouvement en conscience, qui caractérise la manière juste de pratiquer, prendre évidemment en compte cette observation.
     動 - Zhī Jué Yùn Dòng - 
Commentaires de Yang Banhou - expression à interpréter Taiji Fa Shuo
      Huáinánzĭ

Dǒng       
Dǒng signifie savoir, comprendre. Dǒng s'emploie ausssi dans le sens de percevoir dans l'expression Dǒng Jìn Rán ci-dessous qu'on retrouve fréquemment dans les traités de Tàiji Quán mais qu'on traduit souvent maladroitement par identifier ou comprendre l'énergie (ou les énergies Jìn)
     

            勁,  由          Tàijí Quán Lùn

Ductus
Mot d'origine latine utilisé pour décrire la manière de diriger ou d'orienter un flux, un mouvement ou un courant le long d'une trajectoire ou d'un parcours prescrits. En écriture, le ductus se rapporte à l'ordre et la direction, ainsi qu'à la vitesse, au rythme et à l'inflexion selon lesquels les caractères sont tracés. Plus spécifiquement le ductus se rapporte au plan corporel à tout ce qui, du point de vue interne du sujet en train de l'accomplir, touche la façon d'exercer la conduite du Qì, de la respiration ou encore la conduite du relâchement selon un trajet donné.

            
Dù signifie passer; degré, limite, tolérance, retenue; mesure. 速度, Sù Dù, signifie, vitesse, rythme. L'expression 態度, Tài Dù, signifie attitude, comportement.
              
           界,   則      Xúnzĭ

Duàn       
Duàn signifie couper, casser, rompre, interrompre; renoncer à; décider;  adv. certainement.
        」      氣,  綿 綿  ,  即    ;      ,  彼     入,  其      Tián Zhèn Fēng

Duì     ou
Duì peut signifier répondre; confronter; traiter; s'opposer à; convenir; ajuster, régler; vérifier; adj. correct, juste; complémentaire, opposé; spéc. paire, couple; prép. contre, à, pour, envers. Duì signifie en Taiji Quan signifie connaître le but l'opposant et s'opposer avec le Qi à l'endroit où il veut se rendre.
     折 疊 者,  是 待 的,  有 上 即 有 下,  有 前 即 有 後,  有 左 即 有 右   Hăo Shăoru
     陰 陽

Durée
Temps vécu par la conscience. L'attente peut être considérée comme un paramètre de la durée de Bergson (Jankélévitch).

Energie perverse - Xié Qì
Une énergie perverse (Xié) est une énergie qui n'est pas correcte. Si l'énergie de la personne est forte, l'énergie perverse ne peut pas attaquer l'organisme. Si ce n'est pas le cas, l'énergie perverse qui trouve un terrain affaibli peut attaquer l'organisme. De nombreuses techniques de Qì Gōng servent à disperser l'énergie perverse du corps.

Eidos - ειδος
ειδος signifie forme. Il désigne en particulier la forme du corps, l'air d'une personne ou d'une chose et par extension (Poésie), la personne elle-même. Il désigne aussi la forme, par opposition à la matière ou encore la forme d'une chose dans l'esprit, l'idée (idea et eidos ont la même racine, Luc Brisson). Eidos se traduit aussi par genre, sorte, par suite espèce; méthode, façon; (le)vu, apparition.

Elasticité
L'élasticité correspond au degré de fluidité d'un corps. Vis elastica... Pour Leibniz « un corps a un degré de dureté aussi bien qu'un degré de fluidité, ou qu'il est essentiellement élastique, la force élastique des corps étant l'expression de la force compressive active qui s'exerce sur la matière.» Il rejoint ainsi la pensée d'Héraclite.
En chinois divers mots et expressions traduissent la notion d'élasticité : Zòng, , Tán Lì, 弹力, et Tán Xìng,  .

Eleutheria - ελευθερια
Eleutheria signifie en grec aller où bon nous semble, pouvoir se déplacer, se mouvoir et agir comme on veut, liberté.

Elpis - ελπις
ελπις, elpis, est un terme important de la mythologie grecque qui se traduit par espoir ou par crainte face à une situation ou un événement incertain... Il met en avant la contradiction entre attente et prévision. Il introduit l'idée de hiatus entre l'apparence et la réalité dès le VIIIème siècle av. J-C. On le retrouve notamment dans la jarre confiée par Zeus à Epiméthée qu'ouvre Pandora.

Encorbellement
Au sens usuel le terme d'encorbellement désigne en architecture toute saillie qui porte à faux au nu d'un mur, construite à l'aide de pierres ou de briques posées l'une sur l'autre et, au fur à mesure, plus saillantes les unes que les autres. Cet élément de construction est aussi appelé assise en encorbellement. Le terme d'encorbellement s'emploie également dans l'étude du mouvement pour décrire une manière particulière d'accomplir un geste prenant appui sur un autre geste, par exemple dans un mouvement de déploiement en deux temps.

Endosmose
L'endosmose correspond à un phénomène d'osmose impliquant le passage d'un fluide (solvant) de l'extérieur vers l'intérieur d'un système fermé . Sur le plan physico-chimique, la solution la moins concentrée se trouve à l'extérieur.

Energia - ενεργεια
ενεργεια, energeia, signifie énergie en grec ancien. Pour Aristote, energeia correspond au passage de la potentialité (ce qui est en puissance) à l'action.

Entéléchie - εντελεχεια
Entéléchie, du grec εντελεχεια : énergie agissante et efficace, est un mot qui signifie littéralement : « fait de se tenir dans ses limites » ou « action de veiller à conserver ce qu’on possède ».

Ephexis
Terme grec utilisé par les sceptiques pour désigner la suspension du jugement. Dans l’interprétation, l’ephexis caractérise le contrôle de soi-même par lequel le'interprétateur veille constamment à s’interdire toute déformation de l’objet à interpréter en un sens conforme aux vœux de son cœur, ou à ses habitudes de pensée.
Par philologie, il faut entendre ici, dans un sens très général, l’art de bien lire, – de savoir déchiffrer des faits sans les fausser par son interprétation, sans, par exigence de comprendre à tout prix, perdre toute prudence, toute patience, toute finesse. La philologie conçue comme ephexis dans l’interprétation : qu’il s’agisse de livres, de nouvelles des journaux, de destins ou du temps qu’il fait – sans même parler du « salut de l’âme » Nietzsche - L'antechrist

Épilyse
Epilyse (fém.) est un terme qui sert à désigner les caractéristiques dynamiques de l'action de délier, de déserrer, de relâcher et, dans la pratique corporelle, d'installer localement, de propager dans la durée une détente musculaire ou d'induire ainsi un effet d'inertie que le sujet exerce le long d'un trajet donné. En prenant en compte de la structure du corps, l'épilyse joue un rôle essentiel dans l'élaboration du geste juste. A titre d'illustration en Taiji Quan, dans l'accomplissement formel de An, après avoir tendu le bas du dos arrondi, bassin en rétroversion, coccyx tiré vers l'avant, l'épilyse se caractérise par un déploiement élastique progressif vers le haut résultant du relâchement de la tension initiale de la partie basse de la colonne vertébrale au moment où le poids du corps passe vers l'avant... Bien conduite l'épilyse intègre dans la durée le processus de transformation d'un mouvement en geste et en facilite l'apprentissage.

Épistèmè - επιστημη
Mot directement dérivé du grec επιστημη, l'épistèmè correspond à l'ensemble des pratiques discursives, des connaissances à caractère scientifique, du savoir d’une époque et ses présupposés.

Équivoque
Est équivoque ce qu'on ne distingue pas dans les mots qu'on emploie, dans la parole qu'on prononce, à propos de ce qui est à distinguer dans la réalité.

Esti - εστι
εστι, , esti - peut signifier en grec ancien : est, existe ou il y a, à rapprocher avec Yǒu en chinois.

État de Qì Gōng
L'état de Qì Gōng correspond à un état mental et physique particulier dans lequel il convient d'entrer (Rù Jìng) pour pratiquer le Qì Gōng.

Eunis
Eunis, ευνις, mot grec qui signifie vide, manquant.

Étant
Etant : « tout ce dont nous parlons, tout ce que nous savons, tout ce par rapport à quoi nous nous comportons de telle ou telle manière - et encore ce que nous sommes nous-mêmes et la manière dont nous le sommes. » (S u Z)
De manière générale, pour Heidegger l'être humain ordinaire ne prête jamais attention qu'aux étants. Un étant est un objet déterminé : la fleur, l'arbre, l'animal, la chaise, l'homme sont des étants. Plus précisément, l'étant n'intéresse l'homme que par ses qualités, son utilité, sa finalité. C'est une chose en relation avec d'autres choses.

Ethos - ηθος
L'ethos, du grec ηθος, désigne la manière d'être, les habitudes, la façon d'agir d'une personne.

Euthumia - ευθυμια
ευθυμια - euthumia, l'euthymie, est un terme d'origine grecque qui se traduit par tranquillité ou sérénité de l'âme dans le respect de soi, bonne humeur, bien être.

Euthus - ευθυς
euthus, ευθυς en grec, mot souvent utilisé adverbialement par Platon dans le Philèbe à propos des amateurs, des imposteurs et des rhéteurs signifie droit, de niveau; directement, immédiatement, sur-le-champ, séance tenante

          
Fā signifie envoyer, distribuer; exprimer, déployer; produire; devenir; gonfler; projeter.
         弓,  矯    矢,  立    的,  奠   ,       Yángzĭ Făyán
     誠,  真 也。意 者,  心    也 。 真     ,  欲           Zhū Xī

          
Fă signifie loi, droit, principe; moyen, méthode, procédé.
   Sūnzĭ
     道, 天, 地, 將, . 道 者,  令      也,  可   死,  可   生,  而      Sūnzĭ
      者,  天     也,  用   正,  元   成,  上  者,  與   接,  結         He Guānzĭ
Note : 心法, Xīn Fă, la technique du Cœur-esprit, est le nom donné à la méthode transmise par Confucius à Yan Hui.

Fă Gōng
Le Fă Gōng est une méthode avancée spécialisée du Qì Gōng. Le Fă Gōng correspond à l'émission et la transmission d'énergie à distance. Le principe de cette technique est d'activer l'énergie à partir du Dān Tiān et de la transmettre à partir de certains points vers certaines zones du corps du patient, la personne en déséquilibre énergétique. L'exercice de la pensée joue un rôle important. La pensée sert en effet à guider la circulation et le flux de l'énergie. Dans l'application thérapeutique du Fă Gong, il s'agit d'émettre de l'énergie et de la diriger sur certaines zones du cors, afin de la faire circuler dans les méridiens pour qu'elle atteigne ainsi les organes du patient.

Fán         
Fán signifie tout, quiconque; le monde; adj. ordinaire, commun.
        者, 物    Xìng Zì Mìng Chū
        者,  小 也;  可  者,  少 也; ...        也,  江         Huáinánzĭ

Fǎn        
Fǎn signifie tourner, retourner, renverser; lutter contre; inverse, opposé, contraire; retournement. Fǎn a sensiblement le même sens que tropè en grec.
    反 - wù ji bi Fǎn  « Les choses parviennent nécessairement à un retournement »
        往,  覆   來;     古,  覆   今;     彼,  覆      Guĭgŭzĭ
               Guănzĭ
        己,  己    發,  發   中,  則     者,          Lĭjì zhùshū

Fàng       
Fàng signifie relâcher, libérer; projeter (promptement); lancer; décocher; mettre, placer, déposer.
         弓,  發       Chén Yánlín

Fāng       ,
Fāng signifie direction, côté, lieu; méthode, moyen; seulement.
正比, Zhèng Fāng, expression qui se rend par l'adjectif carré. L'expression Sì Fāng, 四方, désigne les quatre directions, c'est à dire le monde, tous les coins du pays, de toutes parts.
         睨,  物      Zhuāngzĭ
        皇,  得   統,  立   央,  神   遊,  以     Wénzĭ

Fascia
Un fascia est une structure corporelle membraneuse fibro-élastique qui enveloppe une structure anatomique. Cette membrane est composée de tissu conjonctif dense riche en collagène. Ils sont reliés entre eux pour former un réseau complexe de haut en bas, de la superficie à la profondeur du corps. Les fascias sont considérés comme des structures passives servant à la transmission des contraintes mécaniques internes ou externes. Par ailleurs, les fascias montrent des capabités contractiles et interviennent dans la dynamique du travail musculaire et présentent une innervation sensitive. Ils constituent un objet d'étude et d'entraînement privilégié du Yi Jīn Jīng .

Fan Sōng Gong
Fan Song Gong ou Fang Song Gong est une technique élémentaire mais fondamentale de Qì Gōng, dite de relaxation en profondeur, pratiquée au club. Fan Song Gong consiste schématiquement à effectuer un travail visant à libérer le corps des contraintes musculaires inutiles, un exercice visant à ouvrir le corps en conduisant de haut en bas et dans la lenteur le relâchement selon trois trajets donnés.

Fa Shen
Dans le bouddhisme, Fa Shen désigne la nature, littéralement le corps du dharma ou le corps de la Loi. Noter que la nature des êtres est permanente contrairement à leur corps; de sorte que celui qui se conforme à la nature transcende la vie et la mort.

Fèi         
Fèi désigne non seulement l'organe du poumon, mais aussi la fonction Poumon et aussi, le méridien du Poumon.
     Nèi Jing Sù Wèn

Fēn        
Fēn signifie diviser, partager; distribuer, répartir; distinguer;  branche; fraction, division. En MCT, ce mot désigne une couche : Wèi Fēn; est la couche défense, Xué Fēn, la couche du sang.
           分,  則       Xúnzĭ
        ,   乃               Liězĭ
        分, 有          Wáng Fūzhī
     Tàijí Quán Lùn

Fēng      
Fēng signifie Vent.
           行,  泠   也,  旬         Zhuāngzĭ
          氏,  友   子;  進    道,  乘      Liězĭ

Fēng      
Fēng signifie boucher, fermer; frontière. Selon S. Coutinho, dans les chapitres internes, "Les gens, les choses, les pensées sont tous délimités par des frontières : des frontières spatiales, des frontières temporelles, des frontières qualitatives, des frontières de compréhension."

Feu civil
Domaine de travail du Yì.

Feu militaire
Domaine de travail de la respiration.

Flexibilité
En physique, la notion de flexibilité désigne la propriété selon laquelle un matériau souple peut être plus ou moins aisément plié ou courbé sans se rompre (osier, roseau, bambou, baleine de parapluie, tige métallique).

Forme
Le terme forme désigne généralement en Qì Gōng un Dòng Gōng, une forme dynamique, élaborée avec un objectif précis. Par exemple, le Guigen Qì Gōng travaille sur les cinq Organes Yīn. Souvent, le terme Qì Gōng est employé pour faire référence à une méthode de Qì Gōng comprenant également des postures. Il faut comprendre que la pratique de la forme (qui, vue de l'extérieur, revêt certes un aspect gymnique) ne constitue en aucun cas l'essentiel de l'entraînement du Qì Gōng authentique, mais plutôt simplement l'expression de l'aboutissement et le domaine d'expérimentation et d'évaluation de la pratique qui s'articule toujours sur les principes de la discipline.
Connaître la forme, c'est être capable de reproduire l'acte même, non seulement le geste juste, mais aussi le processus par lequel le corps sensible accomplit naturellement cette forme.

          
Le mot Fú signifie ne... pas, comme .
      Zhōng Yōng
        者,  不   時,  時        Huáinánzĭ

          
Fú signifie bonne fortune, état de faveur; bonheur.
        推,     
       焉,  則   ,   大  焉,  則    。   盡  之,  而      Bái Xīn
         者,  禍     也;  動  者,  利        Huáinánzĭ

        
Fú signifie indigné, courroucé, rageur; coléreux.
            從,              Wénzĭ

         
Fù signifie répondre; recommencer; tourner, retourner; de nouveau.
      者,          Lü Buwei
        ,  其      Nèi Yě
          載, ... ,  故    者,  天   時,  地   材,  人   事,  故            Wénzĭ

Gān
Gān, , désigne l'organe foie, ainsi que la fonction Foie.
     Nèi Jing Sù Wèn

Găn      
Găn signifie sentir, éprouver; toucher; sentiment, affect: stimulus, incitation, influence; sens, perception. Găn Zhī se traduit ordinairement par perception, Găn Dòng, 感動, par émouvoir toucher, Găn Qíng, 感情, par sentiment, affection, Găn Xìng, 感性 par sensibilité, Găn Yīng, 感應 par résonance. 感通, Gān Tōng se traduit par reconnaissance de la différence dans la relation.
       者, 心      Zhū Xī
         通,  不        Zhāng Zăi
          Dŏng Zhòngshŭ
Notes : Selon le principe de résonance sympathique (Kang Senghui), la conduite humaine sur la nature a un impact direct sur la nature et les phénomènes naturels.
Le binôme 交感, Jiao Gan, se traduit ordinairement par intéraction-résonance.


Găn Yīng
L'expression 敢應, Găn Yīng, 敢應 constitue une dyade signifiant littéralement stimulus et réponse ou réponse à l'incitation qui évoque la notion de résonance.

Găn       
Găn signifie oser, avoir l'audace;  adj. audacieux, courageux.
        間,  無      Zhuāngzĭ
      使          Lāozĭ

Gāng     
Gāng est un mot qui signifie fort, ferme, dur; juste exact; à peine, tout à l'heure. Gāng tend à marquer l'opposition avec Róu.
     逢 剛 則 柔,  逢 柔 則 剛,  遇 空 則 入,  遇 門 則 過   Baihe Quanjia Zhengfa
        陽,  而   餒;  以   陰,  而   孤;  以   陰,  而   靡;  以   陽,  而      Wáng Fūzhī

Gàng     
Gàng signifie barre, levier.
     勁 : 若      ?       Bā Jì Gē
         兩,  千    平,  若    在,  杠    

Găo       
Găo signifie clarté du soleil levant; clair, brillant; poulie (槔, 桔槔);  adj. haut et lointain; blanc.
       至,         Zhāng Zăi

Gēn       
Gēn signifie racine; source, origine.
          Lāozĭ

Geste
Action ou bien spontanée ou bien passant par un apprentissage. Le geste implique le cas échéant l'application d'une attention constante et projette, dans tous les cas, un sens ou une signification en mesure d'être perçue et interprétée par un tiers. Au-delà du mouvement extérieur du corps (ou d'une partie du corps) et la mise en place de l'exercice des connexités musculaires correspondantes (Yùn), le geste (Dòng Zuò) est animé d'une intention (Yi) susceptible d'être perçue, s'il est juste, comme un signe, comme l'expression d'une manière d'être ou de faire. Une part essentielle de la pratique du Yǎng Shēng (Yǎng Xìng) consiste à préparer le corps, à faire l'apprentissage puis à approfondir le passage du mouvement au geste, dans le non-agir (Wù Wéi).
   Zhuāngzĭ

        
Gé signifie disposition, composition, investigation; case, quadrillage, norme, modèle; survenir, venir. 格意, Gé Yì signifie rapprochement des significations.
     zài Gé wù - Dà Xué 2   Dàxué   Veiller à accéder aux choses, avoir à cœur de se donner accès aux choses.
      者,  萬  也。 者,  來 也,  至 者。物   時,  其       焉,  而     者,  是    Li Ao
   「致    物」,  猶  也,  禦 也。能    物,  然       Sīmă Guāng

Gé Wù
Gé Wù, 格物, est une expression fameuse du Dàxué signifiant a priori « accès aux choses », à propos de laquelle de nombreuses interprétations ont été proposées. Les commentaires correspondants soulignent non seulement l'importance de « scruter les choses » mais visent aussi à préciser la manière dans la pensée confucéenne.
     Dàxué
            體,  有       動,  知      知,  為        Wáng Yángmíng
         數,  遠    今,  以    理,  所       Wáng Fūzhī
Zhū Xī considère que s'appliquer au Gé Wù consiste à fournir un effort exhaustif d'acquisition de savoir; c'est un des deux moyens de connaissance pour Wáng Fūzhī : « Gé Wù consiste à aller aux choses mêmes afin de pénétrer leurs raisons (Lĭ) ».

Gnothis éauton - γνωθις εαυτον
γνωθις εαυτον correspond originellement à une maxime delphique prononcée Gnothis éauton, écrite sur des stèles signifiant d'abord : Connais tes limites. Par la suite l'expression a été attribuée à Socrate qu'on traduit en général de manière superficielle par : « Connais toi toi-même » mais dont Pierre Hadot a dégagé trois interprétations... Chez Plotin le métaphysicien, l'interprétation en devient :! « Connais-toi comme esprit, deviens ton vrai moi »
L'expression équivalente apparaît aussi dans les textes anciens chinois...

Gòng     
Gòng signifie ensemble; en tout, au total; partager. 共鸣, Gòng Míng, se traduit par résonance; écho; sympathie.
       輻,    轂,  當  無,  有      Lāozĭ

Gŏng     
Gŏng signifie en chinois arc, voûte; entourer, courber, pousser.
Noter que le mot homophone, 巩, signifie consolider.

Gōng     
Gōng se traduit par arc, archet; plier, courber, tendre. Zú Gōng, 足弓, désigne la cambrure du pied.
    Mòzĭ
      道,  其    與,  高   之,  下   之,  有    之,  不      Lāozĭ
           河,  蓄         ,  曲        力,       Sòng Shūmíng

Gōng     
Gōng signifie habileté, adresse acquise par un travail assidu; mérite, exploit; effet
     功,  利  也  -  功: 不  時,  若     Mózĭ
      Mòzĭ
     Hánfēizĭ

Grande Circulation
Par Grande Circulation, il est généralement fait référence à la Grande circulation dans les 16 méridiens. Il s'agit d'une technique s'articulant sur la conduite du Qì dans les 12 méridiens ordinaires (en commençant par le méridien du Poumon) et les quatre méridiens « merveilleux« » Yang Qiao Mai, Yin Qiao Mai, Ren Mai et Du Mai. Le terme Grande Circulation fait également référence à une visualisation sur un trajet spécifique partant des Laogong, suivant l'intérieur du bras pout rejoindre la poitrine au point Danzhong, descendant sur l'axe du corps jusqu'au périnée, Huiyin; puis à l'intérieur de la jambe pour rejoindre Yongquan, remontant ensuite sur l'arrière des jambes jusque Mìng Mén, remontant dans le dos jusque Dazhui et se séparant sur l'extérieur du bras et se terminer à la pointe des doigts.

           
Gù signifie solide, ferme; fermement, résolument. peut éventuellement se traduire par obnubilation. Ce mot renvoie le plus souvent au fonctionnement des choses dans le registre de l'intentionnel par opposition au mot 命, Mìng qui renvoie à celui de l'instinctif .
       四 :  毋 意,  毋 必,  毋 固,  毋   Lúnyŭ

           
Le mot Gù signifie a priori raison, cause; à dessein; ancien; causer;  c'est pourquoi. Gù désigne notamment dans la littérature classique les faits cachés, les causes invisibles sous-jacentes des phénomènes.
     使 « 謂,  故 »  Mòzĭ
         新,  可      Lúnyŭ

           
Gù signifie joug, entrave.
        必,  止     狹,  聖   性,  不      心,  其        

            
Gŭ signifie gonfler, bomber; battre; stimuler;  n. tambour.
           ,         斤,  開        Sòng Shūmíng

            
Gŭ désigne le moyeu d'une roue.
          轂,  當      用。埏    器,  當         Lāozĭ
          軸,  不   己,  而      里,  轉        Wénzĭ

Guàn       
Guàn signifie non seulement traverser de part en part, mais aussi courber, plier.
     [列  ...]    毌,  措     上,  发 之,  适   沓,  方      Zhuāngzĭ

Guàn       
Guàn, homophone du précédent et parfois utilisé de façon interchangeable avec ce dernier, signifie traverser, pénétrer. 贯串, Guàn Chuàn, correspond à l'expression traverser en enfilade, sur toute la longueur, de part en part.
         變, 足    .     起,  應   ,  理   亂.    貫, 不      Xúnzĭ
             。...  學             Xŭ Yŭshēng
           和,       串,                靜,             
         也,  不  斷,  不       綿,  無   止, 無          Wú Gōngzăo

Guàn        
Guàn signifie s'habituer à; gâter. 慣性, Guàn Xìng désigne l'inertie. 習慣, Xí Guàn, signifie s'accoutumer à, s'habituer; habitude.

Guān     ou
Guān signifie difficulté; passe, passage, col. En tant que verbe fermer, clore; éteindre; emprisonner; être (en)fermé; concerner, avoir rapport à. 機關, Jī Guān, signifie organe, organisme; dispositif. 相關, Xiāng Guān, signifie avec rapport avec, être en relation. Guān Jié, 關節 ou 关节 (simplifié) signifie articulation.
Ce mot est parfois employé à la place du mot 毌, Guàn, comme par exemple chez Mencius :
           

Guān     ou
Guān signifie regarder, voir, observer, contempler; n. vue, vision; conception. 內觀, Néi Guān, signifie vision intérieure. 觀物, Guān Wù, signifie observer les choses.
                Mencius
     Guĭgŭzĭ
         林,  觀  性,  形   矣,  然    鐻,  然    焉,  不     Zhuāngzĭ

Guăn         
Guăn signifie d'une part organe, fonction et d'autre part agent, fonctionnaire, officier, mandarin. En tant qu'agent, Guăn peut donc signifier organe sensoriel et organe administratif.
        虛,  以   官,  夫        Xúnzĭ
        官,  陰   藏,  慎   身,  物     Zhuāngzĭ
          本,  則    ,       末,  則         Wáng Fūzhī

Guàng     
Guàng signifie se promener, flâner.

Guī           
Guī signifie retourner, rentrer; rendre; appartenir;  prép. vers, à.
        靜,  是   命。復   常,  知      Lāozĭ
         物,  同   繼。 以      和,  故       之;  若    同,  盡   

Guò         
Guò signifie passer, traverser; dépasser, surpasser, outrepasser;  adv.après;  n.faute, erreur; excès.
              ?  子 曰:  師  過,  商    。 曰:  然    ?  子 曰:  過     Lúnyŭ
       情,  欲 寡,  而     情,  為  多,  是       Sòngzĭ
           臣,  而    意,  則           Hánfēizĭ
             外,  則          Zhāng Zăi

Guŏ          
Guŏ signifie fruit, résultat; adj. résolu; saisir.
     德 成 而 智 出,   萬 物 果 得  Guănzĭ

Guŏ          
Guŏ signifie envelopper, englober.
             Wénzĭ

            
Hé signifie en chinois harmonie, paix; doux, harmonieux.
   和 - ZY Zhōng Yōng

             
Hé signifie tout, ce qui peut être uni ou réuni.
                                   Guĭgŭzĭ

             
Hé signifie fermer; unir, combiner; convenir à; équivaloir à.
     合, 正, 宜, 必
      勁 : 全            Xŭ Xuān Píng
                Tàijí Quán Lùn

Heuristique        
Adj. ou nom commun dérivé du grec ευριστικω, trouver. Une heuristique désigne au sens large un procédé, une démarche ou une méthode qui fournit rapidement une solution (pas forcément optimale). Par exemple une heuristique de jugement désigne une opération mentale, rapide et intuitive.

Hui Gōng
Il existe en fait plusieurs Qì Gōng connus sous le vocable de Hui Gōng. Par exemple le Hui Gōng de Liu Dong dont la première forme s'apparente au Zhi Neng dont la forme est très différente de celle transmise par Jian Liujun pratiquée au club.

Huit Pièces de brocart
Les Huit Pièces de brocart ou Huit Pièces de Soie font conventionnellement partie de la Tradition du Qì Gōng. Elles datent des époques Sui (581-618) et Tang (618-907). Ce Qì Gōng est pratiqué, avec diverses variantes, par la plupart des écoles de Qì Gōng en activité. Cette technique élémentaire exige une bonne coordination de la respiration et des gestes ainsi que de la concentration. Il faut notamment se concentrer sur le Dān Tiān, respirer lentement et profondément par le bas-ventre et effectuer des mouvements avec le Yì juste.

Homéoméries
Homéoméries vient du grec homoiomereia, similarité. Les homéoméries désignent les parties semblables. Selon Anaxagore, l'auteur du système des homéoméries, les corps sont composés de parties similaires, savoir les os, d'os extrêmement petits, les chairs, de chairs extrêmement petites,... .

Homéostasie
Pour A.Damasio, l'homéostasie est un processus biologique correspondant à un ensemble de règles et de directives impératives qui permettent à la chimie de la vie de se poursuivre pendant un certain temps.
Une impératif essentiel consiste à maintenir les paramètres dans un intervalle de valeurs (par ex le taux de glucose, la tension artérielle). Un autre impératif fondamental est de garder constamment dans l'organisme un léger surplus d'énergie par rapport au nécessaire pour faire face au stress du moment.

Homologie
Homologie a pour synonymes similitude, analogie, ressemblance, affinité, ressemblance, similarité. Il est à noter cependant que l'homologie se distingue de l'analogie dans la mesure où la dimension comparative de l'homologie est structurelle, alors qu'elle est fonctionnelle pour l'analogie. Par exemple la trompe de l'éléphant est en rapport d'homologie avec le nez de l'être humain, mais en rapport d'analogie avec la main. Ces deux notions sont très importantes dans la pensée chinoise ancienne. La notion d'homologie transparaît explicitement dans les textes anciens comme le Guănzĭ, le Laozi,... On trouve ainsi par exemple l'utilisation de mots comme ou , dont le sens se comprend volontiers à deux niveaux distincts. Ou encore des mots comme 民, Mín, le peuple, qui peut s'interpréter comme désignant le corps humain...

Hòu         
Hòu signifie arrière; descendant; derrrière, après, ensuite.
       晦, 後  揚, 非     Qióng Dá Yĭ Shí
        言,  意   形,  形   ,      使,   使     Nèi Yě
        守,  司   戶,  審       Guĭgŭzĭ

Hòu         
Hòu signifie épais, important, fort. 無厚, Wú Hòu, sans épaisseur, ou Yŏu Hòu sont des concepts importants au sein de l'école des formes et des noms (Xíng Ming Jiă) faisant allusion aux paradoxes susceptibles de se présenter dans la relation du point géométrique sans dimension avec l'infini (voir Leibniz).
         厚,  乃  天 地      Zhū Xī

           
Hū se traduit par porter de l'attention à, attacher de l'importance à, s'attacher à, examiner. 在乎, Zài Hū, signifie faire attention à. Hū signifie aussi extraordinaire; imprévisible, dépasser l'attente (après un verbe).
           也,  進      Zhuāngzĭ

Huà         
Le mot Huà enveloppe une notion qui est la pierre de touche de la pensée chinoise ancienne : la transformation. Il signifie changer, transformer, se métamorphoser; métamorphose, transformation.
     Nèi Jing Sù Wèn
          卒 ? -             Zhuāngzĭ
            至,  天    行;  日      至,  天        天,  言          Wáng Fūzhī

Huàn       
Huàn signifie échanger; changer, convertir; alterner.
            術,   有轉   。折  者, 是   的,  有    下,  有    後,  有       Hăo Shăoru

Hybris - υβρις
υβρις, Hybris, signifie en grec démesure.

Huí          
Huí signifie revenir, retourner; tourner; répondre. 回声, Huí Shēng, se traduit par écho, 回音, Huí Yīn, aussi.

Hun Yuan Qì Gōng
Le Hun Yuan Qì Gōng ou Qì Gōng du Chaos Originel a été élaboré par Feng Zhiqiang.

Hŏu          
Hŏu signifie feu, flamme; fièvre, chaleur interne; colère.
          宿     Sīmă Guāng

Hylè - υλη
υλη, Hylè, signifie en grec matière, matière première par opposition à la forme.

Hystérésis
La notion d'hystérésis caractérise à la propriété d'un système élastique dont la transformation ne parcourt pas, en espace et en en temps, le même trajet selon que l'intensité d'une cause extérieure augmente ou diminue. Dans la pratique du Yǎng Xìng (ou du Yǎng Shēng à visée philosophique) finit par apparaître dans le mouvement corporel une hystérésis élastique, lors de la transition exercice du Yì juste-relâchement.

Idios - ιδιος
ιδιος, idios, désigne en grec ce qui est propre, simple, unique, particulier, sans double. Cf Ernst Bach.

Illusion
Croyance dans la motivation de laquelle prévaut le désir.

Inflexion
De manière générale, une inflexion correspond à une sinusoité, un changement de courbure ou d'orientation, une déviation. Ce mot désigne aussi l'action de courber, de fléchir ou d'infléchir quelque chose.

Intrados
A l'origine, l'intrados correspond à la surface intérieure et concave d'une voûte, d'un arc, d'un cintre. Par extension l'intrados désigne la partie concave située dans le plan d'une partie du corps (poignet, coude en supination, bras...) dans la perspective de préciser la cinématique d'une phase spécifique de l'accomplissement d'un mouvement.

Ipséité
ce qu'on est irrémédiablement soi-même ; ensemble des paramètres specifiques à une personne, une chose, une notion ; la chose en elle-même, soi-même.

          
Jì signifie trace, empreinte. L'expression 迹跡, Zú Jì, désigne une trace de pas ou de pied.
            ,  而              Huáinánzĭ
          ,  伊        Liězĭ

           
Jì signifie continuer, poursuivre, prolonger; puis, après;  n. continuité.
         物,  同   。 以      和,  故       之;  若    同,  盡      Chunqiu Waizhuan
        陽,  而   餒;  以   陰,  而   孤;  以   陰,  而   靡;  以   陽,  而      Wáng Fūzhī

          
Jì signifie habileté, dextérité; capacité. Jì Néng se traduit par capacité.
          也,  進      Zhuāngzĭ
     Hánfēizĭ

          
Terme éminemment polysémique, souvent difficile à rendre, Jì signifie bord, limite, lisière; liaison;  et, en tant que préfixe se traduit par inter-. Ainsi, l'expression 天人之際, Tiān Rén Zhī Jì, peut être rendue par relations entre nature et homme, l'interstice entre nature et homme, les frontières entre la nature et les gens ou bien encore, la rencontre entre la nature et l'homme. 邊際, Biān Jì, désigne les régions frontalières; 交際, Jiāo Jì, désigne l'échange de cadeaux.
            仕,  有    仕,  有        Mencius
          難,  勇     患, ... , 禮     容,  仁        Zhuāngzĭ
          也,  迷   塗,  謬   國。... , 其     北,  不          Liězĭ
        ,  不     功,  則       Wáng Fūzhī

          
Jí signifie faste, heureux.
     九 : 見    首,  Yi Jing

          
Jí signifie atteindre, s'approcher; adj. proche; immédiatement, aussitôt.
         反,        Wénzĭ
     感 即 合 也 ,   若 非 有 異 則 無 合  Zhāng Zăi
            Sūn Fúquán

          
Jí signifie parvenir à, atteindre.
   Mòzĭ
           Lúnyŭ

          
Jí signifie sommet, extrémité; pôle, retournement. Wú Jí / Tài Jí.
    Tàijí Quán Lùn
    Tàijí Quán Lùn

           
Jī signifie occasion, chance. Expressions : Zhī Jī, connaître le bon moment, Dài Jī Er Dòng (arts martiaux, Wu Yuxiang, Sūnzĭ,...).
Jī signifie aussi mécanisme, machine; raison du déclenchement. 元機, Yuán Jī, désigne le mécanisme originel de la création et de la transformation des choses.
     萬 物 皆 出 於 機,  皆 入 於 機   Zhuāngzĭ
     弩,     Sūnzĭ
         者,  禍     也;  動  者,  利        Huáinánzĭ
     感 應 之 之 無 端,  故 動 靜 無 常  Wáng Tíngxiāng
      Chén Wēimíng

           
Jī signifie brider, entraver; contrainte, entrave; bride.

           
Jī signifie accumuler, amasser.
          厚,  則         Zhuāngzĭ
       者,            Wáng Fūzhī

          
Jĭ signifie presser, pousser, bousculer. En Tàijí Quan c'est un mode d'utilisation de l'énergie qu'on traduit généralement par presser ou encore serrer.
         方  直    意 迎    中  間    力,  如       Bā Jì Gē

           
Jĭ signifie soi-même; propre, personnel.
                Sūnzĭ
            者,  而        Xúnzĭ

Jiǎ         
Jiǎ se traduit par école, enseignement; maison, famille; spécialiste.
     道家, Dào Jiǎ, désigne le taoisme, 儒家, Rú Jiǎ, l'école des lettrés, l'école de Confucius partant, le confucianisme, 法家, Fă Jiǎ, le légisme, Mò Jiǎ, le mohisme et Míng Jiǎ, les Logiciens, 兵家, Bīng Jiǎ, les Stratèges. L'expression 百家, Băi Jiǎ, désigne « les cent écoles » (binôme de l'expression 諸侯, Zhū Hóu).
Note - Les écrits [sur lesquels se sont penchées les écoles pre-Qin] ne constituent pas des corps de doctrines bien structurées comme l’Académie de Platon ou le Lycée d’Aristote, mais des gisements de formules qui vont être réutilisées et rassemblés par des auteurs ultérieurs pour composer des ouvrages dans des circonstances tout à fait différentes de celles où les matériaux ainsi réemployés ont vu le jour - J.Lévi.
Par ailleurs les notions d'école et de courant de pensée ne se superposent pas pendant les Royaumes Combattants.

              Chén Wēimíng

Jiàn       
Jiàn signifie intervalle; séparer; entre, parmi.
        間,  而     厚,  以     間,  恢              Zhuāngzĭ
       Lāozĭ
         柔,  馳      ?          Wénzĭ

Jiàn       
Jiàn signifie voir, apercevoir; apparaître, se montrer; être au contact.
     九 :  見    首,  吉   Yi Jing
        者,  冕      者,  見   ,      作, 過  ,  必   Lúnyŭ
        Mòzĭ
            知,  不   名,  不     Lāozĭ
                   Shāngyāngshū

Jiàng      
Jiàng signifie baisser. 降低, Jiàng Dī signifie baisser, réduire. 降临, Jiàng Lín, signifie arriver, descendre.
         道,  中                Zhāng Zăi
Note : Jiàng est non seulement homophone mais s'écrit comme Xiàng

Jiāng     
Jiāng signifie être sur le point de; faire qqch.; inciter à; mettre dans une situation embarassante; avec, par, au moyen de.
        之,  必      Lāozĭ
        也,  無   也,  來   迎,  去      Wénzĭ

Jiāng     
Jiāng signifie rigide, raide; sans issue. 僵硬, Jiāng Yìng, signifie rigide, inflexible.

Jiāng     
Jiāng signifie limite, frontière.
     官 有 主 輔,  體 無 疆 畔  Wáng Fūzhī

Jiāo
Jiāo signifie enseignement. Ce mot désigne notamment l'enseignement des lettrés ou des érudits, l'enseignement de l'école de Confucius.
       者, 處    事, 行       Wénzĭ
       者, 三   源, 三            心, 三   無; 茍   心, 三     Ouyì Zhìxù
         行,  百  生,  無     Zhāng Zăi

Jiăo Chē
Jiaji ou plus exactement 車絞, Jiăo Chē, signifie treuil. Ce mot désigne par ailleurs le point situé sous l'épineuse de la 7ème vertèbre dorsale, au niveau de l'angle inférieur de l'omoplate correspondant au point Zhiyang (VG9).

Jié     ou
Jié signifie raccourcir; épargner;  articulation, jointure; limitation; modération, juste mesure.
        國 :  敬   信,      人,  使      Lúnyŭ
         者,  其  險,  其     Sūnzĭ
      者, 相   官,        Nèi Jing Sù Wèn
         間,  而     厚,  以     間,  恢              Zhuāngzĭ
        道,  萬     Nèi Yě
      飲,  衣,  居 處,  動 靜,  由    ,  不         Xúnzĭ

Jié Zòu
L'expression Jié Zòu, 節奏, se traduit par rythme.

Jié Gŭ Yăn    
L'expression Jié Gŭ Yăn, 節骨眼, signifie (au) moment crucial, conjoncture critique.

Jié
Jié signifie nœud, nouage; nouer, attacher; se coaguler, se solidifier; terminer, conclure
      Guĭgŭzĭ

Jiè         
Jiè signifie se garder de; s'abstenir, se passer de; avertir. Jiè Bèi signifie être vigilant.
          微,  動   時,  百   ,  禍      Huáinánzĭ

Jiē       
Jiē signifie être proche, relier, joindre; accueillir, recevoir; reprendre;  réception, accueil. Le Mòzĭ caractérise notamment la connaissance, Zhī à l'aide de ce mot Jiē dans la phrase suivante:
   Mòzĭ
      者,  天     也,  用   正,  元   成, 上  者,  與   ,  結         He Guānzĭ

Jiě         
Jiě signifie séparer, dénouer; soulager; expliquer; comprendre.
     解蔽, Jiě Bì, Dissiper les illusions,  titre du chapitre 21 du  Xúnzĭ.
          ?        Bā Jì Gē

Ji Zhuī Dáoyin Qì Gōng
Le Ji Zhuī Dáoyin Qigong, ou Qì Gōng de la colonne vertébrale est un Qì Gōng contemporain visant à améliorer la santé de la colonne vertébrale.

Jīn         
Jīn signifie muscle, tendon. Jīn Ròu désigne spécifiquement les muscles. 筋骨, Jīn Gŭ, désigne les muscles et les os, la constitution physique.
       
         者,   人    也,   所              、 筋       Lĭjì

Jĭn            
Jĭn signifie tendu; serré, étroit; urgent. 緊绷, Jĭn Bēng, signifie crispé.
     先 求 開 展 後 求 ,   乃 可 臻 於 縝 密 矣   Wáng Zōngyuè

Jìn         
Jìn signifie entrer, progresser; avancer; présenter, recommander.
        道,  一     已,  先 挨,  始 終,  動 靜,  晦 明,  上 下,   退,  往 来,  開 阖,  盈 虛,  減 長,  隐 ,...   Lù Jiŭyuān

Jìn          
Jìn signifie force, énergie (Tàiji Quán); ardeur, vigueur; intérêt, goût. Dans les traités de Tàijí Quán, l'expression Dǒng Jìn est communément traduit par comprendre les énergies.
    
      Tàijí Quán Lùn

Jīng        
Le Jīng, l'essence, est la matière première des activités vitales. Au sens large, le Jīng englobe les substances fondamentales constituant le corps, y compris, l'essence, le sang et les liquides organiques. Au sens strict le Jīng correspond à l'essence emmagasinée dans les reins et dans Mìng Mén.
Le mot Jīng signifie aussi vigueur, vitalité; raffinement, finesse; adj. fin, soigné.
       曰: 陰 者, 藏        Nèi Jing Sù Wèn
        生, 是      Líng Shū
        田,  而      師;  賈   市,  而      師;  工   器,  而        Xúnzĭ

Jīng Shén
Jīng Shén se traduit ordinairement par esprits essentiels ou par pur esprit. Selon Liu Xiaogan l'expression Jīng Shén n'était pas employée à l'époque de Mencius, mais serait apparue peut-être à l'époque de Xunzi (325-235 av. J.-C.) et aurait alors commencé à circuler.
         內,  而      心,  此      Huáinánzĭ
          起,  則     ,  所       Wáng Zōngyuè

Jìng    ou  
Jìng signifie tige.
      道,  無   莖,     Nèi Yě

Jìng       
Jìng signifie quiétude, calme; silencieux.
        Dàxué
       Lāozĭ
     Tàijí Quán Lùn
         ,        Tàijí Quán Lùn
Pour Yi Ming : La quiétude, c'est cet état du Cœur qui n'agit pas de manière inconsidérée, qui se libère de tout remous et n'est nullement atteint par les sentiments de ce monde. Quand le Cœur est pur, le souffle vital s'harmonise et l'esprit est en paix.

Jiū          
Jiū signifie approfondir, examiner à fond, pénétrer.
          事, 不   也, 因      ;      變, 不   也, 秉        Huáinánzĭ
         神, 性    體。在   人, 其      Zhāng Zăi

Jiŭ         
Jiŭ signifie longtemps, de longue date; durée.
          久,  或  久,  始      Mòzĭ
        , 知   舍,        Wáng Fūzhī

Jū          
Jū signifie usuellement habiter, résider; habitation. On retrouve ce mot dans l'expression Jū Xīn dans le sens de receler dans le Cœur.

         
Jù signifie distance, intervalle, espace; être séparé, être loin de.

           
Jù signifie craindre, avoir peur; peur, effroi.

          
Jù signifie (se) réunir, s'assembler.
       生,  氣   也,  聚   生,  散      Zhuāngzĭ
              形,                 Zhāng Zăi
        形,  散     虛,  氣       Wáng Fūzhī

          
Jù signifie ustensile, outil; posséder, avoir.
           機, 而         Wénzĭ
     氣 者, 器,  生 物 之 具   Zhū Xī

Juăn      
Juăn signifie rouler, enrouler; enlever; rouleau; enroulement.
       者,  承    和,  形    體,  含   物,  以   類,  贏   ,  淪   測,  終   滿,  轉      Huáinánzĭ

Jué         
Jué signifie sentir, percevoir; perception, effet perçu. Găn Jué, 感覺, signifie sensation, sentir. L'expression, courante en Taiji Quan, Zhī Jué Yùn Dòng qu'on traduit conventionnellement par mouvement en conscience mérite, par son rythme, un examen plus approfondi : Zhī Jué / Yùn Dòng ...
        Taiji Fa Shuo
                       Sishu zhangju jizhu
Jué Dé, 覺得, se traduit par sentir; trouver, penser.
          
         ,  有     Zhāng Zăi

Jué         
Jué signifie perdre conscience, s'évanouir.
     陰 陽 離 決,  精 氣 乃

Jué Yīn  厥陰
Grand méridien Yīn composé du méridien du Foie (Zù Juéyīn) et du méridien du Maître-cœur (Shŏu Juéyīn).

Kāi-Hé
Technique de base de Qi Gōng signifiant ouvrir-fermer.
Kāi, 開 ou bien 开, signifie au départ ouverture, ouvrir et désigne plus généralement mouvement d'ouverture, principe de libération ou d'expansion qui s'exprime dans la nature ou dans le corps dans une pratique juste, ou encore la force correspondante.
Hé, signifie fermer, fermeture et désigne aussi le mouvement de fermeture qui se produit, le principe, l'effort de concentration ou de compression qui s'exprime dans les choses.
Kāi et Hé, ouvrir et fermer, sont les grandes transformations du Dào.
      Guĭgŭzĭ
      Taiji Quán Xué
          力。開        Bā Fă Jué
Note : Hé présente un parallélisme avec la notion de condensation figurant dans la cosmologie des anciens grecs. alors que Kāi correspond à la notion de raréfaction des présocratiques.

Kaïros - καiρος
Le kaïros - καiρος - est une notion caractéristique de la mise en oeuvre du mouvement dans le non-agir. Le kaïros correspond au « moment opportun », à l'« instant propice », à l'« instant d'inflexion », pour commencer ou plutôt déclencher une action ou un mouvement, le moment le plus adéquat pour intervenir au cours du processus engagé, celui où culmine la potentialité progressivement acquise et qui permet de dégager le plus d’efficacité.
          
Parmi les philosophes qui ont réfléchi sur cette notion figurent notamment Gracian, Jankelevitch et Nietzsche.

Kān
Gān, prononcé Kan, désigne le Foie, mais fait aussi référence aux fonctions du Foie ou encore au méridien du Foie.
      Sù Wèn

Kàn et Li
Les termes Kàn (plus exactement Gàn) et Li apparaissent dans de nombreux ouvrages et manuscrits traitant du Qì Gōng. Kàn (Gàn) représente l'« eau » et Li représente le « feu ».

Kinesis - κινησις
Kinesis - κινησις - signifie en grec mouvement. Aristote affirme au début de sa physique : « Nous mesurons le mouvement par le temps et le temps par le mouvement... Nous disons que le chemin est long si le voyage est long, et que celui-ci est long si le chemin est long ; et que le temps est long si le mouvement l’est, et que le mouvement est long si le temps l’est. »

Kinésthèse
Kinesthèse ou kinésthèsie sont des termes qui caractérisent la sentience, la sensation du mouvement dans le temps et dans l'espace du point de vue du corps propre.

Koan
Koan, Gōng'àn en pinyin, désigne à l'origine un cas public déposé devant un tribunal adminsitratif. Par extension dans le bouddhisme Chan, un koan est un cas déposé par un disciple à l'attention du maître ou encore un cas proposé par le maître à un disciple, afin d'évaluer, de tester le disciple quant à son atteinte de l'éveil..

Kŏng       
Kŏng signifie peur; craindre, avoir peur; de peur que; peut-être, sans doute.
       腎, 思    Nèi Jing Sù Wèn
          恐,  心       之,  是     Líng Shū

Kōng       
Kōng signifie vide, creux; cavité; ciel.
         者,  則       實,  謂        Wáng Fūzhī
        象,  全   ,  應   ,  西   磬,  虎   鳴,  泉   静,  翻   海,  盡     Mí Gē Yún

Kòng Jī
L'expression Kòng Jī signifie trou, ouverture; occasion.

Koresmos - κορεσμος
κορεσμος - koresmos - κορος - signifie en grec réplétion, satiété, saturation.

Koros - κορος
Koros - κορος - signifie en grec replet, rassasié. Ce mot est utilisé par Héraclite : « les meilleurs cinglent vers l'Un, tandis que les autres, rassasiés, gisent comme le bétail » pour étoffer la métaphore du feu.

Kuà         
Kuà signifie hanche, entrecuisse, cuisse, enfourchure des jambes, pli de l'aine, zone qu'il convient fréquemment d'ouvrir dans la pratique.

Lachésis - λαχεσις
Nom grec dérivé de la famille du nom λαχη qui signifie part, portion, sort et du verbe λαγχανω qui signifie quant à lui accorder, tirer au sort.
Lachésis est le nom donné par Hésiode à l'une des trois Moires (les Parques romaines, personnification d'une loi inflexible), la Répartitrice, qui déroule en le mesurant le fil de la vie ou du destin.
Avec le personnage de Lachésis se trouve souligné le caractère spatial et aléatoire du processus de propagation, de déroulement du fil.

Lái           
Lái signifie venir, arriver, survenir; prochain, suivant; environ. Le mot Lái est ainsi utilisé pour désigner le futur, ce qui arrive. 回来, Huí Lái, se traduit par revenir. 以來, Yĭ Lái signifie depuis, à partir de. Le binôme Lái-Wăng sert à évoquer le mouvement dans le temps.
        知,  來       Mòzĭ
            ,            Lìng Shū
        ,  神      Xīn Shù
         者,   非      ,   推   去,   迫   應,   感   動,   堅    流,   捲    

Lāo Zĭ
Personnage légendaire ou non (c'est en tout cas un personnage fameux du Zhuāngzĭ), longtemps présumé auteur du Lāozĭ, par suite considéré comme l'un des fondateurs du taoïsme. Il est réputé avoir inspiré le Qì Gōng de Lāo Zĭ qui est pratiqué et enseigné au Temple des trois Puretés. Ce Qì Gōng faisant fort appel à la visualisation se caractérise par le travail d'évacuation du Qì impur. Il s'agit d'un Qì Gōng à visée thérapeutique.

Lāozĭ
Le Lāozĭ qu'on appelle aussi Dào Dé Jīng , le traité de la voie et de sa puissance, est un ouvrage d'environ 5000 mots et 81 chapitres. Le Lāozĭ est un des ouvrage de référence de la pensée taoiste. Il est possible de l'interpréter à plusieurs niveaux. Moyennant un exercice préalable d'interprétation critique, il nous fournit notamment une source précieuse d'indications de pistes d'entrainement, d'approches et de techniques pour comprendre, s'exercer et perfectionner la pratique du non-agir.

Léxis - λεξις
La léxis désigne en grec la façon d'exprimer le contenu du logos, du discours; l'élocution, la manière de parler.

Lèi         
Lèi signifie accumuler;  progressif, continu.
               心,  而        Zhāng Zăi

            
Lí signifie quitter, se séparer; de.
              形,                 Zhāng Zăi

             
Lì signifie tranchant, favorable; profit, intérêt.
               Lüshì Chunqiu
           務,  不  利,  不  害,  不  ,...  Zhuāngzĭ

             
Lì signifie s'efforcer de; se tenir debout; dresser; fonder; adj. vertical, droit; adv. tout de suite, immédiatement. L'expression 立足, Lì Zú, sert à désigner un point d'appui.
         也,  而               具,  不     Lüschì Chunqiu
       詩,  立         Lúnyŭ
        立,  天   ,      生,  好       焉,  夫       Xúnzĭ

            
Lì signifie en chinois force, puissance (sous-entendue physique); s'efforcer de.
       Mòzĭ

            
Principe ou raison des choses, ce par quoi tout est ainsi, principe naturel de cohérence, principe d'organisation, principe de cohérence, principe naturel propre.
        ,        Guĭgŭzĭ
      微 者,  理     著,  象      源,  顯     Chéng Yí
     動 靜 者,  合 內 外 而 一 之 道。心 來 有 寂 而 不 感 有。 來 有 感 而 不 應 有   Wáng Tíngxiāng
        知,  循     原,  廓          ,  乃                 Wáng Fūzhī
Lĭ se comprend aussi comme principe moral. Shēng Lĭ : principe de vie.
Paul Demiéville indique que le mot apparaît pour la première fois dans les Odes vers le VIIème siècle avant J.-C. Il est en rapport avec l'aménagement des champs et leur allocation en vue de leur culture. La clef du jade a probablement été rajoutée à ce mot au IIIème siècle.

            
Lĭ peut se traduire par rite, cérémonial, cérémonie, usages, convenances, pratique cérémoniale, égard, décence, formes, devoirs, bonne éducation, décorum, droit, morale, urbanité, devoirs de société, coutumes, étiquette, politesse, courtoisie, honnêteté, bonnes manières, bienséance, savoir-vivre, dignité, moralité de conduite, ordre social, lois hiérarchiques, lois sociales, offrande; sens des rites.
    Lĭjì
      Lúnyŭ
      者,   所       Hánfēizĭ
Note : En occident le rite , se présente comme une obligation extérieure à l’individu, comme une obligation qui lui est inculquée en même temps qu’il apprend l’existence d’une nécessité d’un autre ordre que celui dans lequel il évolue. En Chine,le rite est considéré comme émanant de l’ordre même du monde. Chacun peut en observer les effets à la fois dans son corps, dans sa famille et dans sa pensée.

             
Lĭ signifie intérieur, interne;  n. envers, doublure;  adv. en, dans. 裏邊, Lĭ Biān, signifie à l'intérieur (de la frontière ou du bord); en même temps. 裏程, Lĭ Chéng, signifie trajet; cours ou processus de développement.
             Sòng Shūmíng

Liàn         
Liàn signifie s'exercer, pratiquer.
      , Liàn Tǐ, désigne le travail sur soi, la préparation du corps sensible à la perception fine et à la saisie du kaïros dans l'exécution de ses propres mouvements. Ainsi, en Taiji Quan l'entraînement à l'accomplissement fluide de la forme fait partie du Liàn Tǐ. Le travail avec partenaire s'appelle Liàn Yòng ou Xí Yòng, 習用.
                                    Sūn Fúquán
             ...  學             Xŭ Yŭshēng
      用,  則              解,  斯     Wú Yuxiang

Liàn Tĭ
Liàn Tĭ peut se traduire mot à mot par entraînement du corps. Centré sur l'étude pas à pas, la compréhension et la pratique fluide de la forme, c'est l'étape de la pratique du Taiji Quan; on la désigne comme l'étape initiale qui permet de se connaître soi-même.
      體,  惟    論,  力     Wú Yuxiang

Lián          
Lián signifie joindre, lier; compagnie; y compris;  adv. successivement, même.
      者,  天     也,  用   正,  元   成,  上  者,  與   接,  結         He Guānzĭ

Lián          
Lián signifie joindre, unir; intégrer. 聯络, Lián Luò, signifie entrer en liaison avec. 聯贯, Lián Guàn, peut se traduire par assurer la continuité de la propagation, faire la liaison entre les élans.
             ...  學             Xŭ Yŭshēng

Lián          
Lián signifie intégre, honnête, accordé.

Lian Gōng Shi Ba Fǎ
Qì Gōng comprenant des exercices de Qì Gōng simples visant à prévenir et à soigner les atteintes articulaires et les maladies articulaires chroniques.

Liáng        
Liáng signifie mesure; mesurer.
     Xúnzĭ
        能,  校       Guĭgŭzĭ

Liáng Zhī
Liáng Zhī, 良知, est un concept qui apparaît chez Mencius et est notamment repris par Zhang Zai et Wáng Yángmíng. L'expression signifie «connaissance intuitive», «capacité innée de savoir» et décrit une connaissance qui se situe au-delà de la réflexion.
              ,       ;        ,         Mencius
            體,  有       動,  知      知,  為        Wáng Yángmíng
Liáng Zhī recouvre les trois aspects de la vie consciente : intellect, volonté, émotion. Pour lui, les termes connaissance, conscience morale et connaissance intuitive coïncident et existent aussi bien chez le sage que l'homme du commun. « Liàng Zhī désigne la conscience ou la connaissance concommitante, essentiellement brillante, limpide et distincte... [mais] si on ne prend pas garde à la préserver, on la perdra. »

Lĭ Ji
Livre des rites, ouvrage canonique compilé par Liu Xiang, au programme des examens mandarinaux sous l'empire (édit de 136 av. J.-C.).

Jiāo
Enseignement des rites (science des rites) faisant partie du Rú Jiāo, qui intégre la conception confucéenne du monde cosmique et le corps socio-politique. Il constitue le cœur de l'enseignement des lettrés.

Lĭ Jīng
Classique des rites. Ensemble d'ouvrages d'origines diverses traitant des rites datant de la dynastie des Zhōu (vers -1046 av. J.-C. - 256 av. J.-C.), Cet ensemble a été compilé sous les Han occidentaux. Il comprend notamment le Lĭjì, le traité des rites.

Liù Hé
Les six harmonies, les six coordinations ou les six unions.

Logos - λογος
Logos - λογος en grec ancien - peut se traduire par discours, parole; raison, raison universelle, principe, explication, cause, loi, ce qui se produit quand je parle; ce qui est exprimé dans le discours. Il correspond métaphoriquement au Feu chez Héraclite par exemple.

Luó          
Luó signifie spire, spirale; conque, cérithe. 螺紋, Luó Wén, se traduit par écrou. Filetage se traduit par 镟, Xuàn.

Luò           
Luò signifie envelopper; enrouler;  n. filament; réseau. 聯络, Lián Luò, se traduit par entrer en liaison avec.

Lysis - λυσις
Lysis - λυσις est un terme qui désigne en grec l'acte de délier, l'action de libérer, l'acte de relâcher, dissoudre (ce qui est autrement séparé), relâchement, libération, dissolution.

Mathésis - μαθεσις
La mathesis, μαθεσις en grec, fait référence à l’action d’apprendre et le désir d’apprendre; au pluriel matheseis, mathemata, correspond à la connaissance et à la science.

Mào          
Mào signifie allure, apparence, figure.
         溫, 勉        交, 悅  。 中  悅, 播    弟, 戚    Guodian Wŭ Xíng

Méditation
Le terme méditation provient étymologiquement du latin medeor, mederis, mederi qui signifie prendre soin, remédier à. La méditation revient donc à un geste d'attention : méditer consiste à ... (aspect développé en stage)

Méridiens
Le mot méridien est un terme général qui sert à denommer les canaux dans lesquels circule le Qi, les Jing Luò : il est souvent utilisé pour désigner les Jing Mài et les Luò Mài dont les diverses branches traversent le corps le plus souvent superficiellement. Les douze méridiens principaux (Jing Mài) sont des trajets bilatéraux où se trouvent les principaux points d'acuponcture.

Métabolè - μεταβολη
Metabolè - μεταβολη - signifie en grec transformation, notion qui correspond en chinois au mot Huà.

Métacognition
C'est la représentation mentale de ses propres représentations mentales, c'est la représentation de ses propres connaissances et de leurs limites.

Mètis - μητις
Mètis - μητις - combine en grec, selon Marcel Détienne et Jean-Pierre Vernant, « le flair », « la sagacité », « la prévision », « la souplesse d'esprit », « la feinte », « la débrouillardise », « l'attention vigilante », « le sens de l'opportunité ». Ils précisent que : la capacité d'intelligence que désigne la mètis s'exerce certes sur des plans différents, mais l'accent y est toujours sur l'efficacité pratique, « la recherche du succès dans un domaine de l'action ».

Miăo       
Miăo signifie infime, insignifiant; vague;  en germe. 渺小, Miăo Xiăo, signifie minime, négligeable, insignifiant.

Mimésis - μιμεσις
Le mot mimésis vient du grec μιμεσις qui veut dire imiter. Son sens a évolué pour signifier imitation féconde (Homère, Lucien, Arrien,...). NPC avec mimétisme.

Mille mains de Bouddha
Méthode d'entraînement au travail de l'énergie interne. Dans cette méthode, on y guide l'énergie vers différentes formes de mains, manières de présenter les mains appelées sceaux ou tampons.

Mìng       
Mìng signifie ce qui est commandé, ordre; destin, lot de vie, le décret conféré par le Ciel à chaque être; nécessité. Mìng signifie aussi ordonner.
   Xìng Zì Mìng Chū
Dans la pensée confucéenne et la tradition taoïste, on met en avant la nécessité de reconnaître le décret, puis de travailler à ce que sa propre manière d'être soit sous-tendue par son Mìng individuel, ce qui permettra éventuellement de réaliser son Mìng, d'exprimer sa spontanéité (Zìrán chez les taoistes).
   Mencius
            陵, 故 也; 長      水, 性 也; 不       然,    Liězĭ
Fen Mìng, le destin reçu en partage d'un être, est un principe d'individuation nécessaire qui manifeste et limite sa puissance de vie.

Míng       
Luminosité, illumination, clarté; lumineux, brillant, clair; comprendre. clarifier, annoncer quelque chose, dévoiler; clair, distinct; lumineux;  comprendre.
       道,  在   德,  在  民,  在      Dàxué
      Lāozĭ
Bàopŭzĭ
        盡,                 要,  遂         Zhāng Zăi

Míng       
Míng signifie mot, nom, désignation, dénomination. Zhèng Míng: rectification des noms, titre d'un chapitre du Xúnzĭ
     Gŏngsūn Lóng
   Hánfēizĭ
                Guĭgŭzĭ

          
Mò signifie ne ... pas, sans.
       曰:『 操  存  舍  亡;  出   時,  莫   鄉。』惟     ?   Mencius

          
Mò signifie dernier, final; extrémité, fin; poudre.

Mò Huà
Mot à mot, Mó Huà, 默化, transformation silencieuse. Notion fondamentale de la pensée chinoise : il s'agit d'attendre la transformation plutôt que l'action. Dans la langage familier, Mó Huà signifie projeter, combiner un plan.

Moïra - μοιρα
Moira - μοιρα - signifie en grec « destin », « part », « portion », « lot ».
Les Moires, Μοιραι, sont trois divinités du Destin : Clôthô, « la Fileuse », Lachésis, « la Répartitrice » et Atropos « l'Implacable » (dont la fonction est de couper le fil de la vie humaine). Dans la mythologie romaine elles sont connues sous le nom des Parques. Les Moires fixent les modalités élémentaires et les limites de l’exercice et de l’accomplissement du destin et de la vie humaine entre ciel et terre.

Mouvement en conscience
L'expression mouvement en conscience a un sens très précis dans les traités de Tàijí Quán mettant en relief la dimension psychologique (mentale ou spirituelle) de cette pratique corporelle intentionnelle. La nature de cet exercice est précisée au paragraphe 2 du Taiji Fa
    
Shuo, on y trouve l'expression Zhī Jué Yùn Dòng, qui peut se traduire par mouvement en conscience à condition d'en expliciter le sens.

          
Mù signifie bois; arbre. Mù est un des cinq mouvements, Wŭ Xíng.
          火,  天    也, ...     水,  地       Nèi Jing Sù Wèn
           林,  材         Mencius

          
Mù signifie oeil.
         益,  目      Xīn Shù
             志,  爾        Zhuāngzĭ

Mù Gōng
Le Mù Gōng ou «Qì Gōng des yeux» est une méthode de Qì Gōng permettant de reposer les yeux fatigués en stimulant notamment la circulation de l'énergie et du sang dans la région des yeux et des orbites, y compris des exercices de mobilisation du regard.

Mù Dì, Mù Biāo
Le mot but n'existe pas dans la langue chinoise ancienne. Elle est seulement apparue en Chine à la fin du XIXème siècle et traduite par « Mù Dì » ou « Mù Biāo » où Mù correspond aux mots oeil, catalogue.

Mudra
Terme sanskrit parfois traduit par les termes de « sceau » ou de « tampon » caractérisant une position particulière des doigts et des mains. Les cinq doigts de la main représentent l'endroit où aboutissent des canaux énergétiques. Le mudra permet d'induire des modifications dans la circulation et la répartition de l'énergie. Certains Qì Gōng font appel à des mudras, comme par exemple, les Mille Mains de Bouddha ou la troisième méthode du Zhi Neng Qì Gōng.

Muthos - μυθος
Le mythe, μυθος, muthos, signifie parole, terme à l'origine sans opposition avec le logos. Vernant souligne que le mythe (oral à l'origine et porté par les aèdes) sert à mettre de l'ordre dans les relations entre les hommes des formes de rationalités que les humains explorent. La séparation intervient à partir du moment où le débat, l'argumentation est la condition première de la constitution d'une pensée rationnelle permet de sortr de la pensée mythique ou religieuse.

Nouveau confucianisme contemporain
Le Nouveau confucianisme contemporain est axé sur la philosophie éthique et métaphysique. Débutant au début du XXème siècle, il est à l'origine de la troisième vague de confucianisme, un renouveau du confucianisme.

Natura naturans

Natura naturata

Nèi          
Nèi signifie intérieur, interne;  adv. dedans. 内行, Nèi Háng, signifie expert, compétent.
        內,  散     Lĭ Jì
      無 一,    合,  此          Zhāng Zăi

Nèi Gōng
Terme général désignant le travail interne sur l'énergie et les organes vitaux.

Nèi Yǎng Gōng
Méthode de Qì Gōng présumée d'origine taoïste pour « nourrir l'intérieur » qui remonterait au XVIème siècle. Dans sa forme traditionnelle, ce Qì Gōng a été enseignée par Liu Duzhou à Liu Guizhen, qui l'a ensuite modifiée et adaptée aux exigences du temps, participant ainsi activement à la première vague du Qì Gōng lancée par Huang Yueting dès 1949, à l'usage alors principalement réservé aux membres du Parti, la forme de Beidahe. Liu Dong a récemment repris et réinterprété cette forme en insistant sur la relation Shaoyin.

Néng       
Néng signifie être capable, avoir la capacité, être à même de; capacité, énergie.
      曰 : 予                Zhōng Yōng
    能,  取          Wáng Fūzhī
            Tàijí Quán Lùn

Néoconfucianisme
Le néoconfucianisme est un puissant courant philosophique qui a pris son essor sous les Song pour se pousuivre sous les Ming. Il a développé et profondément transformé le confucianisme sous l'influence du Bouddhisme et du Taoisme. Il s'appuit sur une réinterprétation philologique et philosophique approfondie des textes confucéens, en particulier des quatre livres : Dàxué, Lúnyŭ, Mencius et Zhōng Yōng . Parmi les grands penseurs du néoconfucianisme mentionnons Zhou Dunyi (1017-1073), Zhāng Zài (1020-1077), Sima Guang (1019-1086), Cheng Hao (1032-1095), Cheng Yi (1033-1107), Zhū Xī (1130-1200) Lu Jiuyuan (1119-1192), Wáng Yángmíng (1472-1529), Wáng Fūzhī (1619-1692). Il s'est historiquement présenté en Chine sous différents noms désignant ses multiples branches à différentes époques, retenons ainsi l’école du Souffle, Qì Xué, l'école du principe, Lĭ Xué, l'école de l'esprit, Xīn Xué, la nouvelle école du principe, Xīn Lĭ Xué... Le néoconfucianisme est devenu en Chine la version officielle du confucianisme à partir du XIVème siècle jusqu’au tout début du XXème siècle. Il s'est par ailleurs propagé et développé au Japon, au Vietnam et en Corée qui revendique aujourd'hui la compréhension authentique du néoconfucianisme.

Neurones miroirs
Rappelons au préalable ce qu'est un neurone : une cellule du système nerveux spécialisée dans la communication et le traitement d'informations.
Les neurones-miroirs constituent une catégorie de neurones du cerveau qui manifestent une activité, non seulement chez l'individu (sujet) qui accomplit une action, un mouvement, un geste, mais, dont les neurones correspondants se manifestent aussi dans le cerveau de l'observateur. Ainsi, avec son propre corps, l'observateur est capable de percevoir au travers de cette opération mentale le mouvement que le sujet exécute sous ses yeux, d'où le terme miroir. Par ailleurs ce phénomène neuronal apparaît également lorsqu'il imagine accomplir lui-même le mouvement en question,

Nián        
Nián se traduit par pensée, idée; lire, penser à. Il signifie aussi adhérer (Tàijí Quan).

Noêsis - νοησις
Noèsis, νοησις, désigne chez Platon la faculté d'atteindre la vérité par l'intuition.

Notions-clés
Pratique et théorie du Qì Gōng font intervenir des notions-clés, dont la compréhension permet, par imprégnation, d'approfondir et de nourrir la pratique.

Noûs - νους
Mot grec νους signifie principe premier, mais aussi esprit, intellect. Le Noûs d'Anaxagore est la faculté d'être en intéraction totale avec le flux infini à l'oeuvre dans l'univers. Pour Platon le Noûs correspond à l'intelligence.


Nù signifie colère en chinois.
        樂,  慮   慹,  姚   態,  樂  虛,  蒸     Zhuāngzĭ
        立,  天   ,      生,  好       焉,  夫       Xúnzĭ
       性,  心     悲,  悲  哀,  哀  憤, 憤  怒,  怒  動,  動        Huáinánzĭ

        
Nŭ se traduit par arbalète en chinois.
        ,  節      Sūnzĭ

        
Nŭ signifie faire des efforts, s'efforcer, faire proéminer.

Nu du mouvement
Le nu d'un mouvement correspond à la posture sur la base de laquelle se construit, à partir de l'immobilité et du repos, la dynamique du mouvement : c'est à partir du nu du mouvement que s'élabore l'anadése du mouvement et se déploie le geste.

Nuò       
Nuò signifie consentir; promettre. Nuò Yán se traduit par promesse.
     諾, 不一,  利    Mòzĭ

Or
En hébreu le mot or, signifie la lumière mais aussi le feu, et par un jeu de nombres et de lettres l’ « étrangeté » et le « secret ». La lumière c’est aussi, la « plaine », les « herbes » qui y poussent et la rosée qui les recouvre au petit matin.

Origine
On nous propose deux définitions;
1- Source dynamique de la totalité de ce qui existe. L'origine correspond alors à la cause antérieure à toutes les autres (créatrice/transcendante).
2 - Fondement logiquement premier à tout ce qui existe (immanente).

Otium
Otium en latin signifie loisir, oisiveté. Temps durant lequel une personne profite du repos pour s'exercer au travail de soi, se livrer à une praxis visant une transformation, s'adonner notamment à la méditation, la contemplation, à un loisir studieux où figurent aussi des exercices spirituels.

Pāi Dă Gōng
Ensemble de techniques à l'origine martiales, consistant à tapoter ou encore à frapper avec les mains différentes parties du corps dans le but de le stimuler ou de le renforcer. Le Pāi Dă Gōng est généralement assimilé aux techniques d'auto-massage.

Paideia - παιδεια
La παιδεια - paideia - correspond à l'effort pédagogique, la pédagogie servant à l'éducation des jeunes gens et des citoyens, sur les plans du corps et de l'esprit.

P'ang Kouang
P'ang Kouang, Báng Guāng en pinyin, désigne la vessie
               者,  倉   本,  營   也,  名  器,  能      Sù Wèn
    Sù Wèn

Palintropos - παλιντροπος
Palintropos, du grec archaique παλιντροπος, signifie qui revient sur soi, qui se retourne sur soi-même. Terme important chez Héraclite qu'on retrouve dans les métaphores de l'arc, de la lyre ou du fleuve grâce auxquelles il exprime son principe du mouvement.

Panta rhei - παντα ρει
Panta rhei - Παντα ρει - signifie en grec tout coule, tout change. L'expression est indûment employée par Platon à propos....

Paradoxe
Un paradoxe désigne une apparition qui s'écarte ou semble s'écarter d'elle-même, au risque de se dégrader en simple apparence. Un paradoxe se décèle suivant son mode d'apparition...

Parallaxe - παραλλαξις
Parallaxe dérive du mot παραλλαξις qui signifie "déplacement continu, parallaxe". Parallaxe désigne ainsi l'effet d'un changement d'incidence d'observation, l'effet du changement d'angle de vue de l'observateur sur ce qu'il perçoit.

Pĕng - Bīng       
Bīng, souvent écrit Pĕng mais prononcé pong, désigne en Taiji Quan une forme de direction du mouvement du corps, une conduite, une qualité d'agir qui se traduit ordinairement par parer.
                 Bā Jì Gē

Percept
Un percept est un certain état ou une certaine aptitude à percevoir plus ou moins de choses.
Ce qui est perçu comme tel sans référence au concept comme résultat de l'acte de la perception`` (Morf. Philos. 1980).

Petite Circulation Céleste
La Petite Circulation Céleste, Xiao Zhou Tian Xun Huan, est une technique taoïste consistant à faire circuler le Qì sur l'axe du corps le long des vaisseaux Gouverneur (montée) et Conception (descente). Respiration et visualisation jouent un rôle important.

Phase
En discussant la notion de Ji, le point de transition entre deux phases, Jacques Gernet précise :
La notion de phase, passage insensible de l'un à l'autre de deux termes opposés et indissociables, est symbolisée par le dessin bien connu qui représente l'enchaînement des énergies Yin et Yang à l'intérieur d'un cercle. Leur unité est continuité, puisqu'ils coexistent et que les proportions de l'un varient en fonction inverse de l'autre. Leurs signes ne s'inversent qu'au cours d'un instant infinitésimal. Tel est le sens du mot Ji, l'impondérable qui dans tous les domaines, aboutit à une inversion de signes.
La notion de phase que souligne notamment Wáng Fūzhī fait réfèrence au passage insensible de l'un à l'autre de deux termes opposés, de croissance et de déclin, de coexistence de l'aléatoire et du constant qui, malgré son aspect contradictoire, est constitutive de tous les phénomènes naturels et biologiques.

Phénomène
Le phénomène se comprend en premier lieu comme l'apparence (étym. φαινομενον) sensible de ce qui arrive, (opposition avec l'essence), mais aussi comme l'apparition (φαινειν, faire apparaître) de ce qui apparaît dans l'espace et dans le temps (opposition avec la condition ou le sens de l'apparition). En bref, on appelle phénomène ce qui fait son apparition dans la conscience.

Phronesis - φρονεσις
La prudence - φρονεσις - est pour Aristote une faculté, une disposition pratique, la capacité en prise avec l'action qui permet de faire face, de combler l'écart entre théorie et pratique. « Etre prudent, c'est être capable de délibérer correctement sur ce qui est bon et avantageux pour soi ».
Au début du Zhōng Yōng, comme préconisation au Jūn Zĭ, on relève le même mot Shèn : « ...l'homme de bien est circonspect vis à vis de ce qu'il n'a point vu et craintif vis à vis de ce qu'il n' a pas entendu ».

Physis - φυσις
φυσις, phusis, correspond communément à la notion de nature. Ce mot possède déjà dans les textes présocratiques un sens très riche, mais ne désigne pas l'ensemble ou le principe des phénomènes. A cette époque phusis signifie en général ou bien la constitution, la nature propre à chaque chose et, ou bien le processus de réalisation, de genèse, d'apparition, de croissance d'une chose.
Il est remarquable d'observer qu'on a, comme l'a souligné A.C.Graham, chez les penseurs chinois du IVème siècle avant J.-C., le même type d'interrogation et une ambivalence caractéristique en ce qui concerne les mots, le sens et les notions de Xìng et Sheng.


Pí désigne non seulement la Rate-Pancréas, mais mais aussi la fonction Rate-Pancréas.
     Néi Jing Sù Wèn

      
Pò signifie forcer, obliger; se presser, se hâter.
              之,  此           Wáng Fūzhī

      
Pò signifie fendre; vaincre; détruire;  adj. déchiré, usé; mauvais.

Poiesis - ποιεσις
ποιεσις, action de faire, de produire quelque chose, un objet, posé en dehors de moi, une oeuvre à partir de la maîtrise d'un savoir, d'un savoir-faire ou d'une intuition qui s'aboliront une fois l'oeuvre ou l'objet produit.

Poros - πορος
πορος, passage, conduit, pore, gué; ressource

Proficiens
Apprenti en sagesse.

Quelques points importants en Qì Gōng
Voici une liste illustrative de quelques points utilisés en Qì Gōng.
Poroi - ποροι
Ce mot, poroi, désigne dans la plupart des explications physiologiques de l'antiquité les conduits menant les sensations des organes des sens au centre coordinateur (cœur ou cerveau). Associé chez Eschyle à la notion de tension dans la phrase des filles de Danaos : δαυλοι γαρ πραπδων δασκιοι τε τειδουσιν ποροι κατιδειν : tension des canaux velus et broussailleux de ses poumons (πρατιδες diaphragme).

Les sept Portes
En Qì Gōng, il est parfois fait référence aux sept portes. Pour la médecine chinoise, il s'agit de la bouche, des narines, des yeux et des oreilles qui correspondent aux sept orifices supérieurs du corps désignés sept portes du corps (en correspondance avec les cinq Zang). Pour les alchimistes taoïstes il existe également sept portes appelées les sept portes secrètes: Ni Wan, Yu Zhen, Jia Ji, Wei Lü, Zhong Wan, Shan Zhong et Zu Qiao.

Prapides - πραπιδες
πραπιδες, prapidès, est un mot rare au singulier, généralement en association avec le mot φρην. ou φρενες au pluriel . Or, au pluriel, ces deux mots désignent les poumons (Homère) voire plus spécifiquement le diaphragme (Platon, Hippocrate). Dans les textes homériques, s'y situe le siège de la conscience (perceptions, émotions, pensées, intelligence souvent confondues). Poumons ou diaphragme, les πρατιδες représentent un point stratégique (désirs, souffrance morale)

Prosochè - προσοχη
προσοχη, prosochè, signifie en grec attention, l'exercice de l'attention, l'art de l'attention. Elément fondamental dans la pratique des exercices spirituels.

         
Qí signifie chevaucher; être à califourchon.
        人,  則     虛,  而               Huáinánzĭ

         
Le Qì correspond à l'énergie, au souffle.
     天 地 之 間,  一 性 性   Wáng Tíngxiāng
    Shí Sān Shì Xíng Gōng Xīn Jiě
Pour être en bonne santé, il faut que le Qì et le sang circulent librement. Le travail sur le Qì, le Qì Gōng, vise à renforcer l'énergie vitale et à faire circuler le Qì et le sang.
       言,  勿   心;  不   心,  勿      Gào Zĭ
     志,      也;   氣,      也.      焉,     焉.    曰:     志,         Mencius
                。 以                    Taiji Quan Xué

Qì Huà
Qì Huà signifie transformation du Qì. Par transformation du Qì on entend ordinairement la transformation des substances et des formes d'énergie dans l'organisme pendant la vie.
       , Qì Huà, désigne le processus de transformation permanente du Qi.

         
Qì signifie ustensile, objet; organe; capacité, talent.
             Lúnyŭ
         強。 魚     淵,  國          Lāozĭ
    
 者,  天     也,  用   正,  元   成,  上  者,  與   接,  結         He Guānzĭ
          道」形      道,  形         Lù Jiŭyuān
     天 下 惟 而 已 矣  Wáng Fūzhī

        
Qī signifie durée, délai; période; espérer. Ce mot important sert notamment à mettre en avant la dimension temporelle du changement en rapport avec la perception. 期待, Qī Dài, se traduit par espérer, attendre. 期限, Qī Xiàn, signifie délai / limite.
   ...              ...   Mòzĭ
       ,  天     曠,  是         Mencius
        ,     ,     ,  與     Bái Xīn
        可 !  Zhuāngzĭ

Qì Gōng dynamique
Classification des techniques de travail formel ou non dans lesquelles le corps est en mouvement (Dòng). Ces techniques visent principalement à faire circuler le Qì et le Sang, à cultiver le relâchement, à mettre en place le principe de centralité et à comprendre le non-agir dans l'accomplissement de ses propres mouvements.

Qì Gōng statique
Classification des techniques de Qì Gōng dans lesquelles le corps est immobile. Ces techniques font typiquement appel à la concentration et à la visualisation comme par exemple les postures de l'arbre, «Zhan Zhuǎng Gōng», «la Petite Circulation Céleste» ou encore «l'Eventail-chasseur de démon» du Qì Gōng de Lāo Zĭ.

Qì Gōng de la grue blanche
Qì Gōng d'origine bouddhiste très élaboré intégrant l'enseignement du Yi Jīn Jīng, le classique des muscles et des tendons, qui fait une large place au travail musculo-tendineux et à l'exercice du Yì, l'intention.

Qì Gōng de l'oie sauvage
Le Qì Gōng de l'oie sauvage, le Dayan Qì Gōng, est un ensemble de plusieurs techniques de l'école taoïste Kun Lun. Cette méthode de Qì Gōng s'inspire des mouvements de l'oie sauvage associés à des principes de Qì Gōng. Une synthèse de mouvements lents et rapides, souples et énergiques synchronisant le statique et le dynamique, éveillant les sensations d'énergie et favorisant la circulation du sang.

Qì Gōng du vol de la grue
Synthèse moderne de formes anciennes taoïstes. Basé sur l'ouverture de points de contact avec le milieu ambiant.

Qián
Quán signifie se cacher; plonger. 潜虚, Qián Xū, désigne la notion de Vide latent.

Qiào       
Qiào signifie trou, orifice.
       者,  精        Huáinánzĭ

Qíng      
A l'origine, Qíng enveloppait le sens de circonstance, situation, état, et plus généralement de caractéristiques intrinsèques. Par la suite, le sens du mot s'est différencié autour d'un concept d'intérêt central dans la pensée chinoise dès le IVème siècle av. J.-C., (notamment chez les confucéens). Qíng s'emploie fréquemment dans le sens de tendance caractéristique, d'émotion, de disposition foncière, de passion ou encore de sentiment, et adjectivement, dans le sens de véritable, d'authentique; .
           卦,   以     德,         Zhōuyì zhushu
       禮,  先      道,  以        Lĭjì
      性;   出,  命   降。     情,  情      Xìng Zì Mìng Chū
                      
  Mencius
        好, 惡, 喜, 怒, 哀, 樂   情.   情            Xúnzĭ
      心 統 性 情   Zhū Xī
           Hánfēizĭ
Les termes correspondants importants utilisés au Moyen-Age en latin sont motio animi et affectus.

Qīng      
Qīng signifie léger, jeune; légèrement; mépriser.
        根,  靜      Lāozĭ
       末,  以      Huáinánzĭ

Qīng      
Qīng signifie tendance, inclination; incliner, tendre à; renverser.

Qì Gōng de Guolin
Le Qì Gōng de Guolin est une forme de Qì Gōng qui, dans sa forme originelle, a été mise au point à la fin des années soixante. Son succès est à l'origine de la « deuxième vague du Qì Gōng » en Chine durant les années soixante-dix (New Guolin Qigong). En effet ce Qì Gōng qui s'articule sur une marche méditative a été élaboré, afin de lutter contre le cancer en s'appliquant notamment à renforcer le système immunitaire.

Qiáng     
Qiáng signifie fort, puissant; par force; plus.
       Shāng Jun Lùn
      Lāozĭ
          強, 國        Shāngyāngshū
      夫 得  者,  志    強,  心      Wénzĭ
       Huáinánzĭ
Qiáng signifie aussi s'efforcer de. Qiăng Pò se traduit ainsi par imposer, contraindre.

Qióng     
Qióng signifie pauvre; fin, limite.
      曰 :  窮      Yi Jing
                  旁.      母.     ;           再.            Qióng Dá Yĭ Shí
        下,  窮   
        窮,        Wénzĭ

Qiú          
Qiú signifie rechercher, viser à; demander, prier; supplier; demande, exigence.
         己,  己    發,  發   中,  則     者,  反        Lĭjì zhùshū
                       Xúnzĭ
       游,  不        者,                Liězĭ
          外,  而    之,  是    本,  而        Huáinánzĭ
              Yang Luchan

Qiú          
Qiú signifie rassembler, apparier, assortir.

Qualia
Les qualia sont les propriétés de l'expérience sensible : l'effet que cela fait. Pour D.Dennet les qualia sont ineffables, on ne peut les communiquer, ni les appréhender autrement que par expérience directe, intrinsèques ou immédiats : ce ne sont pas des propriétés relationnelles, privés : toute comparaison interpersonnelle est impossible, parce qu'appréhendés directement par la conscience,

Quán
Quán signifie poing, boxe; poignée. Quán désigne ce qui est compris dans une poignée, ce qu'on peut saisir dans le poing, la globalité. Il se trduit aussi par enroulement.

Quán Shù
Terme générique désignant les arts du poing, l'ensemble des méthodes et techniques des (nombreuses) boxes chinoises traditionnelles y compris le Bagua Zhang.

         
Qù signifie aller, quitter; enlever;  adj. dernier;  préf. marquant la direction. 去勢, Qù Shì, accéder au Shì, est une expression utilisée en calligraphie ou en peinture qui signifie emprunter les formes manifestées de la nature et ses mouvements.
         泰,  身        見,  素      Hánfēizĭ
        也,  無   也,  來   迎,  去      Wénzĭ

        
Qū signifie courbé, sinueux, tortueux; poussé à l'extrême; céder (à la force).
          使  申,  心     使    Xúnzĭ

         
Qū signifie courbe, tordu; courbure, virage. 扭曲, Niŭ Qū signifie tordre déformer. 蜷曲, Quán Qū, signifie friser, rouler, tordre, tortiller.
    Xúnzĭ
        Tàijí Quán Lùn

         
Qū signifie plier, fléchir; contracter; se soumettre;  plissure, flexure.
           直,  與   伸,  無     Wénzĭ
   「屈      生」,  感   也;「情       生」,雜     Zhāng Zăi

         
Qŭ signifie prendre, reprendre; obtenir; adopter, choisir. Ce mot important peut se comprendre à la fois comme le mouvement, l'acte de saisir et comme le résultat, la situation du fait de s'emparer de quelque chose. Cette ambivalence élargit notamment le champ d'interprétation du texte selon la frontière à laquelle on s'attache, au corps ou au pays (microcosme/macrocosme).
           之,  必         ,  狷         Lúnyŭ
           事,  及           Lāozĭ
          天,        地,       文,      宜,      身,        Zhōuyì zhushu

Quán
Quán signifie poing, boxe; enroulement.

Quán Shù
Terme générique désignant les arts du poing, l'ensemble des méthodes et techniques des (nombreuses) boxes chinoises traditionnelles y compris le Bagua Zhang.

Rán        
Rán signifie juste, correct.
       se traduit ordinairement par spontanéité, naturel ou de soi-même.
         林,  觀  性,  形   矣,  然    鐻,  然    焉,  不     Zhuāngzĭ
               Guănzĭ
        慮,  動     Huáinánzĭ
            ,  命   Liězĭ

          
Rè signifie chaleur, fièvre; chaud.
Note : Ne pas confondre avec 火 ,Huŏ, qui signifie chaleur interne, feu.

Rebroussement
Rebrousser signifie retourner en sens opposé à partir d'un point donné d'un trajet ou au beau milieu d'une trajectoire (人). Au cours d'un mouvement, la compréhension de la réalisation d'un point de rebroussement figurant sur la trajectoire d'un point donné du corps, du doigt ou du coude par exemple, joue un rôle essentiel pour l'accomplissement du geste juste.

Régulation du souffle
Etape du travail du Qì permettant d'équilibrer le Qì et le Sang, de calmer l'esprit (Shén) pour apporter de la détente. Parmi les techniques de régulation citons la respiration par le Petit Circuit Céleste précisée ci-dessous.

Régulation de l'esprit
Etape du travail du Qì consistant à éliminer les pensées confuses et les idées négatives pour atteindre un état de quiétude.

Rén        
Homme, personne; humanité. L'expression 天人感應, Tiān Rén Gān Yīng,désigne la résonance entre l'homme et le Ciel.
        內,           
       者,       也。所   者,  愛  也;  所   者,  知     Huáinánzĭ

Rén       
Rén désigne la vertu d'humanité, l'humanité, la bonté, la bienveillance. A. Cheng propose comme traduction de Rén le sens de l'humain (compris comme le sens de l'orientation).
   Mòzĭ
                                      Zhuāngzĭ
             行,   不         Guodian Wŭ Xíng
        者,  豈      美  、㢘       Sīmă Guāng
Rén désigne aussi les caractéristiques du registre d'activité relevant de l'humain, le registre d'activité qui fait intervenir la volonté et la conscience : réfléchi, prémédité, artificiel, élaboré, contraint, conscient (de soi), avec l'entendement séparé du corps (das Leib). Par extension, pour les Chinois anciens, Rén caractérise pour l'humain la capacité à se situer dans une hiérarchie (Ciel-Terre,...), la capacité d'intégrer un monde et de s'y conformer au travers d'un processus de perfectionnement.

Résilience
La résilience est a priori un terme de physique qui caractérise l'absorption et l'accumulation d'énergie susceptible d'être restituée par un corps lors d'une déformation . On parlera donc par exemple d'effet de résilience corporelle lorsqu'un mouvement (hors volonté) surgit lors du relâchement musculaire à la suite par exemple d'une circumduction, d'une pronation ou encore d'une supination.

Respiration par le Petit Circuit Céleste
Technique de régulation du souffle qui consiste à conduire le Qì par visualisation du point Bai Hui situé au sommet de la tête au point Huiyin, sur le périnée en passant par les points Dan Zhong, Zhong Wan et le Dān Tiān sur la ligne médiane antérieure, puis à conduire le Qì selon le Vaisseau Gouverneur en passant par le coccyx, la colonne vertébrale et la nuque. Cette technique qui consiste ainsi à faire circuler le Qì à travers les méridiens Ren Mai et Du Mai s'appelle aussi « circulation du Qì à travers les méridiens Ren et Du ».

          
Rì désigne en premier lieu le soleil, mais signifie aussi jour, temps. 日, Jìn, signifie récemment, dernièrement, sous peu.
        將,  學        Shijing
      中,        « Le soleil au milieu, c'est le soleil qui appartient au Sud ».
        焉,       ...  Mòzĭ - Livre XIII-17

Rotation de l'épaule
On distingue deux types de rotation de l'épaule. La rotation interne de l'épaule :par exemple la rotation associée au mouvement induit par le passage de la main dans le dos, en direction du cou. D'autre part la rotation externe qui, pour l'étude de la mobilité de l'épaule, peut être évaluée de plusieurs manières : bras pliés à 90° coudes au corps, bras à 90° d’élévation antérieure (horizontaux et parallèles) et bras à 90° d’abduction.

Róu       
Róu signifie souple, flexible, doux; souplesse.
           
        陽,  而   餒;  以   陰,  而   孤;  以   陰,  而   靡;  以   陽,  而      Wáng Fūzhī

        
Etre comparable, égaler; comme si; conformément à.
       在,  祭       Lúnyŭ
          利,  地       Mencius

        
Rú désigne à l'origine une certaine catégorie d'experts de la chose écrite et du rituel. Rú signifie par lettré; classiciste, désignant ainsi les confucéens, mais aussi éducation.
          楊,  逃     。歸,  斯        Mencius
        科,  關       ...   儒,  儒 者,  知         Zhāng Tàiyán

Rú Jiā
Rú Jiā, 儒家, l'école des lettrés, l'école de Confucius.

Rú Jiāo - Zong Jiāo
Rú Jiāo a été créé à la fin XIXème siècle. Ce terme provient initialement de la traduction du néologisme européen de confucianisme vu comme une religion (James Legge). Par contraste les allemands ont par la suite plus justement traduit Rú Jiāo, 儒教, par « Lehre der Literaten und der Gelehrten » (W. Grube), soit en fait enseignement des lettrés et des savants.

        
Rù se traduit par entrer; adhérer, pénétrer.
         俞,  風      俞,  而    之,     ,  各      Nèi Jing Sù Wèn
     室,  僾       位,  周   戶,  肅        聲,  出   聽,  愾            Lĭjì
    Lāozĭ « Le non-être pénètre ce qui n'a pas d'interstice, je comprends de là l'avantage du non-agir.»
        惔,  則     入,  邪    襲,  故         Zhuāngzĭ
    乃 能 收 斂   Tàijí Quán Lùn

Rù Jìng
       , Rù Jìng, désigne le processus d'entrée dans la quiétude.

Ruò       
Ruò signifie si; sembler; si jamais. 若非, Ruò Fēi, se traduit par si ce n'était que, à moins que ou autrement.
     功,  利  也  -  功: 不  時,  若     Mózĭ

Ruò
Ruò signifie faible, fragile; inférieur, un peu moins.
       Shāng Jun Lùn

Ruthmos - ρυθμος   
Ρυθμος, rhuthmos, signifie en grec cadence, rapidité, rythme, vitesse, temps. Rhuthmos désigne une des caractéristiques des atomes de Démocrite.
Note : Rhysmos ou plutôt rhythmos, plus usité en grec archaïque, désigne à l'originr le mouvement des vagues (et provient de ρειν, rhein, couler). Or, ce terme a servi de métaphore aux aléas de la vie, ses hauts et ses bas, aux états et aux humeurs des hommes, pour devenir finalement la notion englobant tout mouvement doté d'une régularité. Heinz Wismann, Les avatars du vide.

Săn        
Săn signifie dispersion; éparpillé; se détacher, se disperser, se dissiper.
        內,  散      Lĭjì
       生, 氣   也,  聚   生,  散      Zhuāngzĭ
           虛,  猶     水,  知    氣,  則    Zhāng Zăi
        形,       虛,  氣       Wáng Fūzhī

Sān Jiāo
Sān Jiāo (Ming) fait référence aux trois enseignements ancestraux chinois, les trois sagesses chinoises, à savoir le Confucianisme, le Taoïsme et le Bouddhisme.
     ... 則         設.   文      Yuájuè jīng dàshū shiyi chāo
       Taiji Fa Shuo
Pour Zibo Zhenke (1543-1603) : "Les Sān Jiāo sont issus d’une même famille... Le bouddhisme éclaircit les choses qui se sont passées avant la dernière des quatre périodes cosmiques, il représente donc le plus ancien. Le confucianisme et le taoïsme abordent des sujets concernant ici et maintenant. Les bouddhas sont comme les cieux au milieu des cieux et un saint au milieu des saints. Or, le confucianisme et le taoïsme se trouvent dans le monde ordinaire. Les bouddhas révèlent que tous les êtres sont très proches, puisqu’ils ne font qu’un avec eux. Or, le confucianisme et le taoïsme s’intéressent aux choses extérieures. Bien que le principe [des Sān Jiāo] soit unique, leur profondeur est variée ; et bien qu’il existe une telle différence de profondeur, ils convergent vers un même principe. [...] les trois enseignements suivent la même Voie et que c’est le mot, non pas l’esprit qui les différencie"
Ouyi Zhixu : « L’esprit inné est l’origine des trois enseignements. Les trois enseignements sont créés à partir de cet esprit. S’il n’existait pas d’esprit, les trois enseignements n’existeraient pas ; si quelqu’un ignore son propre esprit, il ignore aussi les trois enseignements. »

Sān Jiāo
Sān Jiāo désigne la fonction du Triple Réchauffeur.
      Sù Wén

Sān Yao Su
Les trois harmonies.

Sentience
La sentience (du participe présent latin sentiens, « sentant ou ressentant ») désigne la capacité de sentir les choses, mais aussi plus spécifiquement les trajectoires, les forces et les accélérations en jeu dans le mouvement des objets et des corps. La sentience recouvre ainsi la notion de capacité de percevoir les changements mêmes infimes, d'éprouver les choses subjectivement, de discerner et de saisir le détail lors des expériences vécues.
La sentience met sans aucun doute en jeu l'attention mais se distingue nettement d'autres aspects de la conscience et de l'esprit, comme l'intelligence, la métacognition, l'intentionnalité. Cultiver sa sentience est l'un des objectifs mis en avant dans les pratiques du Yǎng Shēng (pris au sens large).

Sensation / Perception
Sensation et perception sont étroitement liées mais jouent des rôles différents dans la relation au monde. La sensation concerne le processus par lequel le corps sensible est rendu capable de sentir l'environnement par la vue, l'ouie, le goût, l'odorat,... La perception concerne le moyen par lequel le cerveau est en mesure d'interpréter [en leur laissant libre accès à la conscience] les sensations fournies par le corps ce qui non seulement permet la saisie des contours des choses mais aussi donne sens à ce qui nous entoure en éclairant leur mouvementation.

Sentiment
La notion de sentiment a sensiblement varié selon les époques. La lecture des auteurs doit donc rétablir l'acception sous laquelle on entendait le mot sentiment. Par exemple au XVIIème siècle on entendait par sentiment toute connaissance immédiate et intuitive.
Dans la pensée chinoise, la notion de sentiment devient un sujet d'intérêt et de réflexion important au IVème siècle où elle tend à se confondre avec celle d'émotion (Qíng).
Aujourd'hui à la lumière de la neurobiologie le sentiment se comprend volontiers comme la perception des émotions, élément important de la sentience (Damasio).

Les sentiments
Du point de vue des chinois anciens, les sentiments (émotions ou sensibilités) se trouvent souvent à l'origine des maladies internes. Le plus souvent, on retient sept sentiments: la joie, la colère, la tristesse, le souci, la chagrin, la peur et l'effroi. Relié à l'un des cinq éléments, chacun de ces sentiments est responsable d’un mouvement particulier des souffles. Ainsi la joie (Xi) harmonise, relâche, détend, assouplit et retarde le souffle. Elle favorise sa circulation et fait qu’il est à l’aise. La colère () fait monter et fait refluer le souffle. La tristesse (Yōu) fait stagner le souffle et bloque sa circulation. Le souci (Si) noue le souffle, le ramasse vers le centre et concentre le Shén. Le chagrin (Bēi) consomme le souffle et le fait dépérir. La peur (Kŏng) fait descendre le souffle avec une notion d’effondrement et d’abaissement. L’effroi (Jīng) désorganise le souffle, le fait aller dans tous les sens et crée la confusion.
Les pathologies liées à leur déséquilibre découlent de leur mécanisme même. La pathologie se manifeste lors d’un excès de tel ou tel sentiment. Elle va avoir un effet sur les organes ou les fonctions de l’organisme qui ont l’affinité la plus étroite avec tel ou tel mécanisme.
Ainsi la joie (Xi) qui élargit les sentiments «fait circuler les énergies Ying et Wèi et met le Qì à l’aise». A l’excès, elle blesse le Yang, va nuire au cœur, au Shén et disperser l’esprit qui ne peut plus être retenu. Le cœur étant le maître des organes (Záng), la joie peut vider les cinq organes. Elle blesse aussi le Pro (d’où la démence Kuang avec assèchement de la peau et altération du teint). La pathologie usuellement décrite dans les excès de joie concerne le Cœur avec palpitations, insomnies, trouble de l’esprit avec rires incontrôlables.
La colère () à l’excès fait refluer le souffle vers le haut. Si elle est forte, le souffle entraîne le sang avec lui. Ces signes qui correspondent à un reflux du Qì du Foie sont : plénitude thoracique et costale, céphalées, vertiges, yeux rouges exorbités, visage rouge, toux, nausées, vomissements, parfois rejet de sang et perte de conscience « Jue » si le souffle entraîne le sang avec lui. On dit aussi que la colère égare, qu’elle nuit au Foie et au Rein, qu’elle blesse la volonté (Zhī) créant des troubles de mémoire, des lombalgies et des troubles de l’esprit. Elle blesse le Yīn à l’inverse de la joie, mais comme cette dernière, elle peut vider les cinq organes.
La tristesse (Yōu) à l’excès bloque la circulation des souffles, provoquant sa transformation en Feu. Le Poumon maître du Qì ne peut plus les faire circuler et le Feu produit par l’obstruction endommage le Yīn du Poumon. Le sujet atteint de tristesse est inquiet et préoccupé, a des difficultés à se projeter vers l’avenir. On dit aussi que la tristesse blesse l’idée () et l’âme Hún.
Le souci (Di) à l’excès provoque une nouure du Qì qui va retentir sur le centre de l’homme c’est à dire à la fois sur la Rate en nuisant au Yáng de la Rate qui ne peut plus assurer les transports et les transformations, mais aussi sur le cœur, en provoquant une stagnation dans le cœur qui blesse le cœur et le Shén. Elle nuit aussi à l’idée () shen de la Rate. La symptomatologie concerne donc d’une part les troubles de transport et transformation de la Rate avec sensation de plénitude épigastrique voire thoracique, ballonnements, anorexie, selles molles, etc., mais aussi des troubles du sang (atteinte Cœur et Rate) avec des signes de vide de Sang et des troubles de l’esprit (Shén et ) avec état mélancolique, ruminations, obsessions. Le Zhenjiu Jiayi Jing au chapitre I ajoute que les quatre membres sont difficiles à remuer.
Le chagrin (Bēi) à l’excès « resserre le Cœur, déploie les lobes du poumon qui interceptent le foyer supérieur, les Ying-Wei ne peuvent se répandre, il y a échauffement interne qui dissout le Qì ». Avec la tristesse il blesse l’âme étherée, le Hún, et «quand le Hún est blessé c’est la folie extravagante (Kuang Wang), l’Essence ne peut être gardée ce qui produit chez l’homme la rétraction des organes sexuels avec des convulsions musculaires et les deux côtés du thorax ne se soulèvent pas». Le chagrin nuit aussi aux cinq organes et épuise la vie par l’atteinte préférentielle du Poumon qui est le maître des souffles.
La peur (Kŏng) à l’excès «spolie l’Essence (Jīng) et bloque le foyer supérieur, le Qì rebrousse chemin, distend le foyer inférieur et ne circule ». Elle nuit au Rein et au Foie, blesse l’esprit (Shén) et le Cœur, elle agite et empêche le recueillement. Elle peut aussi vider les cinq Zang par perte de l’Essence (Jīng). Les signes pathologiques se situent essentiellement au niveau du réchauffeur inférieur et des reins avec un état nerveux et angoissé, des incontinences urinaires et des selles et des spermatorrhées (il faut probablement entendre ces derniers symptômes dans un sens plus large, comme tout symptôme physique ou psychique qui manifeste une impossibilité de retenir ou de contenir quelque chose dans le bas du corps ou bien comme un manque d’assises psychologique).
L’effroi (Jīng) en désorganisant le souffle «fait perdre au Cœur son appui et l’esprit n’a plus d’attache». Il désoriente l’esprit (Shén) et fait divaguer la pensée provoquant un état de trouble pouvant aller jusqu’à la confusion mentale. Il y a des angoisses, des palpitations de l’essoufflement, des insomnies. Le retentissement se fait le plus souvent sur Vésicule Biliaire, l’entraille chargée de la rectitude médiane, voire sur Daimai ou sur le Cœur.
Par ailleurs, tout excès d’un sentiment peut se transformer en Feu. Or, le Feu dessèche les liquides organiques provoquant la formation de glaires (Tán) qui peuvent obstruer les orifices du Cœur. Le Feu attaque aussi le Sang provoquant du vent et de la chaleur du Sang. Le Sang s’appauvrit et ne pouvant plus nourrir le cœur, cela provoque des troubles de l’esprit (Shén). Comme au début on retrouve donc ici, quelque soit le sentiment, la relation qu’ils établissent avec le Cœur.

Scepticisme
Selon Sextus Empiricus, le scepticisme est la faculté, dynamis, de mettre face à face les choses qui apparaissent, les phénomènes, aussi bien que celles qui sont pensées, les noumènes, de quelque manière que ce soit, capacité par laquelle, du fait de la force égale, l'isosthénie, qu’il y a dans les objets et les raisonnements opposés, nous arrivons d’abord à la suspension de l’assentiment, l'épochê, et après cela à la tranquillité, l'ataraxie.

Shàn      
Shàn signifie exceller en; être enclin à;  adj. bon, avantageux; bienfait. Shàn permet aussi d'évoquer la notion d'extremum.
       
         者,  是         Xúnzĭ
        ,  性     Zhāng Zăi
            體,  有       動,  知      知,  為        Wáng Yángmíng
          者,   不   生,   而      Hanshan Te Tching

Shăoyīn  少陰
Grand méridien Yīn composé du méridien du Rein (Zú Shaoyin) et du méridien du Cœur (Shŏu Shaoyin).

Shě         
Shě signifie abandonner; faire don de; faire place à. 舍身, Shě Shēn, signifie risquer sa vie. 舍死忘生, Shě Sĭ Wàng Shēng, signifie au mépris de sa vie.
        復,  其       Nèi Yě
          病,  久    者,  內       Nèi Jing Sù Wèn
        , 知   舍, 故       Wáng Fūzhī

Shè         
Shè s'écrit comme le précédent et signifie maison; abriter.
      舍,  神       Líng Shū
          舍,  當  無, 有     Lāozĭ

Shè         
Shè signifie tirer; jaillir; émettre. 射箭, Shè Jiàn, signifie tirer à l'arc.

Shén       
Shén se traduit par esprit, esprit subtil, esprits, pouvoir agissant, force agissante; puissance spirituelle, puissances miraculeuses, pouvoir merveilleux.
       Bàopŭzĭ
      Tàijí Quán Lùn
Pour Wáng Fūzhī, la nature humain, Xìng relève purement du principe de l'esprit subtil, Shén Li.
      者,  道         Wáng Fūzhī

Shén Míng  
Shén Míng, 神明, signifie clarté spirituelle.
      Tàijí Quán Lùn
          卦,        德,   以       Zhōuyì zhushu

Shèn      
Shèn signifie prudent, circonspect, discret. Le mot figure notamment au début du Zhōng Yōng :
  Zhōng Yōng
        見,  耳   聞,  心   知,  女    形,  形       內,  閉  外,  多     Zhuāngzĭ

Shèn      
Shèn est un mot qui désigne le Rein. Il est parfois écrit Chèn. Shèn fait référence, non seulement à l'organe, mais aussi aux fonctions du Rein.
     Nèi Jing Sù Wèn

Shēn      
Shēn signifie affirmer, exprimer; expression.

Shēn      
Shēn signifie tendre, allonger. Yĭn Shēn signifie extension.
          Taiji Quan Lùn

Shēn      
Shēn signifie profond, étroit; difficile; très. Ant. Qiăn, 浅.
            者,  恒    疾.  獨    子,  其    危,  其    深,  故    Mencius

Shēn      
Shēn se traduit par corps, forme, matière, vie; soi-même, en personne.
Note : L'expression 修身, Xiū Shēn, signifie entretenir le corps, mais peut être aussi traduite par perfectionner sa propre personne,; culture de soi.
                                 Mencius
    
                  Sishu zhangju jizhu
           勢,  爲     逢,  研      爲,  記      Wáng Fūzhī

Shèng   ou
Shèng signifie sage, saint; sagesse. 聖人, Shèng Rén, désigne le sage, par exemple dans le Guănzĭ. Dans les textes anciens, sagesse et perspicacité sont le plus souvent souvent exprimées à l'aide termes concernant le processus de perception ordinaire au travers de mots relatifs à l'entendre et au voir, mais sont décrites comme des formes extrasensitives de la perception...
         之,   也; 見   之,  智    Wū Xíng Piān
        者,  不   時,  時        Huáinánzĭ

Shèng     
Shèng signifie vaincre, l'emporter sur; surpasser, dépasser; victoire, succès; adj. remarquable, excellent, supérieur; être égal à, être à la hauteur de, pouvoir supporter.
        時,      應,         Lüshì Chunqiu
     故 知 勝 有 五 : 知 可 以 戰 與 不 可 以 戰 者 勝 ...   Sūnzĭ

Shēng     
Shēng signifie son, bruit; voix; ton.
           色,  耳      ,  言      義,  小       Wáng Fūzhī

Shēng    
Shēng signifie ce qui naît, vie, existence; engendrer, faire naître; inné.
     Lúnyŭ
     Zhuāngzĭ
    Xúnzĭ
               Dìngzhōu Wénzĭ
            陵,  故 也; 長      水,   也; 不       然,  命   Liězĭ

Shī          
Shī signifie mettre en pratique, pratiquer, exercer; accorder; exercer, employer, imposer; user de, répandre.

Shī          
Shī signifie perdre; erreur, accident; perte.
           時   可    ?   Lúnyŭ
      Huáinánzĭ

Shí         
Shí signifie plénitude; plein. Shí signifie aussi vrai, réel; réalité, fait.
         水,  水  形,  避    下, 兵  形,  避       Sūnzĭ
      論 :  實         焉,  位   Gōngsūnlóngzĭ
          煞,     虛;       力,        Wang Zongyué
            腿,   則    ,   左      Yang Chengfu

Shĭ          
Shĭ signifie début, origine.
          久, 或  久,  始      Mòzĭ
          理,  故        Xīn Shù
        情,  情      Xìng Zì Mìng Chū
          , 人       Zhuāngzĭ
          , 萬      Dìngzhōu Wénzĭ

Shĭ          
Shĭ signifie utiliser, employer; inciter, faire faire; agir; réaliser.
     使      Mòzĭ
        使   木,  而    使      Zhuāngzĭ
      使      。   使         Lāozĭ
        待1之,  孰     使   Xúnzĭ
       體,  絀  明,  大   冥,  解   神,  漠     魄,  使           Huáinánzĭ

Shì         
Shì signifie voir, regarder; considérer;  n. vision, vue, regard.
           形,  是        臺,  而      初,     冥,  聽      Wénzĭ

Shì          
Shì signifie situation; configuration; tendance, propension, potentiel ; puissance, force. L'expression 氣勢, Qì Shì désigne la puissance du souffle : Qì Shì sert à caractériser ce qui, dans le non-manifesté, sous-tend dans le manifesté la trajectoire du mouvement des formes, de la transformation des choses. L'expression moderne 手势, Shŏu Shì, sert à désigner un geste.
      者, 势      Xìng Zì Mìng Chū
   之疾,  至于漂石者,     Sūnzĭ
           理,       勢;        政,       民,         Shāngyāngshū
    « Si on ne saisit pas l'occasion, c'est qu'on n'a pas été en mesure d'appréhender la situation ».attribuée à Yang Banhou
      Hánfēizĭ

Shí    
Shí signifie temps, heure, moment; occasion.
           Lúnyŭ
          利,  地       Mencius
         Lāozĭ
               Huáinánzĭ
   ...    也,  而       Huáinánzĭ

Shì          
Le mot  Shì 4se  traduit par affaire, chose, accident, trouble; travail; responsabilité, implication, empêchement; être occupé, être engagé.
Il est à plusieurs reprises utilisé dans les textes anciens préimpériaux dans le sens d'« agir ». C'est le cas dans les expressions Yǒu Shì ou Wú Shì qui peuvent respectivement se traduire par agir (avec implication) ou non-agir...
           時   可    ?   Lúnyŭ
    ...      Bái Xin
           言, 無           Guănzĭ
           事,  及           Lāozĭ
               Hánfēizĭ
             強,  心      Huáinánzĭ

Shì          
Shì signifie s'appuyer sur, compter sur; recours.
               Lāozĭ

Shi Lì Gōng
Shi Lì peut se traduire ainsi : rechercher et essayer la force vivante au travers des mouvements du corps tout entier.
Le Shi Lì Gōng fait partie des exercices propres au Dacheng Quán, dont le but martial est de recouvrer nos facultés instinctives.

Shi
Shi correspond une abbréviation d'un mot désignant le Bouddha. Ainsi, Shi Jiāo désigne le bouddhisme.

Shiji
Le Shiji a été compilé vers 100 avant J-C et traduit par E. Chavannes sous le titre de « Mémoires historiques ». On y trouve en particulier au Chap.47 une hagiographie (plutôt qu'une biographie) de Confucius (mort environ 400 ans avant) reprise maintes fois par la suite.

Shú        
Shú signifie maturation; mûr, cuit; familier; habile, qualifié.
           Zhāng Zăi

Shù         
Shù signifie attacher, lier; lien; contrainte. Elément clé de l'étude du mouvement des systèmes dynamiques réticulés ou des structures de tenségrité, comme le corps de l'homme en mouvement du point de vue interne du sujet, qui nous intéresse: l'anadèse.
         者,  人    也,   所              、 筋      Lĭjì

Shù        
Shù signifie technique, ensemble de techniques, art ; par exemple Quán Shù, l'art du poing, Xīn Shù, l'art ou les techniques de l'esprit, et Yǎng Shēng Shù qui, dans le contexte de la culture de soi, fait référence aux techniques, à la praxis servant à cultiver ce qui jaillit de la vie.
            者,  恒       Mencius
        者,  故          Hánfēizĭ

Shū   ou
Shū se traduit par pivôt, centre (Lìng Shū).
          偶,  謂                 Zhuāngzĭ
         者, 禍     也; 動  者, 利        Huáinánzĭ

Shŭ        
Shŭ signifie appartenir à, relever de, dépendre de; genre, catégorie; famille.
         散,         Liězĭ

Shùn       
Shùn signifie suivre, aller le long, circuler selon un trajet, passer par, ressortir; déclencher;   adv. suivant, le long de. 順章, Shùn Zhāng, signifie suivre la séquence (de la transformation).
    「然    有,  時    矣,  乘  時,    
           富,  天         Wáng Tíngxiāng
       絪, 醞,  知   舍,  故           章,  誠 也。 知    而, 變  禪,  誠   
               乃 能 收 斂 入 骨 沉 著         遂,  乃  便      Wáng Zōngyué
           期,          向,  使   角,  其     Wú Túnán

            
Sī signifie pensée, pensée obsessionnelle, réflexion; penser, songer à, méditer.
        Zhōng Yōng

Sī Shén Shou Yī  
Dans le Bàopŭzĭ, Ge Hong fait la liste des moyens d'atteindre la longue vie et résume l'essentiel de la pratique de la manière suivante :
         Baopuzi
Sī Shén Shŏu Yī peut aussi être traduit par : « méditer la puissance divine et garder le Un ». Or, le Un est à la fois au centre de l'Univers et au centre du corps humain où il est éventuellement possible de communiquer avec la puissance (divinité)...

Signifiant-signifié
L'ensemble des relations mises en jeu dans la notion de « signifiant-signifié », en d'autres termes les rapports entre le « Dire » et le « Dit », constituent un domaine de réflexion qui a intéressé les philosophes de l'Antiquité à partir d'Héraclite. A ce sujet Héraclite exprimé entre les lignes de ses aphorismes des idées très profondes remettant notamment en question la notion de qualité du discours, l'intégrité du message transmis par les mots et la parole. Les penseurs chinois, Zhuāng Zĭ notamment, ont également abordé la question de la place à accorder au discours et à la parole.

Shòu       
Shòu signifie recevoir; subir, éprouver; supporter, tolérer; sensation.
         穀,  穀   胃,  以   肺,  五      Líng Shū
       者,  所    也;  而   者,  所         Huáinánzĭ

Shŏu      
Shŏu signifie garder, défendre; être proche de, observer.
        Bàopŭzĭ
        守,  司     Guĭgŭzĭ

Shŏu       
Shŏu signifie main. L'expression moderne 手势, Shŏu Shì, désigne le geste juste qui s'inscrit dans la mouvementation naturelle des choses.
        疾,  得         Zhuāngzĭ

Shōu
Shōu signifie recevoir; rassembler, recueillir; récolter.
     乃 能 斂 入 骨   Tàijí Quán Lùn

Shuĭ        
Shuĭ signifie eau; rivière; jus.
     之 疾,  至 于 漂 石 者,     Sūnzĭ
        腐,  戶   蠹,  動      然,  形              Lüshi Chunqiu
     肺 主 通 調

Sòng       
Sòng signifie envoyer, reconduire; offrir.
         識,  儻    疑,  萃   乎,  其     來;  來   禁,  往     Zhuāngzĭ

Sons thérapeutiques
La méthode des six sons thérapeutiques, Liu Zi Jue, a été développée par les écoles taoïste et bouddhiste. Selon la Tradition, prononcer ces sons avec les gestes correspondants sert à éliminer par la vibration induite l'énergie perverse logée dans les organes Yīn.

Sophia - σοφια
Jusqu'à Platon, sophia n'est, dans le monde sensible, attachée à aucun contenu particulier et peut donc recevoir n'importe quel contenu. Ainsi, être sophos signifie alors maîtriser son activité, se dominer soi-même et les autres : peuvent être déclarés sophoï le boucher, le charron, le charpentier, le médecin, le poète... Par la suite, sophia devient synonyme de civilisation et ne résulte plus d'un apprentissage, mais devient une aspiration (sagesse) dont l'objet est situé au-delà des possibilités humaines.

Sophisme
Un sophisme se définit comme un raisonnement purement verbal, sans véritable solidité et reposant sur une logique fallacieuse. Ainsi le syllogisme qui fait d’un cheval bon marché un produit cher, parce que tout ce qui est rare est cher. Prospères dans le monde grec présocratique, les « sophistes » faisaient profession d’enseigner l’art de persuader un juge, un opposant, une assemblée. Le plus célèbre des sophistes est Protagoras (484-411) qui était originaire d'Abdère.

Sphaïros - σφαιρος
Sphairos - σφαιρος - Dans la lecture non cyclique (Jean Bollack) de la physique d'Empédocle, le sphaïros, état d'origine, se présente comme le point de départ. C'est la sphère (σφαιρα) parfaite qui éclate sous l'effet du naikos , en brisant, en pulvérisant cette unité originaire, fait advenir les quatre puissances : eau, terre, air, feu (première étade d'unification par homogénéisation et différenciation), fait naître le temps et commencer le devenir.

           
Sù est un mot qui sert à décrire le mouvement : il signifie rapide, vite; rapidité, vitesse; accélérer; inviter. 速度, Sù Dù, signifie, vitesse, rythme.
               退         ...  Xúnzĭ

Suí          
Suí signifie suivre; laisser faire quelque chose à sa guise; respecter, observer;  adv. au fur et à mesure.
        梁,  隨   傅,  因     Zhuāngzĭ
      。 在    中,      動,  我   動,  循  後,  而          Yáng Chéngfŭ

Suī          
Suī signifie bien que, quoique; malgré; même si.
        性,       焉,       焉,  分     Mencius
     雖 變        

Suŏ         
Suī signifie chercher, réclamer; corde.
     之 於 天  « Celui qui tourne ses regards vers le ciel »
        知,  慢   

Suŏ         
Suŏ signifie en tant que nom place, endroit; institut, office... voir dictionnaire

Supination
Contrairement au mouvement de pronation (vers l'intérieur), la supination correspond essentiellement à un mouvement (vers l'extérieur) de l'avant-bras et de la main au cours duquel le radius tourne autour de son axe longitudinal de sorte qu'en posture frontale de base la paume de la main s'oriente vers l'avant.

Tài Jí        
Tài Jí est conventionnellement traduit par faîte suprême ou encore par sommet du faîte suprême. Tài Jí désigne en particulier le grand retournement, c'est à dire la phase de transition, le passage du Yang au Yin. Tai Ji correspond ainsi au point où les forces en jeu commencent à se transformer en se séparant ou en se retournant, au lieu où la polarité ou encore la courbure du mouvement s'inversent. Tài Jí tend à s'opposer au Wú Jí qu'on traduit usuellement par sans pôle.
     太 極 動 而 生 陽   Zhōu Dūnyí
          靜,  是         者,  聖   本,      始,  而      ...          Zhū Xī
     隂 陽 一 太 極 之 實 體  Wáng Fŭzhī

Taiji Qigong
De nombreux Qigong portent ce nom. Il s'agit d'exercices de synthèse de Qì Gōng et d'éléments techniques basés sur des postures ou sur des mouvements à l'origine martiaux, qu'on retrouve en boxe chinoise (Quán Shù), en particulier, en Taichi Chuan. Les techniques de Taiji Qì Gōng sont exécutées selon les principes de Qì Gōng, à savoir notamment relâchement, concentration, respiration et visualisation.
Plusieurs Taiji Qigong sont enseignés au club.

Tài Jí Quán
Tài Jí Quán s'écrit aussi Tàijí Quán et se traduit usuellement par boxe de la grande transformation ou du faîte suprême.

Tài Yīn  太陰
Grand méridien Yīn composé du méridien de la Rate-Pancréas (Zù Tài Yin) et du méridien du Poumon (Shŏu Tài Yin).

Tambour céleste
Arrière du crâne.

Tan         
Dăn ou Tan désigne la vésicule biliaire
     Sù Wèn
       者,  善  息,  口 苦,  嘔 宿 汁,  心   淡,  恐      Líng Shū

Tán        
Le terme Tán se traduit par crachat, flegme, glaires.

Tán        
Le terme Tán signifie lancer, bondir; ressort. Tán Lì, 弹力, et Tán Xì,  , se traduisent par élasticité.
          力,  開       Bā Jì Gē

Tàn        
Tàn signifie sonder, explorer; tendre.

Technique
Le mot technique dérive du grec τεχνη qui signidie art, industrie, habileté. Jusqu'au XIXème siècle technique désigne ainsi la manière d'accomplir une tâche qui n’est pas immédiate, la manière de faire.

Tenségrité
En architecture, la tenségrité est un terme caractérisant certaines structures tridimensionnelles. La tenségrité désigne la capacité de certaines structures à rester stable sous l'action globale interne d'un système de forces de tension et de compression qui s'y équilibrent, action qui en assure l'intégrité. Tenségrité est donc un terme qui caractérise les propriétés de stabilité et d'intégrité des systèmes réticulés tridimensionnels autocontraints constitués d’éléments quasi rigides isolés et comprimés par un réseau continu d’éléments élastiques en tension. C'et pourquoi, il est aussi utilisé en biomécanique cellulaire. Plus spécifiquement, le système musculo-squelettique peut être considéré comme un système de tenségrité, les os étant comprimés par la tension induite par les muscles (au travers des tendons) et les ligaments.

           
Tǐ signifie constitution, structure, corps, fondement; fondement constitutif (étymologiquement racine de l'homme); substance. Tǐ désigne ainsi le corps propre. Utilisé verbalement, Tǐ évoque la notion de comprendre par le corps.
      見:  時者,  也; 二者,  盡也  Mòzĭ
        Guănzĭ
     志, 氣   也; 氣,    也.  夫   焉, 氣  焉.  故 曰: 持  志, 無      Mencius
     感 者 性 之 神,  性 者 感 之 體     Zhāng Zăi
       Sūn Fúquán
      者, 氣  靈,  不        體,  則        Wáng Fūzhī
Tǐ est un mot souvent couplé à Yòng (fonction) dont il se différencie. Dà Tǐ, est la grande partie de notre constitution, la plus importante, l'esprit, que Mencius oppose à Xiao Tǐ :
« Celui qui ne fait que boire et manger est un objet de mépris, parce qu'il ne prend soin que de la partie la moins importante de lui-même au détriment de la plus importante. »  Mencius VI
Note : L'expression 本體, Běn Tĭ qu'emploie souvent Zhang Zai, peut se traduire par substance originelle ou réalité inhérente et l'expression 實體, Shí Tĭ, par substance réelle (Wáng Tíngxiāng, Wáng Fūzhī).

Tián       
Tián signifie calme, tranquille.
                    Guănzĭ
      Huáinánzĭ

Tiān
Tiān signifie ciel, céleste, par extension, désigne le système du monde, mais aussi de façon abstraite, qu'il s'agit de préciser à chaque fois, spontané, naturel, inconscient, souverain, immédiat. Tiān, le Ciel, désigne ainsi en général la puissance responsable de tout ce qui échappe au contrôle humain. Tiān se distingue ainsi de Rén, qui désigne dans certains ouvrages le registre d'activité de l'homme où interviennent notamment le calcul, les pensées spéculatives et la volonté. Par ailleurs, quand Confucius utilise le mot Tian, il fait allusion à une présence douée d'ubiquité, à une force immanente qui prend part aux affaires humaines, Xunzi, quant à lui entend 自然界, Ziran Jie, c'est à dire le monde naturel, Wang Fuzhi entend la nature...
   Sūnzĭ
                Zhuāngzĭ
Le domaine du Ciel désigne le registre dans lequel les choses adviennent spontanément (Zì Rán, Bú Wéi ou Wú Wéi).
      Xúnzĭ
                     Wáng Fūzhī


Tiān Ming
Notion apparue sous les Zhōu, 天命, Tiān Ming est la « destinée naturelle » selon laquelle le trône ne sera plus la possession définitive ni d’un homme, ni d’une famille, ni d’un peuple, on va lui donner toute une nouvelle légitimité qui est le Mandat céleste. Si un prince est déchu ou sa dynastie est renversée, c’est parce qu’il n’a pas respecté le principe du ciel (Tiān Dào) dans son exercice du pouvoir (il a manqué à son mandat céleste). Dès lors, la position royale n'est plus assurée par la relation du sang, mais par la morale. 天命 se traduit aussi par « mandat du Ciel »

Tiān Xià
Tiān Xià désigne le monde du point de vue chinois.
       Mòzĭ

Tiān Zhŭ
Tiānzhŭ désigne le sous-continent indien et correspond au pays de Bouddha dans les textes anciens.

Tiao Li
Tiao Li signifie organisation ramifiée à l'image de la feuille de la plus humble plante. C'est dans ce type d'organistion que se révèle le mode d'action de la nature. Cette notion est importante dans l'articulation de la pensée néoconfucéenne (Tan Zhen, Fuzhi,...)

Tiáo        
Tiáo signifie rameau, fine branche, tige de bois vert; article, clause; ordre; âme (d'un outil).
          形,  精    真。目     視,  耳     聽,  口     言,  心          Wénzĭ
         线 Taiji Quan Yan Jiu

Tiao Shēn
Diào Shēn, prononcé Tiao Shēn, signifie réguler le corps. Etape préliminaire de la pratique du Qì Gōng.

Tiao Xīn
Diào Xīn, Tiao Xīn, terminologie moderne (Refondation du Qì Gōng 1952) caractérisant l'action d'harmoniser le cœur. Etape préliminaire à la pratique du Qì Gōng. Dans les textes taoistes anciens, on parle ainsi de Ning Shen, dans le sens de cristalliser l'énergie de l'esprit : « Lorsqu'on cristallise l'énergie de l'esprit on parachève le corps ».

Tiao Xī
Diào Xī, Tiao Xi, terminologie moderne (première vague du Qì Gōng 1952) caractérisant le fait d'harmoniser la respiration qui est en fait étroitement liée au Ning Shen (les textes mentionnent Shén (ou Xīn) Xi Xiangyi).

Tīng   ou
Tīng signifie écouter; suivre, obéir à.
           理,       勢;        政,       民,         Shāngyāngshū
       者,  視    也,  心       事,  則        Guănzĭ

Tīng Jin
Tīng Jin peut se traduire par énergie d’écoute ou encore comme l'injonction [savoir] écouter l'énergie. En effet, en Taiji Quan, c'est une exigence essentielle pour atteindre les plus hauts niveaux de pratique dans la poussée des mains. La compréhension du Tīng Jin appartient aux domaines de la perception, de la sentience et de la conscience. Force brute et corps tendu sont en effet incompatibles avec l’écoute et le toucher. L'étude du Tīng Jin présupposent donc une grande qualité de relâchement et la souplesse du corps, des bras et des mains, la disponibilité de l'esprit et l'exercice du Yì (intention) pour écouter et comprendre la force entrante.
En Tàijí Quán développer le Tīng et le Song est très important pour connaître les tensions chez l'adversaire et maintenir constamment sa liberté d'agir.

Tīng Xī Fǎ
Tīng Xī Fă signifiant mot à mot écouter respiration méthode.

Tóng       
Tóng signifie pareil, identique;  adv. ensemble, conjointement;  prép. avec; et / ainsi que.

       同, 同           者,   心      Guodian Wu Xíng
          者,   者,         Lāozĭ
      Mo Bian Zhu Xu
       Taiji Fă Shuō
     道, 天, 地, 將, 法. 道 者,  令      也,  可   死,  可   生,  而     Sūnzĭ
        , ...        , ...  形   同,  上   調    Hánfēizĭ

Tóng Xīn
Tóng Xīn se traduit par ingénuité, l'esprit d'enfance, la spontanéité originelle de l'enfant. C'est une notion centrale dans la pensée de Li Zhi (1527-1602).

Tōng       
Tōng signifie passer librement, déboucher; communiquer, interpénétrer; connaître, comprendre à fond.
           Hánfēizĭ
     至,     Zhāng Zăi
          Taiji Quan Shí Liù Guān Yāo Shuō Míng
       體,  絀  明,  大   冥,  解   神,  漠     魄,  使           Huáinánzĭ

Tŏng       
Tŏng signifie unifier;  adv. tout, ensemble.
          Zhāng Zăi

Tonicité  
Dimension relative à un état de tension, de contraction élastique des tissus vivants, notamment des muscles sous la dépendance du système nerveux.

Tóu          
Tóu signifie tête,chef; bout.
         舟,  先    氣,  次    

Trésors taoïstes de longévité
Les Trésors taoïstes de longévité également désignés Art taoïste de longévité est un Qì Gōng dynamique élaboré, autrement appelé Dào Jiǎ Yǎng Shēng Gōng. La longévité a toujours constitué une préoccupation majeure pour les taoïstes. Cette méthode de Qì Gōng était réservée à l'usage exclusif de l'empereur et de sa famille. Elle est longtemps restée secrète. L'art taoïste de longévité est une méthode très puissante pour renforcer l'énergie vitale. Elle est désormais enseignée dans les écoles de Qì Gōng. L'art taoïste de longévité comprend douze trésors, c'est à dire douze techniques visant à renforcer notamment la fonction Rein.

Tropè - τροπη
Tropè signifie en grec retour sur soi-même, retournement, révolution, conversion, tour. Ce mot apartient à la même famille que le mot trope utilisé en rhétorique, pour désigner, au sens propre, une figure par laquelle un mot prend une signification différente de son sens propre (ex. genuflexion oblique) et au sens figuré, une figure impliquant pour un mot ou une expression, un changement ou un détournement de sens. Le mot trope correspond à un argument invoqué par les sceptiques grecs pour démontrer l'impossibilité d'atteindre une vérité certaine et pour conclure en conséquence à la suspension du jugement.

Trophicité
Trophicité, trophique sont des termes utilisés en médecine pour désigner ou caractériser les fonctions de l’organisme qui liées à la nutrition, au développement et à la conservation d’un tissu. Le réflexe trophique correspond à l'excitation qui va réveiller l'activité des organes capables de fournir les substances qui manquent à l'organisme en vue de reconstituer le milieu interne.

           
Tū signifie convexe.
   「毋 使      使    處,  毋 使    處」     滿,  不     齊,  宜     使    Yáng Chéngfŭ

           
Tú signifie voie, chemin.

Tuì          
Tuì signifie muer, se dépouiller.
    
    有,  是      也。... 地,  強     Liězĭ

Tuī          
Tuī signifie pousser, mais aussi retarder, ajourner; élire. 類推, Lèi Tuī, signifie raisonner par analogie.
            Zhū Xī

Universaux
Pour aller au bout des choses, il faut être sûr que la pensée, les propriétés, les concepts renvoient à un contenu, à des choses, à ce ce qui est : c'est ce qu'on appelle le « Problème des universaux. »

Vanus
vanus est un mot latin qu'on peut traduire par vide, dépeuplé, sans fondement, vain, illusoire. Ce mot dérive du même mot indo-européen qui signifie « ne pas avoir, vide » qui a donné Wahn en allemand, wane, to want en anglais, eunis en grec.

Visualisation
La visualisation joue un rôle très important en Qì Gōng. La visualisation fait partie des activités mentales qui sont mises en oeuvre lors d'un exercice spirituel.

Virtus
virtus, nom latin signifiant vaillance; virilité, excellence, courage, caractère incarné par Minerve à Rome. Cette notion concerne l'ethos et se rapproche de la notion de puissance dans l'action qui correspond assez bien au mot en chinois.

Wài Qì Liao Fă
Wài Qì Liao Fă signifie soigner les maladies par émission d'énergie. Application du Fă Gōng qui est basée sur le travail de l'esprit et de la pensée.

Wān        
Wăn signifie courbe, tordu; courber, plier; détour, virage.

Wàng     
Wàng signifie oubli ou oublier, par exemple dans la pratique du Zuò Wàng. Dans le Zhuāngzĭ, ce mot important introduit le sens de passer à un niveau supérieur (cf Yang Hui ou les poissons dans l'eau).
             勢, 古       ?         Mencius
           然,  理  性,  治  術,  養  和,  持  適,  樂    賤,  安      Huáinánzĭ
                               Hanshan Xuyan

Wāng     
Wāng signifie vaste et profond; stagner, s'accumuler.

Wăng     
Wăng signifie filet, réseau; prendre au filet.

Wăng     
Wăng signifie aller, se rendre à; passé, ancien; dans la direction de, vers.
        知,  來       Mòzĭ
       往,  不  來,  無     ...  Xúnzĭ
        復,  其      Nèi Yě
        散,  物   生,  出  來,  入  ,  皆     然,  不        Wáng Fūzhī

Wéi         
Wéi signifie seul; seulement.
           間,  唯     道,  故        Xīn Shù
         靜,  形    也。由   之,  用        也。是     白,  吉      Huáinánzĭ

Wéi         
Wéi signifie agir, faire, dans le sens d'agir en exerçant une certaine force à caractère volontaire; servir de, en vue de, afin de.
     為:早臺 存也。病 亡也。買鬻 易也。霄盡 蕩也。順長 治也。鼃買 化也
    子曰:        !  民      Lúnyŭ
        根, 靜      Lāozĭ

Wéi Shì   為是
Wéi Shì est une expression fameuse du Zhuāngzĭ relevée notamment par J-F Billeter, qui signifie “créer un ‘c’est cela’”, “poser quelque chose”, l'acte arbitraire à la racine du langage qui vise à désigner une réalité à même d'être désignée.

Wěi         
Wěi signifie faux, contrefait; illégitime; sophistiqué.
                             Xúnzĭ
       出,  有     Lāozĭ

Wèi         
Wèi désigne l'estomac, mais aussi plus généralement la fonction Estomac.
     Néi Jing Sù Wèn

Wèi         
Wèi signifie nourrir, donner à manger, faire manger, donner la becquée.

Wèi Jìn
喂勁, Wèi Jìn, désigne le type de force appliquée lors de l'entraînement au Tui Shŏu ...

Wèi          
Wèi signifie garder, défendre. Wèi Wŏ, 衛我 est un thème de la pensée de Yang Zhu (Huainanzi 13.7a) fondée sur le Quang Shēng, « [L'important, c'est de] conserver sa nature intacte. »
      者,  衛       Nèi Jing Sù Wèn

Wèi Qì - L'énergie défensive
L'énergie défensive, 卫气 (simplifié) ou 衛氣 (traditionnel), désigne une énergie servant à protéger le corps des attaques du pervers. La pratique assidue du Qì Gōng permet de travailler sur le Wèi Qì. Wèi Qì assure la protection de l?organisme. Wèi Qì circule non seulement à la circonférence des méridiens, les méridiens tendino-musculaire et les fascia, smais il distibué à l?ensemble des espaces interstitiels et des cavités de l?organisme sous l'action du Poumon. Effectuant 50 révolutions dans le corps en 24 heures, Wei Qi circule le jour dans le Yang et la nuit dans le Yin (Su Wen Chap.35).
       虛,     也,  榮     仁,       ;  榮   虛,  則     用,  肉     Nèi Jing Sù Wèn

Weilü
Point situé juste sous le coccyx correspondant au point Changqiang (VG1).

Wèi         
Wèi signifie ne ... pas encore.
             Dìngzhōu Wénzĭ
         者,       也,    積,  則              Wáng Fūzhī

Wēi        
Wēi signifie minuscule, minime; imperceptible, impalpable.
        見,  名  夷,  聽   聞,  名  希,  搏   得,  名    Lāozĭ
        者,  禁      Wénzĭ
          ,  故   之。             Huáinánzĭ

Wén       
Wén signifie entendre; renifler sentir; parfois intelligence, sagesse, mais aussi nouvelle.
        之,  聖 也;  見   之,  智   Wū Xíng
        望,  雞     聞,  民   死,  不     Lāozĭ

        
Wŏ signifie je, me, moi, soi. Wŏ désigne aussi le moi.
                           使   Zhuāngzĭ
       四: 毋 意,  毋 必,  毋 固,  毋    Lúnyŭ
        治,  官    Guănzĭ

Wudang Qì Gōng
Qì Gōng élaboré au Mont Wudang. La forme enseignée au club vise le perfectionnement de la conduite du Qì par l'esprit. Il fait appel au relâchement, à la visualisation et à la respiration.

        
Wù signifie affaire; s'occuper, s'appliquer; il faut
       使       Hanshan Te Tching
      Hánfēizĭ

        
Wù signifie comprendre, réaliser; être conscient. Les cinq conseils pour une pratique sérieuse s'articulent en Taiji Quan sur la notion de 體悟, Tǐ Wù, qu'on peut traduire par prendre conscience du corps. Wù Xìng désigne l'intelligence, la sensibilité.
       」「   」之「  」, 是    覺, 似               Zhū Xī

         
Wù signifie chose, chose perçue, objet, matière, phénomène, événement.
       者,  物    Xìng Zì Mìng Chū
     Dàxué
     Zhuāngzĭ   « [Votre embarras s'évanouirait si vous vous teniez au plus près du commencement des phénomènes]; si vous étiez capable de tenir les choses pour des choses au lieu de vous laisser traiter en chose par les choses.»
        道,  萬     Nèi Yě

         
Wú est un terme privatif et caractérise la négation, non, ne...pas, sans; l'indifférencié, le non-existant (l'ineffable pour Wang Bi); rien, vide; sans artifice.
             事,   然        Xīn Shù
       輻,  共  轂, 當  ,   有      Lāozĭ
           虛,  猶     水,  知    氣,  則    Zhāng Zăi


Wŭ se traduit par militaire ou martial. Wŭ Shù désigne les arts martiaux chinois.

Wú Jí
Etymologiquement, Wú Jí signifie sans pôle. Il s'agit d'un état primordial par opposition au Tai Jí, le grand retournement. Dans la pratique, Wú Jí correspond à l'état dans lequel on s'oublie, l'état qui permet et précède la transformation, l'apparition du Yīn et du Yang. La vacuité, représentée par un cercle vide.
Wú Jí désigne aussi la posture de base dans laquelle on cherche précisément à faire le vide en soi dans le relâchement.

Wǔ Xīn
L'expression Wǔ Xīn désigne les cinq cœurs qu'on appelle aussi les cinq portes ou les cinq centres.

Wú Xīn
Littéralement, le non-esprit, Wú Xīn est un terme important, notamment dans la tradition du bouddhisme Chan qui met cette notion en avant dans sa praxis. La notion de non-esprit est également présente au travers des textes anciens des confucéens et des taoistes. Il peut se traduire par esprit détaché, esprit impartial, esprit sans différenciation, esprit non-intentionné, esprit non égoïste, esprit véritable. Il est parfois exprimé par le mot Zhen (vrai) en contraste avec le mot Wang (qui fait référence à l'esprit illusoire)

Wú Wéi
L'expression Wú Wéi correspond à un principe philosophique et pratique très profond qui imprègne la culture et la Tradition chinoises, les arts du pinceau, le Qì Gōng (la plupart des formes de Dáoyin attachés à la Tradition) et les arts martiaux chinois. Par excellence, pour les taoistes Wú Wéi est la modalité d'agir sans la tenue en bride haute de la volonté. Wú Wéi se traduit en général par non-agir ou non résistance ou encore non intervention.
         道,  舍      Guănzĭ
                Hánfēizĭ
     Zhuāngzĭ
        曰:  古   者,  以    下,  為   何,  老  曰:  執  無 為   Wénzĭ
Le Wú Wéi correspond à une manière de se conduire qui transforme complétement l'être humain.
     « La purification du corps, le Wú Wéi, c'est là l'excellence de la Voie »  Meou Tseu
Note : Empruntée à la philosophie taoïque, l'expression Wú Wéi est, pour les bouddhistes chinois du premier âge, la traduction de nirvāna ; la notion d'asamskrta n'est arrivée que plus tard.
La mise en oeuvre du Wú Wéi implique un entraînement spécifique, une pratique assidue passant par le corps. L’esprit qui anime le Wú Wéi n'est pas de l'ordre de l’inaction ou du désengagement, mais implique la patience d’attendre la transformation silencieuse, de suivre le déroulement naturel des choses, d'être capable de saisir la propension de la situation et, si l’occasion favorable se présente, en dégager éventuellement un avantage (arts martiaux).
    Dào Dé Jing   Lāozĭ

Wu Wēi
Wu Wēi est un qualificatif s'appliquant à l'homme vrai dans la tradition du Chan signifiant insituatle, atopique. Noter que Wēi signifie ici position.

Wǔ Qín Xi
Le Wǔ Qín Xi ou jeu des cinq animaux. Diverses techniques d'inspiration taoïste et bouddhiste plus ou moins sophistiquées portent ce nom. Elles ont été mises au point à partir de l'observation des animaux, de leurs attitudes et de leur comportements. Dans le jeu des animaux de l'école taoïste, les animaux concernés sont l'ours, le tigre, le cerf, le singe et la grue. La gestuelle, imitant le comportement de ces animaux, a pour but principal d'améliorer la circulation énergétique dans le corps.
Le jeu des cinq animaux d'origine bouddhiste est notamment pratiqué par l'école externe Shaolin et utilisé dans les arts martiaux externes. Dans cette forme élaborée, les animaux sont l'aigle, le tigre, le singe, l'ours et le serpent. Au-delà des bienfaits de cette technique sur la santé, l'approche se situe au niveau de l'application des caractéristiques physiques et mentales des animaux retenus dans l'art du combat.
Les Cinq animaux du Wudang constituent un Qì Gōng élaboré très gracieux avec travail interne et externe. Les animaux de ce Qì Gōng sont la tortue, le serpent, le dragon, le tigre et la grue. A chaque animal correspond une série de 9 mouvements.

         
Xí se traduit par habitude, pratique; s'exercer, s'habituer. , Xí Yòng, terme par lequel Sūn Fúquán désigne l'entraînement avec partenaire dans le Taiji Quan Xué.
      者,...,     Xìng Zì Mìng Chū
      衰,  風  壞,  才        易,  遂            Wáng Fūzhī
       退                             Taiji Quan Xué
      Sān Zí Jīng

        
Xì signifie lier, attacher; concerner; liaison, lien.
           也,  必     泄,  故    虛,  使     者,  必          Huáinánzĭ

        
Xì signifie fente, fissure; occasion.
      者, 罅 也; 罅 者,..., 成   也;  巇   朕,  可   塞,...,  可   匿,  可     Guĭgŭzĭ

        
Xī signifie souffle, respiration.
        者,  調      時,  時   則,  間     Wénzĭ

Xiàn     
Xiàn signifie apparaître.
                                                 Wáng Fūzhī

Xiān     
Xiān signifie manifester, apparaître; évident, visible.
        隱,  莫      Zhŏng Yŏng
          耶,  則      Zhū Xī
      微 者,  理     著,  象      源,  顯     Chéng Yí

Xiān     
Xiān signifie avant; défunt; premier, antérieur; ancêtre.
        心,  音     Nèi Yě
        時,  下   利,  觀    動,  後  發,  先    Xúnzĭ
          變,      後,        Wénzĭ
        守, 司   戶,  審       Guĭgŭzĭ

Xiāng    
Xiāng signifie examiner, évaluer;  adv. mutuellement, l'un l'autre;  apparence, allure, air;.
               Da Mo Zushi Taixi Jing
        他,  治       Nèi Jing Sù Wèn
        肉, 不      Lìng Shū

Xiăng      
Xiăng signifie supposer, penser, désirer, songer, envisager, soupconner, supposer, imaginer; il peut aussi être traduit par perception.

Xiàng    
Xiàng signifie ressembler à quelqu’un ou quelque chose (notion d'évocation) figurant alors l’image qu’on se fait d’une chose ou d’un phénomène. Il peut ainsi se traduire par image, statue; représentation, photo.
         水,  水  形, 避    下,  兵  形, 避       Sūnzĭ
          也,  而     骨,  案         Hánfēizĭ
       象, 则   形,  缘  理,  则      Bái Xin
          天,        地,       文,      宜,      身,        Zhōuyì zhushu

Xiàng    
Xiàng signifie se rendre; soumettre, maîtriser.
Note : Attention, l'idéogramme est le même que pour le mot Jiàng.

Xiào Jīng
Livre canonique de la piété filiale : Classique de la piété filiale.

Xiāo Kĕ
Diabète. A l'origine Xiāo Kĕ recouvrait trois syndromes principaux caractérisant la maladie de la « soif inextinguible ».

Xiè Qì
邪氣 désigne l'énergie perverse, les souffles pervers, c'est à dire l'énergie qui n'est pas à sa place ou bien qui est en excès. Les Xiè Qì s'opposent aux souffles corrects, 正氣 qui se mêlent aux transformations du Ciel-Terre quand le bon ordre (ou la santé du corps et de l'esprit) règne. Les six énergies du corps considérées comme à l'origine des troubles externes sont Hán, Rè, Zào,...
        惔,  則     入,  邪    襲,  故         Zhuāngzĭ
        新,  邪   去,  及           Lüshi Chunqiu

Xīn        
Xīn désigne le cœur, l'esprit, l'esprit sensible, le Cœur-esprit. Xīn, le Cœur, abrite le Shén, l'esprit subtil.
Pour la médecine chinoise, Xīn désigne à la fois l'organe cœur et la fonction Cœur. Xīn est considéré comme siège de la pensée. Dans les textes anciens le mot Xīn se rattache donc aussi aux fonctions du cerveau et à l'intellection. Illustrations :
     Nèi Jing Sù Wèn
Xīn, le Cœur-esprit est un concept très important de la pensée chinoise ancienne.
        者,  知  性,  則     Mencius
     et    Xúnzĭ
     Hánfēizĭ
      使     Lāozĭ

Note : Dans le contexte de la pensée confucéenne, F.Perkins écrit : « ...at least before we are highly cultivated, the heart (Xīn) waits on things and then stirs, being shaped gradually through practice and repetition [..] The process of cultivating the heart appears to be the same as that of cultivating our Xìng ». Xīn et Xìng présentent ainsi des ressemblances, mais se distinguent : « Même si les êtres humains ont une nature (Xìng), le cœur/esprit (Xīn) n'a pas de détermination (Zhí) fixe.» (XZMC).
Dans les textes bouddhistes, le mot Xīn peut être rendu par « esprit inné ». Esprit et nature innée, Xīn et Xìng, y sont inséparables et identiques : l’esprit est la mise en pratique de la nature et la nature est le fondement.


Xīn Shù
Xīn Shù se traduit généralement par l'art du Xīn, les techniques de l'esprit ou encore les techniques du Cœur. Le terme est notamment utilisé (XZMC,...) en référence au principe de la voie telle que les sages de l'antiquité l'ont indiqué, pour travailler, à l'origine, avec attention sur le Qíng (émotions). Entrainer le Xīn à connaître relève d'un processus d'intégration des émotions naturelles qui traversent le corps et passe par la vacuité, la concentration et la sérénité (Xúnzĭ). Xīn Shù est également le titre de deux chapitres jugés importants du Guănzĭ.

Xíng     
Forme corporelle, silhouette, corps, tendance; paraître
      Gŏngsūn Lóng
     者,  形   也,  而     也,  出       Xúnzĭ
     可   信,  而       Zhuāngzĭ
Note : Selon le dictionnaire Shuowen jiezi «la forme Xíng est l’image (Xiàng)», autrement dit le corps dans son double aspect : appropriation et identification.
Support d’échanges, le corps ne s’enferme pas sur lui-même, mais au contraire s’ouvre au monde, et se percoit comme un microcosme qui représente le monde des phénomènes à part entière (vision du taoïsme et de la médecine chinoise). Plus généralement, les Chinois pensent que le corps n’est jamais isolé du cosmos.
C’est dans les mouvements rituels du Taiji que la pensée s’incarne et le corps se pense. La pratique taoïste consiste en un travail sur l’individu, son corps et son esprit, dans le but de s’assimiler au rythme naturel de l’univers.


Xìng    
Xìng signifie nature, nature humaine, mais il a aussi un sens et une une fonction verbale signifiant à l'origine progresser, aller de l'avant et peut ainsi se traduire par naturer.
Le mot Xìng, la nature, correspond à un concept tout à fait essentiel de la Tradition figurant fréquemment dans les textes et la pratique des enseignements ancestraux (Sān Jiāo), non seulement dans la pensée dite taoiste, mais aussi dans les autres écoles, notamment dans l'enseignement confucéen, à partir de Mencius et du IVème siècle av. J.-C.
      Mòzĭ
       Lúnyŭ
  :   Zhōng Yōng
      Xìng Zì Mìng Chū
                                     Mencius
        Xúnzĭ
Notes : La notion de Xìng se retrouve dès lors associée aux notions de Qíng, de Xīn et de Mìng, puis de Wú). Xìng. A cette époque, ce mot désigne déjà « la nature » dans le sens de la nature animale ou la nature humaine, les tendances caractéristiques conférées par le Ciel. Réaliser sa nature humaine (Xìng) conférée par le Ciel via le destin est ce que visent la totalité des pratiques du Yǎng Shēng. En même temps et à un autre niveau, Xìng signifie naître dans la direction du cœur (Xīn).
Selon A.C. Graham, dès le IVème siècle, avec Yang Zhu, le Xìng est le «parcours approprié d'une personne dans le vie. Les individus ne peuvent prendre soin raisonnablement que de leur propre Xìng et ne devraient pas naïvement avoir à soutenir le Xing des autres personnes, même si cela signifie s'opposer à l'empereur».
Dans le Mencius, Anne Cheng rappelle qu'on peut lire : « Ce que l'homme de bien nature (Xìng) ne saurait être augmenté, dût-il faire de grandes choses, ni être diminué, dût-il vivre dans la pauvreté car c'est le lot qui lui a été assigné. Ce que l'homme de bien nature, c'est le sens de l'humain, le sens du juste, le sens des rites et du discernement. Ce qu'il nature prend racine dans le Cœur, se manifeste de façon rayonnante sur le visage, court le long de l'épine dorsale et se répand dans les quatre membres, lesquels, sans nul besoin de discours, le laissent transparaître. » Xìng prend ainsi une fonction verbale (naturer) et désigne un mode de fonctionnement de la vie, un processus de croissance ou de développement.
Dans le Xìng Zi Mìng Chū, on peut lire au passage 1-2 : « En général, bien que les êtres humains aient une nature (Xìng), l'esprit (Xīn) n'a pas de détermination (Zhí) fixe. Il dépend des choses (Wù) et seulement alors devient opératif... », dont voici une autre traduction, en anglais « In general, although people have Xing, the heart lacks stable commitment. It awaits things and then moves,..»
A.Andreini écrit : « Xìng, natural human dispositions, appears to be a crucible of emotional impulses, contrasting feelings that require the guidance of heart/mind, Xīn, in order to firstly be bent to the will and to education, and finally expressed in a morally suitable form.»
Pour Zhāng Zăi, Xìng a le sens de capacité de résonner.
Dans la pensée bouddhiste, l’esprit est la mise en pratique de la nature et la nature est le fondement de l’esprit, ils sont inséparables, c’est pourquoi la nature est aussi apelée « la nature de l’esprit ». On la désigne aussi sous les noms de nature du bouddha, la nature innée, la nature d’Éveil, l’ainsité de l’être.


Xíng    
La graphie du mot Xíng est un syllogigramme composé du radical de l'homme double et du pictogramme du carrefour qui évoque l'homme marchant sur le chemin et signifie par extension : marcher, voyager.
       Xúnzĭ
Le mot Xíng est également utilisé pour désigner l'action volontaire; agir, pratiquer, appliquer et donc aussi la pratique. Dans les Entretiens on retrouve en particulier l'expression Zhòng Xíng pour désigner ceux qui (très rares selon Kong Zi) appliquent la centralité.
        Zhōng Yōng
  Bàopŭzĭ
     ?
      至,       Zhāng Zăi

Xiū      
Xiū signifie entretenir, cultiver, perfectionner, composer, construire; réparer; tailler. 修身, Xiū Shēn, peut se traduire par culture de soi, affinement de soi; perfectionner sa personne. 德不形, Dé Bú Xíng, désigne la vertu invisible.
         也,  不      焉;  君   守,      Mencius
             衰,  德        Bái Xīn
      者,  成         者,  物     Zhuāngzĭ
    「修  身,  其   真。 ...     Wénzĭ

Xi Xi Hu - Marches thérapeutiques
Xi Xi Hu est un terme générique désignant les marches thérapeutiques caractérisées par une respiration rythmée par de courtes inspirations (Xi) suivies d'une ou plusieurs fortes expirations. Les marches thérapeutiques font notamment l'objet de recherches intéressantes dans les cas de maladie chronique et de dépression.

        
Xù signifie faire paître, nourrir; savant, érudit.
        也,  養        曰 : 「道  之, 德  之, 道    Dìngzhōu Wénzĭ

        
Xù signifie accumuler, recueillir; nourrir; laisser pousser. Exemple l'expression 蓄锐, Xù Ruì, peut être rendue par aiguiser sa perspicacité.
         弓,  發     ... 勁 以 曲 蓄 而 有 餘   Wáng Zōngyué

       
Xū signifie Vide. 太虛, Tài Xū, désigne le vide suprême expression reprise dans le néoconfucianisme qui se différencie du vide taoiste () et de la vacuité bouddhiste (Kōng).
             Guănzĭ
      Zhuāngzĭ
     Hánfēizĭ
       Huáinánzĭ

Xù Wú   虛無
L'expression Xū Wú, se retrouve notamment dans le Zhuangzi et dans le Laozi et se traduit par absence vide.
          無,  言       Wáng Fūzhī

Xuán    
Xuán signifie tourbillon. 漩涡, Xuán Wō, mouvement circulaire d'un liquide, remous, tourbillon.
        入,  與   出,  從        焉,  此        Liězĭ

Xuán    
Xuán signifie pendre; suspendre;  adj. suspendu, en suspens.
         舟,  先    氣,  次    

Xuán     
Xuán est un terme important qui signifie obscur, mystérieux, secret.
En ce qui concerne la pratique du Dáoyin, il lui correspond, un principe associé au Yáng dans les textes anciens, à l'origine de la Voie Obscure et Mystérieuse, Xuán Dào.
         應,     微,  知   論,  辯   ,  故         Huáinánzĭ

Xuán Xué
Mot à mot Xuán Xué sert à désigner les études du mystèrieux, de l'obscur, du profond. L'expression désigne une école de pensée qui a adopté une forme nouvelle de spéculation philosophique (metaphysique) qui a servi à redimensionner la vision de l'univers et à relativiser la place de la politique (rôle de Guo Xiang). La notion de Wú y joue un rôle essentiel.

Xué      
Xué signifie étude, apprentissage, mise en pratique d'un savoir, correspond chez les confucéens à une étape du processus d'acquisition du sens de l'humanité; apprendre, étudier. Dans le mouvement néoconfucéen le terme Xué a pris le sens d'école et caractérise les principaux courants de cette pensée philosophique : Dào Xué, Li Xué, Qi Xué, Xīn Xué.
Par extension, Xué signifie nourrir, entretenir, élever, croître, développer, cultiver, pratiquer.
     Lúnyŭ
      人 ... 學    Lāozĭ
            爲,  合       Wáng Tíngxiāng
          思,  而       遠;  思     學,  而         Wáng Fūzhī

Xuè      
Xuè signifie sang.
           者,  所            Líng Shū
        力,   用    強,   氣     通,   須         Yáng Chéngfŭ

Xún      
Xún signifie suivre.
           俞,  風      俞,  而    之,     入,  各      Nèi Jing Sù Wèn

Xùn      
Xùn signifie rapide, prompt; promptitude, explosivité.
                隨,  一   成,  向   出,  勁   箭,  迅      Hăo Shăoru

Yăn      
Yăn signifie oeil, regard; petit trou, chas.

Yán      
Yán signifie mot, parole; propos, opinion, idée.
  
    Lúnyŭ
          言,  無     Guănzĭ
  Zhuāngzĭ

Yān       
Yān signifie tomber dans l'oubli; obstruer, boucher.

Yān       
Yān signifie ici, cela; comment; seulement (à la fin d'une phrase).
                  Nèi Jing Sù Wèn
      哉! 吾     言,  得    Zhuāngzĭ

Yǎng    
Yǎng signifie nourrir, nourrir pour faire grandir ou préserver, faire croître, faire prospérer, développer une capacité, cultiver, enrichir.
      者, ..., 習    Xìng Zì Mìng Chū
                        Mencius
       心,  養  性,  所      Mencius
        也,  養  [] Wénzĭ
      身,  太   神,  其   形;  治 國,  太   化,  其      Huáinánzĭ

Yǎng Shén
Mot à mot, 養神, Yǎng Shén, signifie nourrir l'esprit (Shén). Yǎng Shén se comprend ainsi dans le sens de pratique visant à cultiver la puissance d'agir.
   Zhuāngzĭ « Rester pur, sans mélange, être calme et Un sans se modifier, se désintéresser des choses et ne pas agir avec force, régler son activité sur le mouvement du ciel, tel est l'art de nourrir l'esprit ».
       Guĭgŭzĭ « Se concentrer sur la voie en nourrissant l'esprit et en donnant de la profondeur à sa perspicacité ».

Yǎng Shēng
Mot à mot Yăngshēng signifie : nourrir (Yǎng) la vie (Shēng), nourrir certes le principe vital mais aussi, nourrir ce qui jaillit de la vie, ce qui émerge de la vie. Ayant traversé l'histoire chinoise et tout l'empire, l'expression est toutefois devenue quelque peu ambiguë : au-delà de l'observation de A.C. Graham à propos du lien très étroit (au IVème siècle) entre les caractères Shēng et Xìng,, il semble important de garder en mémoire l'avertissement du moine bouddhiste fameux Han Shan Te T'ching (fin du XVIème siècle), exégète éminent du Zhuāngzĭ : « Yǎng Shēng consiste à conserver la nature (Xìng), et non pas seulement à préserver la forme et la vitalité du corps ». Han Shan met en avant la dimension spirituelle de la pratique qui a, à l'instar de nombre de courants philosophiques grecs, donné son imprégnation particulière à la pensée chinoise ancienne de l'homme comme corps-esprit.
Les expressions Yǎng Shēng, Yǎng Shēng Shù ou Yăng Shēng Gōng désignent en effet d'une part, dans un sens restreint, notamment depuis les Han, les pratiques relatives à la santé, les techniques et méthodes servant à préserver et à maintenir la vitalité comme l'exprime par exemple le Ling Shu :
          </